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Julien Lepers : “En moins de 12 heures, j’étais dehors !”

Publié le 15 janvier 2016

Quelques semaines après l’annonce de son  éviction  de France 3, l’animateur Julien Lepers nous a accordé un entretien exclusif.

Vous avez été nombreux à réagir à notre appel. Le mois dernier (dans notre n° 3616), nous vous invitions à exprimer votre colère, votre tristesse ou encore votre incompréhension suite à la regrettable éviction de Julien Lepers de l’émission Questions pour un champion, après 27 ans de bons et loyaux services. Très ému par vos témoignages de soutien et d’amour, l’animateur n’en reste pas moins dépité…

->Voir aussi - Julien Lepers : Rendez-nous notre Julien !

France Dimanche (F.D.) : Comment vous sentez-vous après avoir appris cette bien triste nouvelle ?

Julien Lepers (J.L.) : Je ne comprends pas bien ce qu’il m’arrive. C’est révoltant ! Je suis évidemment en désaccord avec Dana Hastier [directrice des programmes de France 3, ndlr]. Elle a tort sur toute la ligne, aussi bien sur le fond que sur la forme. Elle dit par exemple que les audiences ne sont pas bonnes. C’est n’importe quoi ! Nous en sommes à une moyenne de 1,8 million de téléspectateurs par émission. C’est un chiffre plus qu’honorable dans cette tranche horaire. Et le mois dernier, nous avons même carrément atteint les 2,72 millions [le 14 décembre, ndlr] ! Autant dire que c’est un programme qui marche encore très bien. Alors où est le problème ? Si une telle audience ne parvient pas à satisfaire Mme Hastier, je me demande bien ce que vont devenir tous les autres émissions qui ne réalisent pas de tels scores. Et il y en a beaucoup !

F.D. : Comment avez-vous appris qu’elle ne voulait plus de vous ?

J.L. : Ça s’est fait très vite. En moins de 12 heures, j’étais dehors. Je me suis retrouvé un jour dans le bureau de Dana Hastier, qui a pris cette décision après avoir demandé l’accord de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions. Nous étions face à face, mais c’était un dialogue de sourds. J’ai senti de l’arrogance et du cynisme de sa part. Ce qui m’arrive est véritablement injuste. Car je suis certain d’avoir raison sur toute la ligne. Cette émission a été et est toujours un très gros succès. Dana Hastier ne veut pas l’entendre. Que puis-je faire pour le lui faire comprendre ? Cette décision est d’autant plus dure que je suis mis à la porte sur-le-champ. Même 30 millions d’amis, dont je regrette également la suppression sur France 3, devrait rester à l’antenne jusqu’en juin, alors que moi, on m’a demandé d’arrêter immédiatement. Je n’ai donc même pas eu de préavis à effectuer.

F.D. : Les lecteurs de France Dimanche ont été nombreux à exprimer leur tristesse en apprenant votre départ. On imagine que cela doit vous toucher…

J.L. : Cela me touche énormément. Pour des tas de gens, Questions pour un champion est le seul plaisir de la journée. J’imagine donc qu’ils se sentent aujourd’hui très déstabilisés. Je sais très bien que je ne suis pas seul dans mon combat. Mais de savoir que tant de gens me soutiennent à ce point ne fait qu’accroître ma peine. Car même si cet élan d’amour me réconforte tout de même un peu, je crains que cela ne change rien. La décision de la chaîne semble bel et bien irrévocable… Quoi qu’il en soit, je tiens à remercier infiniment tous les lecteurs de France Dimanche pour cet amour qui me va droit au cœur !

Philippe Callewaert

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