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Jean-Pierre Mader : “Je savoure chaque instant comme si c’était le dernier”

Publié le 12 juin 2018

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Alors qu’il triomphe dans tous les Zénith de l’hexagone avec la tournée Stars 80, Jean-Pierre Mader s’est confié à “France Dimanche” en exclusivité…

Star des années 80, l’artiste était à l’époque bien loin d’imaginer que, quarante ans plus tard, il triompherait toujours avec ses tubes Disparue et Macumba.

C’est au Grand-Bornand (Haute-Savoie) que nous l’avons rencontré, lors de l’événement Glisse en cœur qui vise à récolter des fonds pour aider les enfants malades et plus particulièrement avec l’association TFA qui s’efforce d’offrir du répit aux familles de ces jeunes.

Pour nous, le Toulousain se confie sur son fabuleux retour et nous fait partager sa joie d’être, à bientôt 63 ans, encore sur scène.

France Dimanche : C’est assez inattendu de se produire au cœur des montagnes…

Jean-Pierre Mader : En effet, oui, et quel bonheur ! Même si je ne fais pas de ski, je suis ravi d’être là. J’adore la montagne, en plus il fait beau, il y a plein de bénévoles, et on va tous œuvrer pour une très belle cause. C’est la France que j’aime ! Sans tous ces bénévoles, j’ai le sentiment que ce pays ne serait plus tout à fait le même. Je vous dis que je ne skie pas, mais lorsqu’on a tourné Star 80, la suite, on a passé trois semaines à Courchevel, où j’ai appris le ski de fond avec une des championnes de France. Et j’ai adoré ! Ce qui n’était pas gagné, car je n’aime pas la vitesse. En plus, j’ai le vertige. Donc, monter dans des cabines ou sur des télésièges, très peu pour moi, vraiment. Pour ça, le ski de fond, c’était parfait.

FD : Et la tournée remporte toujours un incroyable succès ?

J-PM : Oui, ça fait déjà dix ans, et dix ans que c’est complètement dingue ! Cette dernière s’annonce d’ailleurs aussi folle. On a vendu plus de 150 000 billets, ce qui veut dire qu’on est quasiment complet sur toutes les dates jusqu’en 2019. Hallucinant ! Un phénomène qui nous dépasse totalement. Quand on voit que la moitié de notre public n’était pas née à l’époque, mais chante, danse et nous porte avec une telle puissance, c’est encore plus fou ! Je pense qu’aujourd’hui, on fait partie du patrimoine. On appartient à cette France un peu moins anxiogène, cette période dorée, durant laquelle régnait beaucoup d’insouciance. Nos chansons ont rythmé la vie des gens de cette époque-là, et ils nous le rappellent tous les jours : « On s’est rencontrés sur Macumba ; on s’est embrassés sur Disparue… » Ils ont beaucoup de souvenirs familiaux sur nos tubes ; quant à nous, on vit depuis le départ cette tournée comme une famille ; il y a donc une vraie cohérence entre ce qu’éprouve le public à chacun de nos concerts et ce que l’on ressent, nous, de l’intérieur.

FD : Vous attendiez-vous à un tel engouement ?

J-PM : Franchement, non. Lorsqu’on a démarré il y a dix ans, je pensais qu’on allait faire quatre Zénith, que ce serait sympa, et voilà… De plus, les deux producteurs du début étaient des amis. J’avais un peu accepté pour leur faire plaisir mais, au fond, je n’y croyais pas du tout. En même temps, je me disais que ce n’était pas bien grave ! Et que ma fille – je suis devenu père sur le tard – verrait au moins une fois son papa chanter sur scène. Je me suis donc lancé là-dedans avec beaucoup d’insouciance, en pensant que c’était pas mal de finir là-dessus. Et, contre toute attente, ça a été un triomphe ! Depuis dix ans, on a fait plus 4 millions de spectateurs. C’est énorme, et ça continue !

FD : Comment vivez-vous cette aventure ?

J-PM : Je suis aux anges. Partir avec des copains, faire ce que j’aime, c’est un privilège, vraiment. Merci la vie ! Le train ne passe pas dix mille fois. J’ai la chance qu’il soit passé une deuxième fois, ce qui est fabuleux. Mais je sais aussi que ce ne sera pas éternel, donc je profite à fond. Après, il faudra savoir s’arrêter au bon moment. Séparément, on ne ferait pas grand-chose, alors qu’ensemble on fait des films, on remplit les plus grandes salles de l’Hexagone, et même le Stade de France. Entre nous, c’est une espèce de mariage d’amour et de raison. On a conscience qu’il y a le temps qui passe, et surtout celui qui reste, c’est ce qui fait notre force par rapport aux jeunes générations. Du coup, on savoure chaque instant comme si c’était le dernier.

Caroline BERGER

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