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Jean-Pierre Descombes : Atteint de la maladie de Parkinson

Publié le 5 mars 2021

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C'est avec une grande sincérité que Jean-Pierre Descombes, l'ex-animateur des “Jeux de 20 heures”, vient de révéler qu'il souffrait secrètement de ce mal depuis dix ans…

Il a été l'un des présentateurs les plus aimés de la télévision française. Aux commandes des Jeux de 20 heures sur France 3, de 1976 à 1987, aux côtés de l'érudit maître Capello, Marc Menant, Jean-Pierre Foucault ou Maurice Favières, le sympathique et dynamique Jean-Pierre Descombes nous en a fait passer de beaux moments de culture générale, tout en s'amusant !


Et puis, après onze ans de bons et loyaux services, il a quitté la lumière pour devenir une simple voix dans Le Juste Prix et Une famille en or, ou chauffeur de salle dans l'ombre d'émissions comme Fa si la chanter ou Sacrée soirée. Bien qu'il ait pour un temps quitté le petit écran, ce natif de Romans-sur-Isère, dans la Drôme, a continué de jouer les amuseurs un peu partout dans notre pays, en animant des foires, des salons, des galas et, en 2012, Âge tendre, la tournée des idoles. Depuis 2018, il apparaît régulièrement dans La Grosse Rigolade, sur C8, pour des jeux, tels le Ni oui ni non ou Zebi la mouche.

Âgé aujourd'hui de 73 ans, ce papy à la crinière blanche a laissé dans le cœur des téléspectateurs le souvenir d'un homme à la joie de vivre communicative, avec un large sourire sur un visage bienveillant qui fait à tout jamais partie de cette petite lucarne insouciante d'un autre temps.

Cet homme à l'immense popularité que nul n'a oublié vient de se fendre d'une révélation bouleversante au micro d'Évelyne Thomas, sur la chaîne Non Stop People, un témoignage qui va probablement plonger ses admirateurs dans la plus profonde tristesse. Le 5 février dernier en effet, l'auteur de Comment ne pas réussir à la télé ? paru en 2004 aux éditions Adcan a courageusement annoncé qu'il souffrait de la maladie de Parkinson. « Cette maladie, je la cache depuis dix ans […], a confié l'ex-présentateur à sa consœur. Ça fait dix ans que ça ne se voit pas. J'ai eu des moments très difficiles, où je prenais en douce des comprimés […] mais, malheureusement, ce Parkinson, il est costaud. Et j'ai beau me battre face à lui, parfois c'est lui qui gagne. » Cet implacable fléau a, peu à peu, inexorablement, altéré les mouvements de son corps, mais Jean-Pierre n'a malgré tout jamais perdu espoir : « Tout le monde sait maintenant que je suis atteint de cette maladie, mais que je suis debout, au top », a encore expliqué l'animateur.

Comment a-t-il pris conscience que quelque chose n'allait plus, que rien n'était plus comme avant ? « Je l'ai appris parce que j'avais des troubles, des petits tremblements, des mouvements saccadés. Quand je faisais Ni oui ni non, avec Cyril Hanouna, j'ai tourné un soir jusqu'à deux heures du matin, j'étais un peu fatigué. J'ai terminé la séquence avec Jean-Marie Bigard, il me connaît bien, il voyait que j'étais à bout, que j'étais coincé. »

On imagine aisément l'angoisse, la peur et la colère que peuvent ressentir ceux qui s'aperçoivent que leur enveloppe charnelle est devenue l'otage d'un mal incurable. Un mal qui s'insinue au fil des jours, des mois, des années et ne va plus vous lâcher. Mais alors que certains s'écroulent, incapables de surmonter cette épreuve, et on les comprend, face à ce calvaire annoncé, Jean-Pierre Descombes a pris le parti de se battre, de ne pas se laisser envahir par la terreur : « J'ai décidé de reprendre de la force, je suis bien suivi et je pense qu'avec Parkinson, on peut s'en sortir, on peut vivre », a encore confié l'ancien maître des Jeux de 20 heures.

Loin de se poser en victime, de subir seul ce malheur ou de se laisser happer par la dépression, ce père de trois enfants s'est mis en tête d'aider ceux qui, comme lui, sont atteints de cette terrible maladie. Au sein de l'association France Parkinson, il apporte aujourd'hui toute la flamme de sa passion pour la vie : « Je suis en train d'écrire des jeux, a-t-il encore raconté à Évelyne Thomas. Je vais essayer de leur apporter mon savoir, essayer de dynamiser les réunions, essayer d'aller dans leurs locaux partout en France et dire : “J'ai Parkinson, et alors ?” »

Il y a neuf ans, nous l'avions interviewé dans France Dimanche et nous avions rencontré une belle âme. Fier du travail accompli, Jean-Pierre n'avait pas d'amertume, il n'en voulait à personne d'avoir dû arrêter le célèbre jeu de la 3. Peut-être savait-il déjà à l'époque que le mal s'était emparé de lui ? Il n'en avait en tout cas rien ébruité : « Je suis un homme heureux, nous confiait-il. Je ne me suis pas laissé abattre. J'ai pas mal bossé dans les supermarchés, les foires, et autres salons dans la France entière. Pendant quelques années, j'ai même organisé des stages de formation d'animateurs de jeux. Et je n'ai aucune honte de ce parcours. Il m'a au moins permis d'être à l'abri du besoin… » Une belle âme, on vous dit.

Clara MARGAUX

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