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Julien de Top chef : “J’ai cuisiné pour Tom Cruise”

Publié le 5 mars 2013

Cet enfant adopté est devenu le maître queux favori des milliardaires et des stars américaines.

Avec son brassard rouge, son franc-parler et son énergie débordante, Julien Hagnery ne passe pas inaperçu. À 39 ans, ce cuisinier pour milliardaires entend aller jusqu’au bout de la 4e saison de Top chef.

France Dimanche (F.D.) : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous inscrire ?

Julien Hagnery (J.H.) : Au début, je n’avais pas vraiment envie d’y participer. La production m’a relancé deux fois avant que j’accepte. À l’approche de la quarantaine, j’ai finalement été séduit par ce challenge. J’avais peur de ne plus avoir la même énergie qu’avant, et j’avais tort. On verra bien où ça me mènera.

F.D. : Comment est née cette passion de la cuisine ?

J.H. : Je suis tombé dedans un peu par hasard, vers 14 ans. Vu mes résultats scolaires médiocres, ma mère m’a suggéré de m’orienter vers un métier manuel. Lorsque j’ai vu, sur un fascicule d’une école hôtelière, tous ces chefs avec leurs belles tenues, ça m’a tout de suite plu. À l’époque, j’étais loin de me douter que, quelques années plus tard, j’allais vivre de ça.

F.D. : Comment devient-on, comme vous, chef pour milliardaires ?

J.H. : À 27 ans, je suis parti vivre aux États-Unis, où j’ai commencé à travailler dans des bistrots français. Puis, je me suis retrouvé à cuisiner pour des particuliers. Ceux qui font appel à ce genre de services sont plutôt fortunés. J’ai ainsi eu la chance de faire la popote pour le rappeur Puff Daddy ou encore le comédien Tom Cruise, pour qui j’ai notamment préparé un buffet pour douze personnes. Son ex-femme, Katie Holmes, m’avait dit qu’elle adorait les salades. Je lui ai donc fait découvrir la salade niçoise, et elle a adoré.

F.D. : Pour quelles autres célébrités aimeriez-vous cuisiner ?

J.H. : Des gens que j’apprécie, comme Omar Sy, Jamel Debbouze, Gad Elmaleh ou Gérard Depardieu. Pour ce dernier, je pense que je pourrais lui faire plaisir avec un bon plat en sauce revisité à ma façon. Pourquoi pas un bœuf bourguignon au gingembre avec du saké à la place du vin rouge ? Sinon, mon rêve le plus fou serait sans doute de me mettre aux fourneaux pour Barack Obama.

F.D. : Vous avez un autre rêve, celui de gagner Top chef

J.H. : Évidemment ! Je suis un compétiteur dans l’âme. Si je gagne, j’aimerais ouvrir mon restaurant, et aussi créer une petite entreprise de cuisine à domicile pour des gens connus ou pas. D’ailleurs, quel que soit le client, je mets toujours autant de cœur à l’ouvrage.

F.D. : Où puisez-vous votre énergie ?

J.H. : Je vis chaque instant comme si c’était le dernier. Et cette façon de penser, je la dois à ma maman. En fait, je lui dois tout ! Quand elle est venue me chercher dans un orphelinat à Saigon, j’avais 14 mois. Je ne la remercierai jamais assez de m’avoir sauvé la vie. Et ma meilleure façon de la remercier, c’est de me battre à 100 % dans tout ce que j’entreprends. Je dis souvent que, pour savoir qui l’on est, il faut savoir d’où l’on vient.

F.D. : Êtes-vous déjà retourné au Vietnam ?

J.H. : Pas encore. J’y retournerais bien avec ma maman. Et pourquoi pas avec Sohan, mon fils de 3 ans, qui est tout pour moi. Contrairement à moi, je suis ravi qu’il puisse remarquer ses ressemblances physiques avec son papa et sa maman. Même si nous sommes aujourd’hui divorcés…

Interview : Philippe Callewaert

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