France Dimanche > Actualités > Josiane Balasko : L'actrice fait des confidences sur son enfance !

Actualités

Josiane Balasko : L'actrice fait des confidences sur son enfance !

Publié le 11 octobre 2021

.photos:jacovides-borde-moreau-/-bestimage
© JACOVIDES-BORDE-MOREAU / BESTIMAGE Josiane Balasko au photocall du film Tralala (séance de minuit) lors du 74ème festival international du film de Cannes le 14 juillet 2021

Celle dont le père est décédé d’un cancer du poumon alors qu’elle n’avait que 14 ans est revenue sur son enfance. Actuellement à l’affiche de sa comédie baptisée « Un Chalet à Gstaad », jouée au Théâtre des Nouveautés, Josiane Balasko s'est confiée sur ses parents et ses débuts au cinéma.

L’actrice est actuellement à l’affiche d’Un Chalet à Gstaad, la comédie qu’elle a écrite et dans laquelle elle joue également au Théâtre des Nouveautés. Pour le journal Le Monde, la mère de Marilou Berry s’est livrée sur une partie de son enfance, notamment sur la perte de son père, décédé d’un cancer du poumon lorsqu’elle n’avait que 14 ans et sur ses débuts en tant que comédienne.


Sur sa pièce actuelle, Josiane Balasko expliquait au Monde que « Ce qu’il y a de formidable au théâtre, c’est qu’on arrive avec un mal de crâne, on se dit qu’on ne va pas pouvoir jouer, et puis on le fait, et le mal disparaît en jouant. C’est la thérapie du théâtre… » Elle soupirait, puis ajoutait « Mon angoisse, c’est de faire un infarctus sur scène. Je ne peux pas leur faire ça ». Après cinquante ans de carrière, Josiane n’a pas dit son dernier mot ! En plus d’Un Chalet à Gstaad, elle est également à l’affiche de Tralala, la comédie musicale des frères Larrieu actuellement au cinéma. Elle sera aussi à l’écran, début décembre prochain, dans La Pièce rapportée d’Antonin Peretjatko, aux côtés d’Anaïs Demoustier et Philippe Katerine.

À ses débuts, Josiane Balaskovic, de son vrai nom, avait dans l’idée de faire des décors de théâtre et elle n’aurait jamais pu se douter qu’elle deviendrait un jour l’une des actrices préférées des Français. Le Monde rapporte que tout commence dans un bistrot. Son père, Ivan Balaskovic, débarque de Croatie dans les années 1930 et commence à travailler comme serveur dans un café-restaurant où il rencontre Fernande Gattechaut dont il tombera amoureux et qui lui donnera deux enfants. Ils ont d’abord un garçon puis dix-sept ans plus tard Josiane voit le jour. Cette dernière confiait : « Y aurait eu la pilule, je ne serais jamais arrivée, mais une fois que j’étais là, tout le monde était content, finalement ».

La famille Balaskovic ne roule pas sur l’or et tout le monde doit mettre la main à la pâte. Josiane se souvient de sa mère toujours derrière les fourneaux et raconte « J’ai vu cette femme travailler toute sa vie, du matin au soir, sentant la frite, suant au moment du coup de feu ». L’actrice grandit près de la gare de l’Est, où ses parents ont un bistrot, après un passage à Saint-Ouen. Au Monde, elle expliquait « Le bistrot, c’est un spectacle. Les gens y font des entrées comme au théâtre. Ceux du matin, café-calva, qui viennent rétablir le taux d’alcool dans le sang pour la journée. Ceux du soir, qu’on appelait les ambulants, parce qu’ils passaient la nuit dans un train, pour y trier le courrier… »

Josiane Balasko se décrit comme une enfant « turbulente, capricieuse, pénible… » qui « quand elle ne bouquine pas les livres que lui a laissés son scientifique de frère, astrophysicien au CNRS » fréquente les cinémas de quartier, sur les boulevards. Elle raconte qu’elle allait voir des westerns et des péplums avec son père et souligne « À 13 ans, j’avais vu tous les Maciste ». Avec sa grand-mère, elle va voir des films à l’eau de rose et se souvient « Jeunes filles en uniforme, Sissi impératrice, Les Jeunes Années d’une reine… Entre mon père et ma grand-mère, le choix était assez vaste ». Son père meurt d'un cancer du poumon quand elle a 14 ans et elle confiait « C’est vrai, les hommes étaient absents. Ma mère a été seule avec sa mère quand son père est mort. Et moi, je me suis retrouvée avec elles deux. Une famille réduite ».

Josiane arrête l’école en seconde, elle rate l’examen aux Arts déco et débarque, avec une amie, chez Tania Balachova, une actrice d’origine russe qui donne un cours où sont notamment passés Raymond Devos ou encore Michael Lonsdale. Elle raconte que « C’est comme ça que j’ai découvert que je pouvais faire rire, en donnant la réplique dans une pièce de Obaldia ».  En plus de ne pas aimer son nez, la jeune femme n’aime ni son prénom, ni son nom et déclarait  avoir choisi de se faire appeler Clémentine pendant six mois. Elle ajoutait d’ailleurs : « Je dois encore avoir une carte de membre de quelque chose à ce nom. Ça ne m’allait pas du tout ; maintenant les copains m’appellent Josy, j’aime bien » et de commenter son patronyme en affirmant que « ça faisait joueur de foot ». Josy débute «  à droite, à gauche » comme le souligne Le Monde et c’est Coluche, en lui offrant son premier rôle marquant, qui la lancera.

Kahina Boudjidj

À découvrir

Sur le même thème