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Julia Roberts : “Ma priorité : rester à la maison avec mes enfants !”

Publié le 31 mai 2016

Elle tricote, cuisine et emmène ses trois enfants à l’école… Rencontre avec une maman débordée, à mille lieues de l'image d’icône glamour de Julia Roberts.

Dans Joyeuse fête des Mères, film choral de Garry Marshall, dans les salles le 25 mai, elle incarne Miranda, une présentatrice de téléachat qui a préféré sa carrière professionnelle à sa vie personnelle. Une histoire aux antipodes de la réalité vécue par la pétillante Julia Roberts ! La comédienne est en effet une véritable mère poule qui veille tendrement sur sa nichée, ainsi qu’elle nous l’a confié…

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France Dimanche (F.D.) : Qui est la Julia Roberts intime ?

L'actrice et ses jumeaux de retour de leur match de base-ball
L'actrice et ses jumeaux de retour de leur match de base-ball

Julia Roberts (J.R.) : Je ne me maquille pratiquement jamais lorsque je ne tourne pas ! Est-ce suffisamment intime comme réponse ? [rires]. En revanche, je me lave les dents et me brosse les cheveux si vous cherchez un scoop ! [éclats de rire]. Cinq jours par semaine, je me lève très tôt, aux alentours de 5 h 15. Je prépare le petit déjeuner et les lunch boxes de mes enfants, et vérifie qu’il ne manque rien dans leur cartable ! Quatre jours par semaine, c’est moi qui les dépose à l’école, où je suis aussi bénévole. Il y a tellement de choses à faire que, quand j’ai fini, c’est déjà l’heure du déjeuner ! J’en profite pour préparer leur dîner, comme ça, je cours moins à la fin de la journée ! Ma vie est très routinière, vous savez. Je suis une maman comme beaucoup d’autres !

F.D. : À quoi ressemble votre maison ?

J.R. : Ce matin, quand je suis partie de chez moi, figurez-vous qu’il y avait une pile de linge sale ! Et je ne vous raconte pas le nombre de machines que j’ai en retard ! Ma maison est moderne, chaleureuse et confortable. Je ne collectionne rien, si ce n’est des bouquins et des Lego. Avec trois enfants chez moi, difficile d’y échapper !

F.D. : On a l’impression qu’ils sont votre priorité absolue…

J.R. : Quand on me propose un scénario, la première chose que je regarde est mon emploi du temps. J’aime mes enfants. Depuis que je suis maman, ma priorité est de rester à la maison avec eux ! Elle l’emporte sur toutes les autres. C’est un peu comme quand je reçois un scénario. J’en reçois beaucoup et je les lis tous, jusqu’à la dernière page, par conscience professionnelle ! Par expérience, je sais si un film est pour moi ou non ! Je n’aime pas forcer ma nature. Je n’aime pas non plus quand quelqu’un essaie de me faire entrer dans la peau d’un personnage pour lequel je ne ressens aucune affinité.

F.D. : À quoi ressemble votre vie de famille au quotidien ?

J.R. : Avec mon mari [Daniel Moder, ndlr], nous faisons tout notre possible pour que nos enfants grandissent dans un environnement sain et équilibré ! Je suis ravie qu’ils aillent à l’école, mais le fait de ne pas les voir durant huit heures par jour est horrible ! J’avoue que j’ai dû mal à les lâcher et il faut toujours que je me demande : « Mais qu’est-ce qu’ils font dans leur classe actuellement et que leur enseignent leurs profs ? » J’adore les voir pousser. C’est fascinant !

F.D. : Parlez-vous de cinéma avec eux ?

J.R. : Jamais ! Sauf quand je pars en tournage. À la maison, nous discutons plutôt de la préservation de l’eau. Les enfants ont bien compris que la Californie serait bientôt à sec si nous n’y prenions pas garde. C’est toute une éducation qui est à revoir !

F.D. : Est-il vrai que la cuisine est votre pièce préférée ?

J.R. : J’adore ma cuisine ! Je suis toujours en train de créer des recettes. Surtout pendant les vacances. C’est mon QG !

F.D. : Vous menez une vie trépidante. Que faites-vous pour décompresser ?

J.R. : Pendant le tournage de L’affaire Pélican, le décorateur Eric Bart m’a appris à tricoter. Je suis devenue accro. Quand vous maniez les aiguilles, vous ne voyez pas le temps passer. Et comme vous ne l’ignorez pas, sur un plateau, l’attente est souvent très longue ! J’ai aussi appris à ma fille à faire du tricot. En ce moment, mais ne lui répétez pas, je suis en train de confectionner une belle écharpe pour mon mari!

F.D. : On a l’impression que vous n’appréciez guère votre statut de star…

J.R. : Ce sont les médias qui m’ont collé ce titre. Du coup les gens ont une image tronquée de moi. Ils s’imaginent que j’habite à Hollywood, alors que je vis à New York, que je ne me déplace qu’en limousine, alors que j’adore marcher, et que je mange du caviar à la louche, alors que je préfère les pâtes ! Je ne suis pas démago lorsque je vous dis que je fais mes courses au supermarché ou que je vide mes poubelles moi-même. Les gens seraient étonnés s’ils savaient à quel point c’est simple d’être dans ma peau.

F.D. : Si vous n’aviez pas été actrice, qu’auriez-vous fait ?

J.R. : J’aurais voulu être vétérinaire. Enfant, j’avais même la prétention de croire qu’à l’instar de Blanche-Neige ou de Tarzan, j’étais capable de comprendre le langage des animaux qui m’entouraient. Le métier d’institutrice m’a – à un moment – attirée. À condition de ne pas avoir à enseigner les maths ! Sinon, j’aurais aimé savoir jouer du violoncelle, peindre des toiles de maître et comprendre le concept de pi sans me choper une migraine !

F.D. : Redoutez-vous l’approche de la cinquantaine ?

J.R. : Il y a des jours où vieillir ne me pose aucun problème, d’autres où prendre des rides n’a rien de plaisant. Tout est une question de gènes ! Nous sommes inégaux face à la nature. Vous aurez beau retourner les choses en tous sens et refaire le monde, cela n’entravera en rien l’inexorable marche du temps !

Reportage texte et photos : Frank Rousseau

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