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Jean-Pierre Pernaut : Il a vécu l’apocalypse !

Publié le 25 février 2018

A New York, au lendemain du 11 septembre 2001, Jean-Pierre Pernaut a cru que sa dernière heure était venue.

L’actu, c’est sa grande passion.

A 67 ans, le journaliste star de TF1 est toujours aussi impliqué dans son travail. Ceux qui annonçaient ces derniers temps que Jean-Pierre Pernaut en aurait bientôt fini avec le journal télévisé et que l’heure de la retraite approchait alors qu’il s’apprêtait à fêter son anniversaire n’ont sans doute pas bien compris à quel point ce fou de l’info est impliqué dans son métier.

Du reste en juin dernier, il confiait à notre confrère Télé 7 Jours : «J’ai la chance d’avoir la confiance du public et de la direction de TF1. […] Et j’espère que ça va continuer. Le 22 février 2018, je fêterai mes trente ans de JT.»

Mais chaque passion comporte un côté sombre que l’on pourrait oublier lorsque l’on voit le large sourire de Jean-Pierre s’afficher sur le petit écran. Le journaliste est aussi un homme de terrain. Et qui dit terrain, dit évidemment danger… C’est de ce moment terrible, qu’il a lui-même qualifié d’«apocalyptique», que Jean-Pierre s’est souvenu il y a quelques jours dans les colonnes de TV Magazine, quand on lui a demandé de se rappeler le moment le plus fort de sa vie professionnelle.

Eprouvant

Comme bien d’autres confrères, l’attentat des tours jumelles du World Trade Center, le 11 septembre 2001, l’a profondément marqué. D’autant que Jean-Pierre ne s’est pas contenté de rester dans son fauteuil pour rendre compte du drame.

Au même titre que Claire Chazal, Jean-Claude Narcy, Daniel Bilalian, Patrick Poivre d’Arvor, entre autres, il s’est rendu sur place. Pour éviter un nouveau drame, PPDA et lui n’avaient pas pris le même vol, «au cas où l’un des deux tomberait…», avait-il expliqué au Parisien.

Un voyage long et éprouvant, d’autant que le survol de New York était interdit. Les journalistes avaient dû prendre un vol privé pour Montréal et n’avaient pu rejoindre La grosse pomme qu’après des heures de route. Enfin sur place, Jean-Pierre a sûrement cru sa dernière heure arrivée. Comme il l’a raconté à TV Magazine, «la ville était dévastée, silencieuse et couverte de poussière. Sur les trottoirs, les gens étaient hébétés ou en train de prier à genoux.»

Alors que l’équipe tournait une séquence, le ciel s’est obscurci…
«Un avion a soudain traversé le ciel et comme l’espace aérien était fermé, ça a été la panique dans la rue. C’est un souvenir apocalyptique.»

Un souvenir qu’il gardera sans doute au fond de lui pour toujours…

Laurence PARIS

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