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Joe Biden : Les femmes du président !

Publié le 3 décembre 2020

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Joe Biden a gagné le cœur des électeurs américains et surtout celui de deux “ladies” essentielles à sa victoire : la sienne et la première vice-présidente des Etats-Unis…

JILL BIDEN

Cela fait quarante-trois ans que l'énergique et joyeuse Jill, 69 ans, est mariée au nouveau président américain. La personnalité de cette fille d'un employé de banque et d'une mère au foyer évoque un peu celle de notre « première dame », Brigitte Macron. En effet, comme elle, Jill Biden a exercé le métier de professeur… de sa langue maternelle, l'anglais. Elle possède aussi un doctorat en sciences de l'éducation. Et tout comme Bibi, elle a soutenu son époux durant sa conquête du pouvoir, se mobilisant sur le terrain lors de la campagne.


Mais avant toutes choses, Jill a su rendre à un homme dévasté le goût de l'existence. Car le 18 décembre 1972, la vie de Joe Biden a basculé. Sa femme, Neilia, et leur fille, Naomi Christina, 13 mois, meurent brutalement lors d'un terrible accident de voiture. Leurs deux fils, Beau et Hunter, survivent de justesse… Le futur président ne s'en remet pas. Il est persuadé que plus jamais il ne retrouvera le bonheur d'avoir une famille. Mais trois ans plus tard, le destin se montre plus doux : il croise la route de Jill, une femme divorcée qui n'a pas d'enfant. Et Joe, qui pensait que sa vie était brisée à jamais, renoue avec le bonheur… Ensemble, ils auront une petite fille, Ashley, née en juin 1981, et élèveront les deux garçons de Joe, Beau, né en 1969 et Hunter, en 1970.

Mais cette joie de vivre retrouvée sera à nouveau ravagée par un horrible drame : en 2015, Beau est emporté par un cancer du cerveau, à l'âge de 46 ans ! Cette fois encore, la présence aimante de Jill, son courage, sauront accompagner Joe, jusqu'à ce qu'il puisse affronter la réalité.

Parfaitement conscient de l'importance de son épouse dans sa vie et sa carrière, le futur 46e président des États-Unis a tenu à lui rendre hommage plusieurs fois lors de son premier discours, le 7 novembre. « Comme je l'ai dit à maintes reprises, je suis le mari de Jill, a-t-il déclaré. Et je ne serais pas là sans son amour et sans le soutien inébranlable de Jill, de mon fils Hunter, et d'Ashley, ma fille. Et celui de leurs conjoints et de tous nos petits-enfants, et de toute notre famille. Ils sont chers à mon cœur ». Un peu plus tard, il a ajouté : « Elle a consacré sa vie à l'éducation, mais enseigner n'est pas seulement ce qu'elle fait, c'est vraiment ce qu'elle est. Pour les enseignants américains, c'est un super jour : vous allez avoir l'une des vôtres à la Maison-Blanche, et Jill sera une grande première dame, je suis si fier d'elle ! » D'autant que la first lady compte bien continuer à exercer son métier.

Aussi, beaucoup n'hésitent pas à penser et à affirmer que l'on peut même sentir l'influence de Jill Biden dans ce choix qu'a fait Joe de prendre une femme pour le seconder à la présidence…

KAMALA HARRIS : LA CARTE MAÎTRESSE

Tout le monde ou presque a vu son visage éclatant, lorsque, juste après avoir appris qu'elle et Joe Biden avaient remporté l'élection – alors qu'elle était en plein jogging – elle l'a appelé en lui disant : « On l'a fait ! On l'a fait, Joe ! Tu vas devenir le prochain président des États-Unis ! » Une joie non feinte, très loin des poses habituelles. Biden a aussi tenu à rendre un immense hommage à sa colistière, expliquant qu'elle entrait « dans l'Histoire en tant que première femme, première femme noire, première femme originaire du Sud asiatique, première fille d'immigrants jamais élue dans ce pays. ». Mais pour le nouveau président, comme il l'a indiqué sur Twitter, c'est aussi une « défenseuse courageuse des petites gens et l'une des plus grands serviteurs de l'État ». Car sans cette forte personnalité de 56 ans, sans doute n'aurait-il pas conquis la victoire, obtenue en partie grâce au vote des minorités. Et ces voix, c'est vraiment à Kamala qu'il les doit.

Née d'un père jamaïcain, professeur d'économie, et d'une mère indienne arrivée en Amérique à 19 ans, devenue chercheuse en cancérologie, Kamala a en effet très vite été confrontée à cette réalité de fille d'émigrés, sur une terre où sévit le racisme et où les droits civiques sont à améliorer. Élevée en partie par sa mère après le divorce de ses parents, elle a tôt pris conscience du monde dans lequel elle vivait : « Ma mère comprenait très bien qu'elle élevait deux filles noires, a-t-elle écrit dans son autobiographie. Et elle était déterminée à faire en sorte que nous devenions des femmes noires confiantes et fières. » Confiantes, mais aussi travailleuses et courageuses : « Si tu dois être la première à accomplir des choses, assure-toi surtout de ne pas être la dernière », lui répétait-elle aussi.

Sensibilisée à toutes les injustices, Kamala s'est aussi battue pour que les homosexuels aient le droit de se marier. Mais sa victoire en a aussi déçu beaucoup. D'autant qu'elle est opposée à la peine de mort. Mais nombreux aussi sont ceux qui ont célébré sa réussite, aux États-Unis jusqu'en Inde, particulièrement dans le village de Thulasendrapuram, dans l'État du Tamil Nadu, où est né le père de sa mère.

Brillante avocate, devenue procureure et sénatrice, et mariée à l'avocat Douglas Emhoff – qui a eu deux enfants d'un premier mariage –, la première femme de l'Histoire à être élue à la vice-présidence des États-Unis assure qu'elle ne sera certainement pas la dernière.

MELANIA TRUMP : LE DIVORCE APRÈS LA DÉFAITE ?

Si elle n'a toujours pas quitté la Maison-Blanche le 20 janvier prochain, la belle Melania devra elle aussi plier bagage. Mais elle ne le fera pas forcément avec Donald Trump. En effet, à en croire le Daily Mail, l'ex-mannequin compterait « les minutes qu'il reste à son mari avant de quitter la Maison-Blanche, pour pouvoir enfin divorcer »…

Une affirmation déjà formulée par une ancienne conseillère du président républicain, Omarosa Manigault Newman, dans son livre consacré à Trump, Unhinged, que l'on pourrait traduire par « Déséquilibré », paru en 2018. Elle affirme aussi : « Ce que j'ai observé ces dix-sept dernières années vous ferait tourner la tête. Parfois ils s'aiment, mais parfois il la dégoûte. » Ce qu'avancent en tout cas conjointement deux sources très proches du couple, Stephanie Wolkoff et Mary Jordan, c'est que si Melania avait mis presque six mois avant de rejoindre son époux à la Maison-Blanche après son élection en 2016, ce n'est pas parce que leur fils, Barron, devait terminer son année scolaire à New York. Elle aurait en fait profité de la situation pour renégocier – à son avantage bien sûr – son contrat de mariage…

Ce nouvel accord prévoit-il qu'elle pourrait retrouver sa liberté si son mari n'était pas réélu ? Nous devrions sans doute l'apprendre très bientôt.

Laurence PARIS

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