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Jean-Pierre Foucault : Opéré d’urgence du cœur !

Publié le 16 avril 2019

L’examen de routine que Jean-Pierre Foucault a passé le 2 avril dernier a révélé que l’animateur était un survivant…

Le 19 janvier, il disait « son dernier mot », faisant ses adieux à la cultissime émission Qui veut gagner des millions ? sur TF1. Un rendez-vous qu’il a honoré chaque jour entre 2000 et 2010, puis occasionnellement en prime-time avec des célébrités qui concouraient au profit d’œuvres caritatives. 

Il y a quelques mois, lorsque la chaîne a décidé de remettre l’émission à l’antenne, elle a, bien sûr, proposé à Jean-Pierre Foucault de revenir aux manettes. Mais l’animateur de 71 ans avait déjà mûrement réfléchi à la question, comme il s’en était alors expliqué à Télé 7 Jours : « Lorsqu’on m’a demandé de reprendre le jeu, il y a deux mois, j’ai répondu : “Je ne vais pas faire des galas d’adieux. J’ai pris une décision, je la respecte ! En revanche, si vous voulez relancer l’émission, je veux bien passer le relais à quelqu’un.” » 

Ce quelqu’un c’est Jean-Pierre lui-même qui l’a choisi, puisqu’il a soufflé à la chaîne le nom de Camille Combal, qui avait brillamment animé la 9e saison de Danse avec les stars.

Lever le pied, après plus de cinquante ans de bons et loyaux services à la télévision et à la radio, quoi de plus naturel ? En 2016 déjà, le présentateur avait, à la surprise générale, annoncé sa décision de raccrocher le micro. Une décision motivée par l’arrêt des Pieds dans le plat, où il assurait des chroniques, sur Europe 1. 

« J’ai envie de consacrer davantage de temps à mes proches, à ma famille, à mes passions, notamment les voitures anciennes. Voilà pourquoi j’arrête la radio », avait-il expliqué alors. 

Profiter des siens, Jean-Pierre en rêvait d’autant plus que, ces dernières années, il avait été marqué par un double deuil. Celui de sa mère adorée, Paula, en 2008, suivi, en 2013, par la disparition de sa sœur cadette Anne-Marie, à l’âge de 64 ans. Deux drames qui lui avaient fait sans doute réaliser l’importance de savourer du bon temps avec ceux qui vous aiment.

Ce forcené de boulot avait pris soin de faire les choses en douceur. Pas question de passer du jour au lendemain du statut de présentateur phare de TF1 à celui de simple retraité. Il conservait en effet les commandes de L’EuroMillions, qu’il présente en alternance, et l’animation du concours Miss France.

Le 2 avril dernier, vous l’avez peut-être vu orchestrer avec le professionnalisme qu’on lui connaît, la super cagnotte de TF1. Pourtant, derrière sa sérénité affichée, le septuagénaire n’en menait sans doute pas large. En effet dans l’après-midi, il était à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, pour y subir une échographie doppler. Rien de grave a priori. Sauf que cet examen médical, qui permet d’observer la circulation sanguine, a révélé que Jean-Pierre était rien de moins qu’un survivant ! 

Ses artères sont complètement bouchées ! Autrement dit, il court le double risque de faire à tout moment un accident
vasculaire cérébral (AVC) ou un infarctus du myocarde ! 

Or, l’animateur ne s’en est jamais caché, il adore manger. Ce grand gourmand devant l’éternel, fan de chou farci et de blanquette de veau à l’ancienne, a même été obèse quand il était enfant, comme il l’a raconté dans son livre La  ouleur des souvenirs, paru chez Albin Michel, et s’était vu prescrire un puissant coupe-faim qui a transformé l’adolescent timide et introverti en une boule de nerfs. 

La raison ? « Ce médicament était un anorexigène dérivé d’amphétamines, très efficace pour couper l’appétit, mais qui pouvait provoquer des troubles du comportement lorsqu’il était absorbé régulièrement. Ce qui était mon cas. À 13 ans, j’étais drogué aux amphétamines, aussi sûrement que si j’avais reniflé de la cocaïne ! », note-t-il encore.

De plus, s’il a longtemps été un marathonien du boulot, on ne l’a en revanche pas souvent vu faire du jogging. Et puis, le fait de mettre la pédale douce, au niveau professionnel, l’a peut-être encouragé à la « paresse », ou du moins à se laisser un peu aller. 

Aujourd’hui, l’heure est grave, au point que les médecins n’ont pas couru le risque de laisser leur célèbre patient dans cet état. Le 9 avril, Jean-Pierre devait subir une chirurgie vasculaire par cœlioscopie. Une technique, relativement récente, qui consiste à pratiquer une petite incision au niveau de l’aorte pour passer un cathéter dans les vaisseaux du patient et poser ensuite une prothèse sur la valve endommagée. Une intervention destinée à des patients trop fragiles pour subir une intervention chirurgicale conventionnelle. « L’hospitalisation est plus courte : le malade peut sortir après deux ou trois jours d’observation. L’intervention est moins douloureuse et la récupération quasi immédiate », explique le Pr Hervé Le Breton, chef du service de cardiologie interventionnelle au CHU de Rennes.


Cependant, si les résultats de cette opération sont souvent positifs, elle ne suffit pas à assurer une totale guérison. Les spécialistes sont formels : le malade doit impérativement revoir son mode de vie et sa façon de se nourrir. 

Adieu donc, veaux, farces, et autres plats en sauce ! Désormais, Jean-Pierre devra surveiller de très près son hygiène de vie. Un défi qu’Évelyne Jarre, sa compagne, l’aidera sans doute à relever… 

Lili CHABLIS

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