France Dimanche > Actualités > Johnny Depp : L’inquiétude !

Actualités

Johnny Depp : L’inquiétude !

Publié le 8 juin 2018

depp-johnny-20180611-2

Depuis deux ans, Johnny Depp accumule les déboires. Divorce, problèmes d’argent, d’alcool et de drogue, il dépérit à vue d’œil.

Mais qu’est donc devenu l’interprète de Jack Sparrow, héros de la saga Pirates des Caraïbes ?

À 55 ans, le plus séduisant des bad boys américains n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.

Un fantôme, à en croire ceux et celles qui l’ont vu lors de sa tournée avec son groupe de rock, Hollywood Vampires.

En Russie, à Berlin, ou à Hambourg, où il a joué le 2 juin, partout le comédien a suscité la même inquiétude, pour ne pas dire le même effroi. 

« Une minute de silence pour le style de Johnny Depp qui nous a quittés brutalement », « Il est trop maigre », « Il a l’air malade », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux, photos à l’appui.

Délesté de nombreux kilos, blafard, le visage émacié, les traits tirés, les yeux cernés de noir, la star fait en effet peine à voir.


Et sa nouvelle coiffure, crâne rasé sur les côtés et coupe à l’iroquoise, n’arrange rien.

Johnny serait-il en train de payer ses frasques, dont seule Vanessa Paradis, qu’il a quittée en 2012 après quatorze années de bonheur, était parvenue à le préserver ?

Oniomanie

Buveur invétéré – il peut dépenser jusqu’à 30 000 dollars par mois en alcools divers –, l’acteur a aussi replongé dans la drogue à en croire Eugene Arreola et Miguel Sanchez, ses deux ex-gardes du corps, qui ont d’ailleurs porté plainte contre lui en mai dernier.

Non seulement leur célèbre boss ne leur a pas payé de nombreuses heures supplémentaires, mais il les a obligés à « couvrir ses activités illégales », comme, par exemple, nettoyer son visage enfariné de cocaïne lors d’une soirée en boîte de nuit à Los Angeles.

Qui plus est, l’acteur a connu ces deux dernières années de sérieux déboires financiers.

Son divorce fracassant d’avec Amber Heard, en 2016, lui a coûté la bagatelle de 7 millions de dollars, et il est engagé dans deux autres procès : l’un avec ses ex-managers, de la société The Management Group (TMG), qu’il accuse d’escroquerie, l’autre contre ses propres avocats, qui, selon lui, auraient aidé TMG à le voler.

Sans être sur la paille – il demeure l’un des acteurs les mieux payés de Hollywood, même si ses derniers films ont connu des flops –, le père de Lily-Rose et Jack a des cheveux blancs à se faire.

D’autant que, pour ne rien arranger, il est atteint d’oniomanie, ou trouble de l’achat compulsif, maladie qui pousse à acheter tout et n’importe quoi, de préférence le plus cher possible : œuvres d’art, chapeaux de toutes formes (qu’il collectionne), maisons, îles dans les Caraïbes…

Alors oui, on peut en toute logique s’interroger.

Les excès qu’il a imposés à son corps, cette « rebelle attitude » qui l’a conduit à adopter plus souvent qu’à son tour des comportements dangereux, pouvant aller jusqu’à la violence – ce dont l’a d’ailleurs accusé Amber Heard, vidéo à l’appui –, sont-ils en train d’avoir raison d’Edward aux mains d’argent ?

Incurable

Répondre oui à cette question serait aller un peu vite en besogne. Il ne faut pas, en effet, oublier une chose : malgré les deux années peu reluisantes qu’il vient de vivre, l’enfant terrible de Hollywood demeure un acteur exceptionnel.

Capable, aujourd’hui comme hier, de s’oublier pour un rôle qui lui tient à cœur, comme cela a été le cas avec le récent Richard Says Goodbye, un drame de Wayne Roberts, dont le tournage s’est achevé il y a quelques semaines.

Dans ce film dont il est le héros, Johnny incarne un brillant professeur d’université qui voit sa vie basculer le jour où il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable.

Pour prendre corps avec ce rôle de malade en phase terminale, le comédien s’est mis en condition, acceptant de perdre plusieurs kilos pour que son personnage soit crédible.

Comme l’a expliqué le réalisateur : « Il a cru en mon projet, et c’est son soutien qui m’a permis de tourner ce second long-métrage [après Katie Says Goodbye, ndlr]. »

Cette mine de papier mâché, ces joues creuses, et sa maigreur inquiétante ne seraient donc que du cinéma ?

C’est probable. Il n’en reste pas moins que l’artiste, qui a reçu en 1999 un César d’honneur pour l’ensemble de son travail, n’en a pas fini avec ses comportements destructeurs.

Début mai, lors du tournage de son tout dernier film City of Lies, qui sortira aux États-Unis en septembre prochain, Johnny a encore fait des siennes.

Ivre et sous l’emprise de substances psychotropes, il s’en est pris à un régisseur qui lui demandait de jouer plus rapidement une scène, en lui assénant un coup de poing dans les côtes.

Si la récente métamorphose physique de la star n’a peut-être rien d’inquiétant, son attitude, hélas, l’est encore trop souvent…

Lili CHABLIS

À découvrir