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Jean-Pierre Coffe : “Je fais très attention à ce que je mange !”

Publié le 13 janvier 2016

Nous avons suivi Jean-Pierre Coffe, cet éternel défenseur des bons produits sur le � Marché de Noël � d’Asnières, en banlieue parisienne. L’occasion pour nous de remplir notre panier de confidences…

C’est une certitude, 2016 sera une bonne année ! Surtout pour ceux qui se seront procuré L’almanach de Jean-Pierre Coffe, paru chez Flammarion ! Un ouvrage truffé de bonnes recettes, d’anecdotes sur l’histoire de la gastronomie, de propositions de menus de saison, ainsi que de bonnes adresses d’artisans de talent.

Dans les allées du marché de Noël d’Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne, nous avons ­rencontré cet amateur d’une cuisine simple et conviviale, qui est aussi un as du jardinage.

->Voir aussi - Jean-Pierre Coffe : La cuisine est dans les gènes !

France Dimanche (F.D.) : Comment vous est venue l’envie d’écrire un almanach ?

Jean-Pierre Coffe (J-P. C.) : Après avoir écrit mon livre de mémoires (Une vie de Coffe, sorti en mai dernier aux éditions Stock, ndlr), je me suis senti moralement très fatigué. Je me suis demandé si je n’avais pas tout dit, si j’allais réussir à écrire autre chose après ça. J’ai même envisagé de tout arrêter. Puis je suis tombé sur un almanach, et ça m’a donné envie d’en faire un à ma sauce !

->Voir aussi - Jean-Pierre Coffe : "Je suis en phase terminale"

F.D. : Quel est votre secret de longévité ?

J-P.C. : J’ai une alimentation équilibrée. En réalité, je mange tout ce qui me plaît, mais uniquement de bonnes choses. Durant cette période de fêtes, je ne me refuse rien : huîtres, foie gras, champagne, vin blanc, chocolat… Je ne bois que du vin blanc, très peu de rouge, et je ne déjeune pas. Mon petit-déjeuner est assez copieux pour tenir toute la journée. Je me couche tôt et je fais une heure de marche par jour. Bref, j’ai une vie assez saine. Je mange même de la charcuterie deux fois par semaine, alors qu’on vient de dire que c’est peut-être cancérogène. Mais, selon moi, si l’on achète des produits de qualité, les risques sont limités. J’en suis la preuve vivante.

F.D. : Que représente pour vous la fête de Noël ?

J-P.C. : Pas grand-chose. Quand j’étais petit, pendant la Seconde Guerre mondiale, je me souviens qu’on avait surtout peur de se prendre des bombes sur la tête. Je me rappelle aussi avoir reçu comme cadeau une vulgaire orange enveloppée dans du papier aluminium. Ça m’a marqué. Voilà pourquoi je n’aime pas cette fête. Le soir du 24 décembre, je dîne donc d’un simple bout de fromage, d’une soupe, et je me couche à 21 h 30 !

F.D. : Et pour le réveillon du Nouvel An ?

J-P.C. : J’invite chez moi, à la campagne, des amis qui se retrouvent seuls ce soir-là, des gens qui ont eu une année difficile. J’en profite pour faire un gros festin. Cette année, j’ai prévu de faire une soupe d’huîtres, puis un boudin blanc accompagné d’une purée de bananes, et enfin un jambon de Virginie, un jambon aux clous de girofle avec de l’ananas confit. En dessert, je fais toujours la même chose : une charlotte aux pommes confites, sans biscuit !

F.D. : Avec les récents attentats terroristes, n’avez-vous pas peur de vous mêler à la foule, comme ici à Asnières-sur-Seine ?

J-P.C. : Je n’ai absolument pas peur ! Et surtout pas des terroristes. Si vous saviez comme je les emmerde ! Quand on m’a proposé d’assister à cet événement, je n’ai pas hésité une seconde. Je ne veux pas céder à la terreur. Et que ce soit ici ou sur les Champs-Élysées, c’est la même chose.

F.D. : Vous allez aussi participer au marché de Noël des Champs-Élysées ?

J-P.C. : Ah non ! Ce marché me dégoûte. J’avais proposé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, d’en faire un véritable marché de Noël, sur lequel on trouverait uniquement d’excellents produits venus de toutes les régions de France, des plats typiques de notre terroir. Et c’est finalement Marcel Campion qui s’en est occupé ! Je trouve inadmissible que ce monsieur représente notre pays en ce lieu si prestigieux. Ne gagne-t-il pas assez d’argent avec sa roue et ses manèges pour venir, en plus, nous vendre de la merde ? C’est un scandale ! Trouvez-vous que ces boutiques où l’on vend des parapluies, des bonnets ou encore des capotes anglaises, soient dignes de cette période de Noël ? D’autant plus que tout a évidemment été fabriqué en Chine… Ça me désole. Quand allons-nous enfin remettre les artisans français à l’honneur ?

Philippe Callewaert

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