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Jeff de Koh-Lanta : “Je suis le dindon de la farce”

Publié le 11 juin 2015

Éternel � aventurier�, Jeff, le Marseillais de 32 ans, habite chez ses parents entre deux voyages au bout du monde. Sur l’île pour Koh-Lanta, il a été victime des ruses de Cédric.

Jeff est l’un des favoris pour la victoire. À 32 ans, le serveur marseillais, passionné, entre autres, de mode, de surf et de plongée, entend tout faire pour aller jusqu’au bout. Jusqu’à sacrifier son ami Alban… Mais la semaine passée, son rôle d’ambassadeur lui a coûté très cher puisqu’il a été éliminé au conseil après cet épisode malheureux.

Son retour sur le camp, suite à la blessure de Corinne, s’annonce pour le moins compliqué…
France Dimanche (F.D.) : Après avoir visionné les images du dernier épisode, comment analysez-vous la situation ?

Jeff  (J.) : La nuit qui a suivi l’épreuve des ambassadeurs, je n’ai pas pu fermer l’œil. De retour en France, je suis quand même resté en bons termes avec Cédric. Mais après avoir regardé les images la semaine dernière, après l’avoir vu se gausser de m’avoir berné devant les caméras, il m’a profondément déçu. Certes, il m’en avait vaguement parlé. On s’était même revus pour boire un verre ensemble avec Alban. Mais là, il est vraiment allé trop loin. Ça devient malsain. Je ne suis pas prêt à lui pardonner.

F.D. : Que répondez-vous à ceux qui disent que vous avez trahi Alban ?

J. : Je peux comprendre qu’on le pense, mais il faut remettre les choses dans leur contexte : Cédric a réussi à me faire douter de la sincérité d’Alban. J’ai eu tort de lui faire confiance, et c’est mon pote qui en a fait les frais. Heureusement, Alban est intelligent et il a compris que je me suis fait duper. C’est un type en or. Je l’apprécie plus que tout ! Je regrette donc d’autant plus mon choix. Au final, je me sens vraiment le dindon de la farce. Cédric a été très fort sur ce coup. Je faisais déjà peu confiance aux gens avant Koh-Lanta. Cet épisode n’aura rien arrangé. Ma mère me dit souvent que ma gentillesse me perdra. Je l’ai malheureusement constaté sur l’île.

F.D. : Vous semblez très proche de votre maman…

J. : Mes origines italiennes et corses font que je suis très « famille ». Mais si je vis en ce moment chez mes parents, c’est temporaire. Jusqu’à présent, j’ai surtout habité en Australie, avec ma copine de l’époque. Ces deux dernières années, je n’ai passé que quatre ou cinq mois en France. Néanmoins, sans un CDI, c’est compliqué de trouver une location abordable. Donc non, je ne suis pas un Tanguy ! Et j’adore ma mère.

F.D. : Et quelle relation entretenez-vous avec votre père ?

J. : Lors de l’épreuve de confort qui nous a permis d’appeler un proche, il y a eu un passage coupé au montage. Denis Brogniart me demandait pourquoi j’avais préféré parler à ma mère plutôt qu’à mon père. Je lui ai répondu que je parlais mal le « grizzly ». Le problème, c’est que notre temps de parole était très limité. Et qu’avec mon père, même si on s’entend bien, la communication est plus difficile. Contrairement à moi, il n’aime pas trop parler.

Jeff prièreF.D. : Pourquoi avez-vous voulu participer à Koh-Lanta ?

J. : J’adore repousser mes limites, je suis un compétiteur, et j’ai toujours aimé l’idée de partir sur une île. Pour moi, ce jeu, c’est la crème de la télé-réalité. Aucune agence de voyages ne peut proposer une telle aventure à l’autre bout du monde. Or c’est justement ce que je recherche.

F.D. : Vous attendiez-vous à être la cible de nombreuses insultes sur les réseaux sociaux ?

J. : J’ai fini par m’y faire. On s’est notamment moqué de moi quand j’ai pleuré parce que je n’avais pas gagné le harpon. Il faut savoir que c’était ce qui me tenait le plus à cœur en participant à Koh-Lanta. C’est mon grand-père maternel qui m’a appris à ­chasser. Il n’est plus là aujourd’hui, mais je suis sûr qu’il aurait été très fier de me voir pêcher plein de poissons grâce à lui. J’ai aussi été insulté à la suite du dernier épisode. C’était très violent ! Encore une fois, si j’ai éliminé mon pote Alban, je m’en mords encore les doigts. C’était vraiment à contrecœur.

F.D. : Sur le plateau de Touche pas à mon poste ! (D8), la chroniqueuse Enora Malagré vous a taxé de racisme…

J. : C’est n’importe quoi ! Tout ça parce que j’ai dit à ma mère au téléphone : « On ne mange que du riz, on dirait que je vais devenir chinois, je n’en peux plus. » C’était une blague, bien sûr. Mais je n’ai pas envie de dire du mal d’elle. Je sais qu’un jour ou l’autre, on se croisera et qu’on s’expliquera. Comment peut-on passer son temps à cracher sur les gens comme elle le fait ?

Philippe Callewaert

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