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Johnny Hallyday : Le livre qui piétine sa mémoire !

Publié le 12 décembre 2019

Dans “Laeticia H”, Laurence Favalelli, l’ex-agent artistique de Læticia, raconte l’envers du décor de la vie intime du célèbre couple.

Que se passait-il vraiment dans la vie intime de Johnny et Læticia ? De quoi étaient faites leurs relations, marquées par cet incroyable déséquilibre entre une star du rock adulée et une très jeune femme qui n’avait que peu d’expérience ? Qui était ce couple, une fois sorti de la lumière, quand, derrière les hauts murs de leurs demeures lointaines, ils se retrouvaient ?

Ces questions, beaucoup ont tenté d’y répondre, inventant un univers fait de rumeurs et de regards qui semblaient en dire long. Mais jusqu’ici, personne n’avait rendu compte de ce quotidien.

Aujourd’hui, celle qui les a suivis, bercés, maternés, aimés et haïs sans doute, a décidé de dire ce que ses yeux avaient vu, ses oreilles entendu. Une vérité qui est la sienne, mais dont la source est des plus fiables. Car, six années durant, à partir de 2012, Laurence Favalelli a été l’agent artistique de Læticia. Durant tout ce temps, sa vie est devenue celle du couple, ses jours comme ses nuits.

Avec le recul, c’est un portrait contrasté qu’elle dessine dans son livre, Laeticia H, paru aux éditions Michel Lafon, dont le magazine Elle a publié les bonnes feuilles. Attention âmes sensibles, car ce récit n’épargne personne ! D’une certaine façon, il piétine la mémoire d’un Johnny, que la France avait voulu fantasmer, et d’une Læticia si facilement détestée.


Parlons d’elle justement, qui a été tellement honnie ces derniers mois, tantôt veuve joyeuse cachant son jeu, tantôt réduite à l’état de comptable de la fortune de son époux. Pour tenter d’exister un peu face à un mari superstar, Læticia soigne son image. Plus, peut-être, que ce que l’on imaginait.

Laurence Favalelli se souvient d’un voyage au Vietnam, au cours duquel la femme de Johnny s’était rendue, accompagnée de deux photographes, à l’orphelinat Go Vap d’Hô Chi Minh-Ville. « Læticia […] s’avance vers un petit garçon, s’accroupit, pose délicatement sa main sur sa joue et sourit. » Une scène des plus émouvantes… Mais quand elle s’aperçoit que la photographe n’a pas dégainé son appareil, Læticia « la fusille du regard ! »

On apprend aussi que la mère de Jade et Joy « ne veut être prise qu’en posant » et que, « tous les soirs […], ou bien le matin au petit déjeuner, elle passe et repasse en revue les photos […] prises dans la journée, les retouchant en usant de toutes les applications ». Sa phobie de ne pas se trouver assez bien sur les clichés l’amènera un soir, alors qu’un photographe retouche son image avec son ordinateur, devant des proches de la jeune femme, à détester son agent qui ne l’aurait pas assez protégée. « Une amie de Læticia, et témoin de la scène, me dira son effarement devant son visage : un masque de haine, une “mise à mort”. […] Cette fois, c’était mon tour », écrit-elle.

La vie de Læticia est loin d’être idéale. Quand le rocker boit jusqu’à se fracasser le crâne après un concert en 2015, et que Laurence Favalelli voit son épouse se demander « pourquoi il a besoin d’en arriver là alors qu’il a tout pour lui », et qu’elle pense que « c’est peut-être trop dur d’être un dieu vivant sur terre », sa seule conclusion est : « On ne peut que l’aimer et lui pardonner »…

Ce qui n’empêche pas ce dieu vivant de s’adresser à sa femme de la façon la plus violente qui soit quand elle le contrarie, devant témoins évidemment, car Johnny est rarement seul. « Mais ferme ta gueule ! Qu’est-ce que tu fais ? Tu me fais chier ! » lui envoie-t-il…

Malheureuse, elle le sera vraiment lors de la disparition de Johnny, quand, entourée d’Hélène Darroze, de sa mère, Françoise, de Mamie Rock, à qui, entre parenthèses, on a retiré son téléphone « pour être sûrs qu’elle n’envoie pas de message comme elle le fait toujours », de Jean-François Piège et de son épouse, elle pleure toutes les larmes de son corps. « Ce n’est pas possible », dit-elle. Car son monde, Johnny, même s’il était fait de beaucoup de sentiments contraires, vient de s’écrouler.

Laurence Favalelli explique que Læticia n’a jamais cessé de s’acheter des vêtements et des chaussures de marque, pendant son deuil. Mais la veuve estimait qu’on ne pouvait pas la voir en train de faire du shopping… Quant au sujet Laura, on n’est pas étonné de lire que les apparences n’étaient pas trompeuses : « Même si Læticia dit et répète avoir toujours essayé de réparer les ponts cassés entre Laura et son père, les tacles qu’elle envoie souvent à l’encontre de sa belle-fille me sont devenus amèrement familiers ; elle s’en moque comme d’une rivale »…

Terriblement humain, trop peut-être, c’est ainsi qu’apparaît, au fil des mots, ce couple hors norme, qui a tant fait rêver…

Laurence PARIS

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