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John Lennon : Assassiné par le FBI !

Publié le 13 mars 2020

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© BESTIMAGE Yoko Ono et John Lennoo

Les services de renseignements américains, estimant que John Lennon était un artiste contestataire très dangereux, auraient décidé de le mettre hors d’état de nuire.

Lundi 8 décembre 1980. Ce matin-là, au 7e étage de sa forteresse new-yorkaise, John Lennon est heureux. L’ancien Beatle a emménagé il y a sept ans dans l’appartement 72 du très prestigieux Dakota Building, quittant son pied-à-terre bohème de Greenwich Village pour le luxe feutré de cette résidence huppée. Son nouvel album, Double Fantasy, sorti trois semaines auparavant, marque son grand retour sur le devant de la scène après cinq années de retraite.

Amoureux comme au premier jour, il ne s’est jamais senti aussi proche de sa femme, Yoko Ono, cette artiste d’avant-garde japonaise, qu’il a épousée en 1969. Aujourd’hui, son emploi du temps est plutôt chargé. John doit d’abord faire un saut chez le coiffeur, car il tient à être beau pour une séance photo avec Annie Leibovitz pour la couverture du magazine Rolling Stone. Devant l’objectif de la célèbre photographe américaine, John accepte de tomber le masque. Sans broncher, il obéit à ses directives lorsqu’elle lui suggère de se déshabiller et s’allonge, le corps replié en position fœtale, contre Yoko Ono. Un cliché choc qui deviendra mythique…

Une fois le shooting terminé, le musicien se concocte un déjeuner léger composé d’un poisson grillé et de riz sauvage avant de s’accorder une petite sieste. À 16 heures, il est temps de prendre le chemin du studio pour mixer la chanson de Yoko Walking on Thin Ice. Comme toujours, une poignée d’admirateurs piétine devant chez eux, réclamant qui un autographe, qui une photo. Un jeune homme de 25 ans, agent de sécurité au chômage, s’avance, le dernier 33 tours du chanteur en main.

Après avoir dédicacé la pochette, Lennon, toujours à l’écoute de ses fans, lui demande gentiment : « Voilà, c’est tout ce que vous désirez ? » Le jeune homme hoche alors la tête, un étrange sourire aux lèvres. John et Yoko s’engouffrent ensuite dans leur limousine et filent à quelques blocs de là, au Record Plant Studio, où les attend le producteur Jack Douglas. Le soir venu, l’enregistrement terminé, la limousine dépose le couple à son domicile. Il est 22 h 52, Chapman est toujours devant, tapi dans l’ombre. « Monsieur Lennon… », lance-t-il à la star. John se retourne.

Le déséquilibré tire alors froidement cinq balles de 38 à bout portant. Gravement touché, Lennon, haletant, parvient à rejoindre le vestibule avant de s’effondrer en sang aux pieds de Yoko terrorisée. Le chanteur, atteint d’une balle à l’aorte, décédera quelques minutes à peine après son arrivée en urgence à l’hôpital Roosevelt… Impassible, l’assassin se laisse menotter.

Condamné à perpétuité, Chapman est toujours emprisonné au pénitencier d’Attica, mais ses motivations restent troubles… Assez en tout cas pour qu’émerge une hypothèse pas aussi farfelue qu’elle n’en a l’air. Et si le meurtre de Lennon avait été commandité par les services secrets américains ? C’est en tout cas ce qu’avancent deux journalistes qui affirment que Mark David Chapman n’aurait été qu’un simple exécutant dans un plan diabolique mis en place par la CIA et le FBI.

Dans leurs livres respectifs, Fenton Bresler et Phil Strongman soutiennent en effet que Chapman aurait été recruté par les services secrets américains afin de tuer le chanteur. Il aurait même été soumis pour cela à un lavage de cerveau ! Ce qui expliquerait qu’il ait agi comme un « zombie », attendant très calmement la police après avoir tiré sur la star, comme le note Fenton Bresler dans son ouvrage Who Killed John Lennon ? (Qui a tué John Lennon ?)

Autre indice qui donne à cette théorie une certaine crédibilité : la première personne à avoir parlé à Chapman après la fusillade n’est autre que le portier du Dakota, un certain Jose Perdomo, exilé cubain soupçonné d’être un ancien agent de la CIA, selon l’essai de Phil Strongman, John Lennon. Life, Times and Assassination (John Lennon, vie, époque et assassinat).


Ces deux livres s’appuient sur de nombreux témoignages pour aboutir à la même conclusion : John Edgar Hoover, le directeur du FBI, aurait été le premier à attirer l’attention des services secrets sur John Lennon, inquiet de sa capacité à rassembler des millions de jeunes sur des sujets politiques. Une sacrée menace pour le pays ! Même après sa mort en 1972, ses amis du FBI auraient continué à suivre ses ordres…

Jusqu’à la fin tragique de l’ex-Beatle, le FBI et la CIA n’auraient eu de cesse de traquer le chanteur en plaçant son téléphone sous écoute et en se jurant de l’expulser des États-Unis. Jusqu’à imaginer que cet artiste « contestataire très dangereux » devait être mis hors d’état de nuire, il n’y a qu’un pas. C’est donc celui qui dirigea pendant quarante-huit ans le FBI qui aurait programmé sa disparition. Hoover, à qui certains attribuent l’assassinat du président John F. Kennedy en 1963, tout comme la mort inexpliquée, en 1979, de l’actrice Jean Seberg, jugée sans doute un peu trop proche des Black Panthers et qu’il avait dans le collimateur depuis de nombreuses années… Vu sous cet angle, Chapman n’est plus ce supposé cinglé qui a tué son ex-idole sur un coup de folie, mais un pantin au service d’un incroyable complot. Une thèse qui fait froid dans le dos.

Valérie EDMOND

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