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Johnny Hallyday : Blessé, après une abjecte agression

Publié le 29 janvier 2016

  Alors qu’il était dans la plus pure émotion, lors des commémorations du 10 janvier dernier, le chanteur Johnny Hallyday s’est vu infliger publiquement un coup qui l’a laissé profondément meurtri.

Tristesse, recueillement, colère, gorges nouées : les mots se mêlent pour décrire ce qui s’est passé, ce dimanche 10 janvier, place de la République, à Paris. Il s’agissait, vous le savez, de commémorer les tragiques événements survenus en 2015 : la tuerie à Charlie Hebdo, d’abord, puis la fusillade à Montrouge, dans laquelle la policière municipale Clarissa Jean-Philippe a perdu la vie, et la prise d’otages à l’Hyper Cacher de Vincennes, sans oublier les nombreuses victimes des attentats du 13 novembre…

En ce début janvier, donc, dans la foule qui comptait plusieurs personnalités, dont le président Hollande, on sentait, presque palpable, une ferveur intense. Soudain, l’élan s’est mué en émotion pure lorsque Johnny Hallyday, tout de noir vêtu, s’est approché du micro et, visiblement bouleversé, a entonné sa chanson Un dimanche de janvier. Ce fut bien là le point culminant de cette déchirante cérémonie.

->Voir aussi - Johnny Hallyday : Victime d'une maladie qui le handicape

Hélas ! Il a fallu que cette émotion presque sacrée soit salie de la plus méprisable des façons, au point que Johnny en garde une blessure profonde, qui prendra sans doute beaucoup de temps à cicatriser.

Les attaques, en vérité, avaient commencé avant même l’événement : quatre jours plus tôt, le dessinateur Siné, ex-collaborateur du journal satirique, signait dans son propre magazine un éditorial cruel, visant directement le rocker.

Il y écrivait entre autres ceci : « Charb [directeur de la publication de Charlie Hebdo, disparu lors de la tuerie, ndlr] détestait Johnny Hallyday. Et c’est précisément à lui que nos “autorités” ont fait appel pour pousser la chansonnette en son honneur. […] De son vivant, [Charb] était le seul qui avait eu le courage de demander L’Internationale à son enterrement, ce qui avait quand même une autre gueule qu’une mélopée éculée, bafouillée dans un micro par un vieux réactionnaire. »

Insultes

Et ce n’était hélas rien par rapport à ce qui allait suivre. Quelques jours plus tard, effectivement, c’est une véritable bombe qui était lancée. La lettre de l’expansion affirmait en effet que la Mairie de Paris avait déboursé 30.000 euros pour s’octroyer les services du chanteur.

Il était précisé que cette somme couvrait le déplacement depuis Los Angeles, pour Johnny mais aussi pour Læticia, ainsi que les services d’un coiffeur et d’un maquilleur. Ce qui, du coup, faisait passer le rocker pour un vil profiteur ! Aussitôt, il s’est retrouvé couvert d’insultes sur Internet, de la part de personnes que cette annonce avait trompées dans leur bonne foi.

Car il y a bien eu tromperie ! Interrogée par Le Figaro, la Mairie de Paris dément ce montant : « Le coût pour la municipalité a été de 17.000 euros, affirme-t-elle. Le chiffre correspond essentiellement à des dépenses techniques. Le reste – le déplacement du chanteur notamment – a été réglé par ses soins ou par sa maison de production. »

Quelques jours plus tard, c’est le magazine Closer qui « monte au front » en affirmant avoir vu la facture, laquelle ne s’élèverait qu’à 11.407 euros ; la différence d’un peu plus de 5 500 euros s’expliquant par la non prise en compte des frais d’installation de la scène sur la place de la République. Pendant ce temps, Johnny Hallyday, lui, se taisait…

Finalement, l’ignoble rumeur s’est éteinte, le 25 janvier, avec l’intervention d’Ardavan Amir-Aslani, l’avocat de la star. Dans un communiqué officiel, celui-ci « dément catégoriquement les allégations grotesques publiées récemment dans la presse […]. Le chanteur, qui a été sollicité par la Mairie de Paris, […] n’a perçu aucun cachet pour cette prestation, et encore moins la prise en charge de quelconques frais personnels ».

Fin de l’histoire, donc ? D’une certaine manière, oui. Seulement, au détour d’une phrase de l’homme de loi, dans laquelle il parle de propos « blessants pour l’artiste », on comprend que, pour Johnny, l’épreuve a été si rude qu’il n’est pas près de l’oublier...

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Pierre-Marie Elstir

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