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Jean-Pierre Pernaut : La mort frappe encore !

Publié le 17 novembre 2016

Le journaliste Jean-Pierre Pernaut, qui vient de perdre sa maman, n’a pas eu le temps de se remettre de cette disparition : le 4 novembre son frère aîné le quittait à son tour.

Le 19 octobre, ils étaient deux, unis dans la douleur, l’émotion et le souvenir, pour accompagner dans sa dernière demeure, Françoise, leur maman, qui venait de tirer sa révérence à l’âge de 101 ans.

Sur les photos des obsèques, leur complicité saute aux yeux : Jean-François, flottant dans son lourd manteau sombre, agrippant de sa main maigre le bras de Jean-Pierre Pernaut, de huit ans son cadet. Le journaliste ignorait alors, même s’il savait son frère gravement malade, que l’enterrement de leur mère serait l’un de leurs derniers moments passés ensemble.

Dans la nuit du 3 au 4 novembre, en effet, Jean-François a rejoint Françoise, laissant Jean-Pierre définitivement seul… Dès le lendemain, le journaliste partageait son chagrin avec tous ceux qui le suivent sur Facebook : « Bonjour à tous. Une nouvelle fois endeuillé dans ma famille, l’ami Jacques Legros a pris le relais au 13 h jusqu’à mercredi. »

->Voir aussi - Jean-Pierre Pernaut : Ses bouleversants adieux à sa maman

Entre autres points communs, les deux frangins ont toujours été proches des gens, le journaliste accordant une place de choix aux problèmes rencontrés par les Français tandis que son aîné, lui, soulageait leurs maux. Médecin généraliste, Jean-François était très apprécié dans sa cité d’Amiens. Par ses patients, mais aussi par les Gothiques, le club de hockey de la ville, dont il était le soigneur attitré depuis les années 90.

S’il a rendu son tablier il y a deux ans, le « doc » a marqué ceux qui l’ont côtoyé, ainsi que le racontait Manuel Carpentier, kiné de l’équipe, au Courrier picard : « C’est le plus grand couturier que l’on a pu avoir. Il a recousu un nombre impensable de joueurs. » Hélas, ce praticien réputé sera incapable de soulager la blessure qu’il laisse au cœur de tous ceux qui l’aimaient.

À commencer par Jean-Pierre Pernaut, pour qui cet automne aura été décidément bien meurtrier, le privant en moins de quatre semaines de deux êtres chers. En ces jours de douleur, le journaliste peut compter sur l’amour et le soutien de son épouse, Nathalie et de leurs enfants, Tom et Lou.

Et trouver un peu de réconfort à la pensée que, si Jean-François n’est plus parmi nous, il demeure bien vivant dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connu. Ainsi en a témoigné la foule émue et recueillie lors de ses obsèques, le mardi 8 novembre, à la cathédrale d’Amiens.
Lili Chablis

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