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Julien Lepers : J'ai une profonde admiration pour Patrick Sébastien

Publié le 22 février 2008

Pour la quatrième année, Julien Lepers sillonne la France avec l'Imperial Symphony Orchestra

Voilà quatre années qu'avec l' « Imperial Symphony Orchestra », le public de France voit Julien Lepers sous un autre jour... Ceux qui connaissaient l'animateur décontracté de Questions pour un champion découvrent un chanteur touchant, amoureux de « grande musique » et de chansons populaires.

Rencontre avec un homme aux multiples facettes.

France Dimanche (F.D.) : Pourquoi avez-vous choisi d'animer ce spectacle avec l'Imperial Symphony Orchestra et de partir en tournée ?

Julien Lepers (J.L.) : C'est notre quatrième tournée. J'ai choisi de faire ce spectacle car j'ai toujours aimé la musique. En plus, c'est magnifique d'avoir son orchestre, de jouer les musiques que l'on aime... Et j'adore aller en province, être en contact avec les gens. Pendant le spectacle, je descends dans la salle, je vais parler au public... C'est très convivial. Pour moi, ce spectacle est donc un grand plaisir, qui conjugue le contact avec le public et mon amour pour la musique classique.

F D. : Avez-vous des rituels avant de monter sur scène, lorsque vous êtes encore dans votre loge ?

J.L. : Pas vraiment. J'essaye juste d'évacuer les petits, ou même les gros, soucis que l'on peut avoir... Il y a quelqu'un à qui je pense... C'est à Patrick Sébastien. Patrick Sébastien qui perd son fils et qui monte sur scène le lendemain... Vous voyez, j'en parle, et j'ai la chair de poule... C'est vraiment très dur. Mais je pense qu'il faut le faire et qu'il a eu raison. Il faut aller honorer de sa présence les gens qui se déplacent pour vous. J'ai une profonde admiration pour cet homme-là.

F. D. : Vous animez Questions pour un champion depuis vingt ans. Quel est donc le secret de votre extraordinaire longévité ?

J.L. :Je n'ai pas de recette personnelle. Je pense juste qu'il faut bien faire son travail, car tout cela, c'est le résultat du travail et de la passion. Et pour passionner les gens, il faut être passionné soimême. Chaque émission de Questions pour un champion est différente de la précédente : les candidats sont nouveaux, les questions sont nouvelles et les émotions sont nouvelles... France 3 est numéro un tous les soirs à 18 h 05. J'en suis à la fois étonné et très heureux. Étonné, car il n'y a pas de sexe, pas de bimbos, mais du savoir, de la connaissance, du suspense... Et je pense que Questions pour un champion est un jeu qui touche tout le monde, de 7 à 77 ans.

F.D. : Certains animateurs, comme Cauet dans sa Méthode, vous imitent, vous parodient . Qu'en pensez-vous ?

J.L. : Il m'a un jour invité sur son émission radio, et on a bien rigolé. À mon avis, il ne s'attendait pas à me voir comme ça. Pourtant, je suis le premier à m'amuser. J'ai une image trop sérieuse, qui ne correspond pas forcément à ce que je suis... Avec Cauet, on a passé deux heures formidables. Et s'il m'imite, je n'ai rien à dire. Après tout, cela prouve que je suis populaire.

F.D. : Cela ne vous a-t-il jamais agacé ?

J.L. : Non. Les gens qui essayent de m'imiter, ça ne m'a jamais vraiment dérangé. Je pense que je suis assez blindé maintenant. Cela ne me gêne pas du tout, à moins que ce ne soit insultant.

F.D. : Nous allons faire votre portrait chinois. Si vous étiez... une boisson ?

J.L. : Ce serait de l'eau. Calme, pure, limpide. J'aime bien.

F.D. : Un animal ?

J.L. : Un chat. À la fois sauvage, fidèle et affectueux.

F.D. : Un pays ?

J.L. : Excepté la France, j'aime beaucoup la Suisse. Et le Maroc aussi. J'aime le soleil, la nonchalance des gens, la chaleur qu'ils ont dans le cœur, leur enthousiasme, leur notion très forte de la famille.

F.D. : Et si vous étiez une chanson d'amour ?

J.L. : Il y en a tellement... Mais celle à laquelle je pense tout de suite, c'est Les Vieux Amants de Brel. Le mariage du texte et de la musique, la force de l'interprétation de Brel, c'est une pure merveille.

F.D. : Une qualité ?

J.L. : Je ne sais pas si c'est une qualité, mais ce serait le certainement le perfectionnisme. Je sais que l'on n'atteint pas la perfection, hélas ! Mais faire du mieux possible, essayer de captiver les gens, de leur faire plaisir, c'est moi...

F.D. : Et si vous étiez une époque ?

J.L. : J'ai beaucoup aimé les années 60. Pour moi ces années-là étaient mon ouverture à la vie : l'adolescence, les premiers émois, les premiers flirts, les premières émotions... Et la musique !

F.D. : Pour finir, quelle serait la question que vous aimeriez vous poser ?

J.L. : Ce serait sans doute : « Quelle est ta devise, Julien ?» Et ma réponse serait : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin. » Un peu comme on dit : « Quand on veut, on peut. » Cela résume assez bien ma philosophie.

Sophie Dumont

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