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Julie Gayet : Comment elle a écarté Claire Chazal

Publié le 22 janvier 2016

Deux ans après la révélation de sa relation avec François Hollande, sort un livre choc qui lève le voile sur Julie Gayet "la fiancée du président"...

Elle est entrée dans la vie du président de la République par une porte cochère ; elle sort de l’Élysée par des portes dérobées… Deux ans après la révélation de son idylle avec François Hollande, l’absence et le silence de Julie Gayet – ses intermittences, pour reprendre le jeu de mots de nos confrères Soazig Quéméner et François Aubel qui lui consacrent un ouvrage* –, ne laissent pas de soulever des interrogations.

Qui est vraiment la comédienne ? Comment vit-elle avec le président ? Quelle est son influence sur lui ? À cette dernière question, les coauteurs apportent une réponse, en mettant en lumière le rôle qu’elle joue auprès du chef de l’État depuis que leurs routes se sont croisées.

->Voir aussi - Julie Gayet : Son caprice de star

Tout commence durant la campagne présidentielle de 2007, lorsque la jeune Julie, comédienne, s’affiche aux côtés de Ségolène Royal. À 35 ans, « c’est une fille très militante, très engagée pour des valeurs de gauche », confie dans le livre l’un des protagonistes de la campagne, qui précise même que, déjà, elle est prête à activer son réseau pour les besoins de la cause qu’elle défend.

Favori

Elle aurait ainsi fait du forcing auprès de Dany Boon, son partenaire dans Mon meilleur ami, une comédie de Patrice Leconte, pour le convaincre de ne pas soutenir officiellement Nicolas Sarkozy. L’a-t-il entendue ? En tout cas, il n’appuiera jamais l’actuel président des Républicains…

De l’aura déjà. De l’influence, sans doute. Mais de l’amour, point encore. Lorsque François Hollande la rencontre pour la première fois dans un dîner de soutien à Ségolène Royal, il ne « la calcule pas du tout », se souvient l’un des convives.

Quatre ans plus tard, suivant les pas de deux de ses proches, l’agent artistique Dominique Besnehard et l’homme politique Julien Dray, Julie Gayet se tourne tout naturellement vers Hollande dont elle fait son favori pour l’élection présidentielle. Proche de son équipe de campagne, en août 2011, lors d’un déjeuner, elle tape enfin dans l’œil de celui qui n’est encore que candidat à la primaire socialiste.

Deux mois plus tard, François Hollande sort vainqueur des joutes internes. Julie Gayet organise pour lui une rencontre avec des artistes au célèbre Cinéma des cinéastes, à Paris… Dès lors, cette femme qui a la capacité d’entraîner les gens derrière elle, prend de plus en plus d’ascendant sur le candidat. À tel point qu’elle n’a plus besoin de passer par des intermédiaires pour le joindre. Elle a désormais sa ligne directe.

Quant au champion des socialistes, son cœur est touché… Lorsque l’un de ses collaborateurs lui demande, feignant l’innocence : « Pour le cinéma, je crois que tu as quelqu’un ? », il rétorque, d’un air entendu : « Oui, j’ai tout ce qu’il me faut, je te remercie. » L’idylle secrète se noue…

Au début du quinquennat de son futur compagnon, Julie ne ménage pas sa peine pour le défendre. Son compte Twitter devient le relais des initiatives élyséennes touchant de près ou de loin à son activité. L’actrice se bat aussi pour ses propres convictions, n’hésitant pas à émettre des « gazouillis électroniques » qui, pour reprendre la formule consacrée, n’engagent qu’elle.

L’histoire prend une tout autre tournure après la publication des photos officialisant la liaison. Dès lors, tous les faits et gestes de « la fiancée du président » sont scrutés, décortiqués, interprétés. Ses interventions, rarissimes, n’en prennent que plus d’ampleur.

Oreille

« Elle a certainement de l’influence sur lui, confie un proche du chef de l’État aux auteurs du livre. Mais pas sur ses décisions. Il décide seul, j’en suis persuadé. Croire le contraire, c’est entretenir la mythologie du pouvoir des maîtresses. » La force de persuasion de Julie Gayet ne serait-elle qu’une illusion ? Pas si sûr…

D’après les coauteurs, elle serait même, à l’occasion, la suppléante de Fleur Pellerin, la ministre de la Culture. Sa présence à une inauguration, son passage furtif lors d’une discussion valent appui tacite de Hollande. A-t-elle pour autant son oreille ? Oui, affirment certains de ses proches. Éric de Chassey, l’époux d’Anne Consigny, aurait ainsi été reconduit, au terme de son mandat, à la tête de la Villa Médicis grâce à l’intercession de la grande amie de son épouse… Julie Gayet.

Il restera à Rome jusqu’à l’arrivée de Muriel Mayette, la femme de Gérard Holtz, en septembre dernier. L’ancien directeur du Centre national du cinéma, Éric Garandeau, qui trouve que Julie Gayet est « une fille très chouette », aurait lui aussi bénéficié de la relation amicale qu’il entretenait avec elle. À la grande surprise des proches du chef de l’État, cet énarque a été maintenu un an à son poste à la suite de l’élection présidentielle, après avoir été le conseiller à la culture, de 2007 à 2010, de Nicolas Sarkozy !

Enfin, ces dernières semaines, on prête à Julie Gayet une intervention qui aurait pu changer le cours de la carrière de Claire Chazal… (...)

* "Julie Gayet, une intermittente à l’Élysée", aux éditions du Moment.

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Christian Morales

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