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Josiane Balasko : Les petits secrets d’une grande actrice

Publié le 12 mai 2019

Omniprésente sur les écrans depuis près de cinquante ans, la pétillante comédienne Josiane Balasko est une personnalité originale qui cache bien son jeu.

Elle a débuté sur la petite scène du Splendid avec les copains, Clavier, Jugnot, Chazel, Lhermitte… Et voilà presque cinquante ans qu’elle trimbale sa bonhomie et son humour sur les planches des plus grands théâtres, les écrans de télé et surtout de ciné – elle est à l’affiche de pas moins de quatre films cette année : Grâce à Dieu de François Ozon, L’intervention de Fred Grivois, All inclusive de Fabien Onteniente et Vous êtes jeunes, vous êtes beaux de Franchin Don –, elle est même en librairie, avec un quatrième ouvrage Jamaiplu (éd. Pygmalion) qui s’annonce déjà comme un joli succès. À 69 ans, l’actrice fait parti depuis si longtemps de notre paysage que nous pensons bien la connaître. Pourtant, elle nous cache tant de petits secrets

Son vrai nom ? Balaskovic !
C’est celui de son père, d’origine croate. À la mort de ce dernier, alors qu’elle n’a que 14 ans, elle apprend l’existence d’un demi-frère en Yougoslavie, pays dans lequel elle passera dès lors toutes ses vacances. Sinon, elle déteste Josiane, son prénom. À tel point qu’un jour où, enfant, elle se perd dans un grand magasin, la caissière lance au micro : « La petite Michèle attend ses parents à l’accueil… » « Ils ont évidemment tout de suite su que c’était moi ! », s’amuse-t-elle encore aujourd’hui. à la fin des années 60, elle se fera un temps appeler Clémentine, mais elle en reviendra vite.

Son premier rôle : un boudin…
Pour le film de Roman Polanski, Le locataire, en 1976, son agent lui dit qu’il recherche un boudin, « J’y vais ! », lui répond-elle. « Je n’en étais pas un, reconnaît-elle, mais je me suis attifée n’importe comment, et j’ai eu le rôle. »

Habillée de fripes
Issue d’une famille modeste, elle n’avait pourtant pas le sentiment d’être pauvre. Elle vivait dans une mansarde, avec l’eau et les toilettes sur le palier. En revanche, elle se trouvait toujours mal « fagotée ». Ne roulant pas sur l’or, sa maman se fournissait chez des amis grossistes, afin de payer moins cher. Et pour que les vêtements durent plus longtemps, elle prenait toujours deux ou trois tailles au-dessus.

Les piments, elle adore !
Elle croque dans les piments comme vous dans une pomme. Son ami l’urgentiste Patrick Pelloux dit d’ailleurs qu’elle doit avoir « une anesthésie chronique des papilles gustatives et de la sphère ORL ». Il précise même qu’elle en cultive dans son jardinet, mais ne les trouve jamais assez forts, alors que personne n’arrive déjà à les manger.

Une Mamie gâteau
Heureuse grand-mère depuis que sa fille, Marilou Berry, a eu un petit Andy, il y a cinq mois, elle avoue que, même si son petit-fils ne parle pas encore, elle n’aura aucun problème à se faire appeler « Mamie ».

Un nez refait
Au milieu des années 70, elle a subi une rhinoplastie, car elle trouvait son nez trop long. Et « c’est le père de Clavier, otorhino, qui m’a proposé de me refaire le pif… J’ai accepté ! Depuis, plus de problème de profil, j’en ai deux parfaits ! »

Des faux ongles
Miss Balasko aime se ronger les ongles. Du coup, quand elle tourne, elle s’en fait poser des faux pour éviter d’avoir les doigts « comme des saucisses de Francfort ! » Sinon, elle n’est pas contre le botox ou une petite injection d’acide hyaluronique de temps en temps, sans pour autant se retrouver avec « un bec de canard ou ressembler à un monstre. »

Fan de jeux vidéo
Si Josiane n’est pas fan des jeux d’argent, elle est cependant complètement addict aux jeux vidéo, comme en ce moment The King of Towers, auquel elle joue tous les jours, pas moins de 4 heures, dès 7 heures le matin… « Je gère un royaume, explique-t-elle, donc c’est du boulot et des responsabilités. » Du coup, nombreux sont ceux qui se demandent où elle trouve le temps pour tourner ou écrire. « Si je ne jouais pas, j’aurais eu le temps d’écrire la Bible ! », avoue-t-elle alors, non sans humour.

Une petite femme de Pigalle !
Elle vit toujours en plein cœur du quartier Pigalle, dans le IXe arrondissement de Paris, tout près d’ailleurs de la clinique Marie-Louise qui l’a vue naître il y a bientôt 69 ans. Sa maison est remplie d’objets kitch à souhait, comme des dizaines de poupées Barbie toujours pas déballées, car « ça me replonge en enfance », explique-t-elle ; mais aussi des chiens en faïence ou des céramiques de Vallauris. « Un seul, ce serait de mauvais goût, plaisante-t-elle, mais trente, ça fait un peu trésor de pirate ! »

Aguilar, son patient anglais…
De 1974 à 1981, elle a été la compagne de Bruno Moynot, l’inoubliable Monsieur Preskovic dans Le Père Noël est une ordure. Avec le sculpteur Philippe Berry, frère de l’acteur Richard Berry, elle a eu Marilou, 36 ans, et adopté à la DDASS un fils d’origine antillaise, Rudy, 31 ans – approchant la quarantaine, elle ne se sentait plus l’énergie de pouponner à nouveau. Et, depuis quinze ans, elle est mariée à l’acteur amérindien, George Aguilar, « mon prince charmant », dit-elle, avec qui elle parle « franglanglais », car il ne maîtriserait pas très bien notre langue.

Laura VALMONT

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