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Jean-Pierre Pernaut : Accusé du pire !

Publié le 11 juin 2018

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Ce n’est pas la première fois que Jean-Pierre Pernaut, le pape du “journal de 13 heures”, subit les moqueries de ses pairs. Mais là, son détracteur a dépassé les bornes.

Le 22 février dernier, il fêtait ses 30 ans à la tête du JT le plus regardé de France.

Chaque midi, vous êtes en effet plus de 5,6 millions à suivre cette institution qu’est devenu, grâce à lui, le 13 heures de TF1.

Car ce succès, c’est celui de la « patte » Pernaut.

Amoureux des terroirs et proche des « vraies » gens, il a conçu un journal à leur image, faisant la part belle aux campagnes et à ceux qui y vivent.

Mais ce style qu’il a su imposer avec brio ne plaît pas à tout le monde, loin s’en faut.


Il lui a souvent valu d’être critiqué, voire moqué par ses pairs, tels Mémona Hintermann, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, raillant sa « France des forgerons et des sabots », ou Bruno Roger-Petit, ex-chroniqueur pour le magazine Challenges, qui taxait son JT de « parodie de journalisme destinée à un public âgé, provincial, conservateur et inactif »… 

On lui a également reproché des commentaires un brin trop personnels à l’antenne.

Comme ce jour où il a déclaré : « Il n’y a plus de place pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France. »

Ou quand il s’était étonné de l’enquête visant Marine Le Pen, accusée d’employer fictivement des attachés parlementaires : « On est à juste soixante jours du premier tour de l’élection présidentielle […] et pourtant, ce matin, encore une opération de police contre le Front national. »

Intégrité

De là à en faire un porte-parole du parti d’extrême droite, il y a un gouffre ! Jamais en effet le journaliste n’a montré la moindre sympathie pour le mouvement fondé par Jean-Marie Le Pen.

Pourtant c’est bien ce dont on l’accuse aujourd’hui !

Et cette attaque ne vient pas d’un téléspectateur mécontent, ou d’un collègue envieux.

Avec trente ans de carrière à la télévision et à la radio, Laurent Ruquier est, dans son propre genre, une institution.

Sa « patte » à lui, c’est l’humour.

Un humour bon enfant, caustique parfois, mais jamais cruel…

Et pourtant !

Dans la récente interview qu’il a accordée au Parisien, l’animateur d’On n’est pas couché n’y est pas allé avec le dos de la cuiller.

Lorsqu’on lui demande qui verrait-il remplacer JPP aux manettes du 13 heures, il répond dans un éclat de rire : « [Florian] Philippot ! On garderait le même esprit, non ! »

Se voir comparé à l’ex-vice-président du FN, qui a fondé son propre parti, Les patriotes, en septembre dernier, voilà qui n’a pas dû amuser du tout ce grand pro de l’info qu’est Jean-Pierre Pernaut.

Car cette « boutade » ne vise pas seulement son intégrité.

Elle touche aussi tous ceux et celles qui lui sont fidèles depuis trente ans.

Et qui n’ont peut-être aucune envie d’être assimilés, de près ou de loin, à un parti extrémiste…

Lili CHABLIS

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