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Julie Gayet : Elle pleure un ami cher !

Publié le 3 décembre 2015

Quelques jours plus tôt, ils partageaient encore des journées d’� émotion � et de soleil lors d’un festival dans le Var. Désormais, Julie Gayet va devoir vivre sans lui…

Les amitiés, dans le monde du cinéma, sont assez rares. Elles n’en sont donc que plus précieuses. C’est dire combien le lien unissant Julie Gayet à l’un des meilleurs spécialistes du grand écran en France, Jean-Jacques Bernard, était exceptionnel.

Cela faisait des années que la « fiancée » du président et le critique, visage de la chaîne Ciné + Classic, étaient amis, réunis par leur amour sincère pour le septième art.

Hélas, cette longue histoire d’amitié a été brutalement interrompue. Jeudi 12 novembre, Jean-Jacques Bernard, qui était l’un des invités d’honneur du célèbre festival du film de Sarlat, dans le Périgord, s’est soudain écroulé… Il venait d’animer un atelier rencontre entre 17 h 30 et 18 h 30, à l’ancien évêché, sur le thème de la critique des longs-métrages, lorsqu’il a été victime d’un malaise, en regagnant, à pied, son hôtel.

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Les pompiers sont rapidement arrivés à son chevet, le trouvant en arrêt cardio­respiratoire, et n’ont pas réussi à le ranimer. Il est mort quelques instants plus tard, emporté par une crise cardiaque.

Quelques jours plus tôt, entre le 3 et le 8 novembre, Julie et Jean-Jacques étaient à Montauroux, dans le Var, où se tenait la 13e édition du ciné-festival en Pays de Fayence. Un événement qui permet aux habitants de cette belle région de voir des films inédits ou rares, et de rencontrer des professionnels du cinéma…

Cette année, Jean-Jacques Bernard en présidait le jury, tandis que Julie était invitée en qualité de présidente d’honneur. « Je ne participe à ces événements que sur des coups de cœur, des envies. Si je suis présente, c’est parce que ça me parle », avait-elle confié à notre confrère Nice-Matin.

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Ce qui l’avait convaincue sans doute, dans ce cas précis, c’était la perspective de partager de bons moments avec son ami Jean-Jacques. Des moments qui lui tenaient tellement à cœur qu’elle les avait photographiés avec son téléphone portable !

Sur l’un de ces clichés, on découvre leurs visages proches l’un de l’autre pour être bien sûrs de figurer dans le cadre. Julie affiche un lumineux sourire, tandis que Jean-Jacques regarde l’objectif avec tendresse… Il a, pour la circonstance, retiré ses lunettes, peut-être pour paraître plus beau sur une image où il côtoie sa ravissante amie…

Sur une autre photo, prise au même endroit, ils sourient tous les deux, visiblement très complices… Et sur une troisième, Julie Gayet immortalise le critique, seul, dans la nature, sur fond de ciel bleu et de soleil.

Jean-Jacques Bernard
Jean-Jacques Bernard

Chagrin

Le 13 novembre dans la journée, le lendemain de la mort de son Monsieur Cinéma, elle a publié ces trois photos sur Facebook, témoins de ses derniers moments partagés avec cet homme qu’elle aimait tant, accompagnées de cette légende qui en dit long sur la peine qu’elle ressent : « Je n’arrive pas à le croire… »

Et sur le cliché où l’on voit Jean-Jacques éclairé par un rayon de soleil, elle a écrit ces quelques mots : « Il y a quelques jours nous étions là… J’entends encore sa voix… Immense tristesse ».

Quelques heures plus tard, elle publiait à nouveau une image d’elle et de son ami, postée par le compte Facebook du ciné-festival en Pays de Fayence…

Mais comme nous le savons tous, le soir de ce vendredi 13 novembre, une fureur meurtrière s’est abattue sur la capitale. Julie, qui était déjà sous le choc de cette triste disparition, n’aura pas eu le temps de laisser reposer son chagrin. Et encore moins celui de faire le deuil de la mort de son ami.

Seule consolation, ils ont été nombreux à vouloir rendre hommage à Jean-Jacques Bernard. À commencer par l’équipe du festival de Sarlat, bouleversée par cette disparition. Si la cérémonie de clôture a été annulée, du fait des trois jours de deuil national, les organisateurs ont lu un texte très touchant évoquant le disparu.

Fleur Pellerin, ministre de la Culture, a loué ses mérites avec des termes bien sentis, précisant que ce « président du Syndicat français de la critique de cinéma, […] avait exercé, en véritable amoureux du septième art, sa passion sur de nombreux supports, d’Antenne 2 à Première, en passant par Canal + », avant d’ajouter qu’il « défendait une vision généreuse – et exigeante – de la critique de cinéma. »

Depuis, les hommages se sont succédé, rendant justice à cet homme passionné. Mais Julie Gayet, elle, doit aujourd’hui pleurer, encore et encore, à la fois cet ami trop tôt disparu et tous ceux qui sont injustement tombés le 13 novembre sous les balles des terroristes, dans un unique chagrin…

Laurence Paris

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