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Jean-Pierre Pernaut : Visé par un attentat !

Publié le 12 février 2015

Alors que la matinée se déroulait normalement au siège de TF1 pour Jean-Pierre Pernaut, est arrivé dans les locaux de la rédaction un paquet � suspect �, vraiment très suspect…

En ce mardi matin, à Boulogne-Billancourt, tout était tranquille au siège de TF1. Plus exactement, il n’y régnait que la fièvre habituelle d’une grande chaîne de télévision, dont les journalistes et les employés savent qu’approche à grands pas l’heure du sacro-saint journal de la mi-journée ; il était environ 11 h.

Dans son bureau, Jean-Pierre Pernaut travaille. C’est qu’il doit l’écrire, ce journal qu’il va bientôt présenter ! Autour de lui, les gens vont et viennent ; un collaborateur passe la tête pour lui poser une question à propos de son sujet du jour ; un jeune reporter lui succède pour avertir Jean-Pierre qu’un événement imprévu se produit, quelque part dans le monde. Bref, la routine…

Et soudain, tout bascule. Les gens se figent, le temps lui-même semble suspendre sa course. Que se passe-t-il ? Quatre petits mots viennent d’être lancés, qui traînent derrière eux un lourd cortège de visions de désolation et de mort : « Alerte à la bombe ! » Un colis qui pourrait fort bien être piégé est entré dans la tour !

Quand le journaliste a eu en main la lettre à son nom, il a senti tout de suite qu’une petite lumière rouge s’allumait dans son cerveau ; un signal d’alarme. Cette enveloppe était beaucoup trop large et épaisse pour être tout à fait innocente…

Que peut-elle bien contenir ? C’est à peine s’il ose la palper : on ne sait jamais… Certes, la lettre n’est pas très volumineuse, mais il y a cette épaisseur vraiment inhabituelle, et ce format bizarre… De plus, notre homme sait que, la technologie et la miniaturisation étant ce qu’elles sont de nos jours, les terroristes parviennent à réaliser, dans ce domaine, des prouesses infernales. Que faire, alors ? Prendre le risque de l’ouvrir, pour que cesse cette appréhension qui, à présent, se répand de proche en proche ?

Au sein de la rédaction, dans son bureau, Jean-Pierre Pernaut continue toutefois de travailler d’arrache-pied à son journal, encore inconscient du danger qui le menace tout autant que les autres…

La décision est vite prise : on ne peut se permettre de prendre aucun risque. Le plus sage est d’alerter la police, ce qui est fait dans l’instant. Et tant pis pour les moqueries si l’on s’est affolé pour rien ! Mais lorsque les forces de l’ordre arrivent, elles ne songent nullement à rire du journaliste et de ses confrères, bien au contraire. Après avoir examiné le paquet sous toutes ses coutures, à l’issue d’un long conciliabule, les policiers décident… de ne rien décider, et d’appeler à la rescousse les services de déminage de la préfecture !

À ce stade, on imagine que la tension monte de plusieurs crans, parmi les personnes qui se trouvent au siège de TF1, en cette matinée du 9 décembre : les démineurs, rien que ça ! La situation est-elle vraiment aussi dangereuse qu’elle en a l’air ? Brrr…

Jean-Pierre Pernaut avec sa femme Nathalie Marquay, Festival de Cannes 2002
Jean-Pierre Pernaut avec sa femme Nathalie Marquay, Festival de Cannes 2002

Infernal

Les spécialistes arrivent à Boulogne peu après. Eux, ils vont l’ouvrir, ce damné paquet : c’est leur métier… Avant, bien entendu, ils délimitent un large périmètre de sécurité, au cas où l’enveloppe recèlerait un engin infernal programmé pour exploser dès son ouverture. Avec des gestes infiniment lents et précautionneux, millimètre par millimètre, un professionnel décolle le rabat de la grosse enveloppe, et ils découvrent…

Ils découvrent, effectivement plus grande et plus épaisse que les modèles courants, une carte musicale, comme on en envoie parfois à l’occasion des fêtes de Noël ! Le soulagement de tous, journalistes et policiers, est palpable. Mais l’alerte aura été chaude, et l’attente, angoissante.

Là-haut, dans son bureau, Jean-Pierre Pernaut peut continuer de travailler en toute sérénité : ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il sera en retard pour son rendez-vous quotidien avec les Français.

Pierre-Marie Elstir

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