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Julien Lepers : Rattrapé par le Fisc !

Publié le 8 janvier 2019

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Cette semaine, le Fisc a condamné l’ancien animateur de « Questions pour un champion », Julien Lepers, à deux redressements fiscaux.

L’année vient à peine de commencer qu’elle a déjà des airs de déjà-vu pour Julien Lepers. En ce début de mois de janvier, la justice a décidé de condamner l'ancien présentateur de « Questions pour un champion » pour fraude fiscale.

Le sexagénaire n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai. En 1994, Julien Lepers avait déjà écopé d’un an de prison avec sursis, ainsi que d’une amende de 22 886 euros. La justice lui reprochait alors de n’avoir déclaré que la moitié de ses revenus entre 1984 et 1988 - soit 300 359 euros au lieu de 760 540 euros.

Cette fois-ci, c’est une somme bien plus importante qui n’apparaît pas sur ses revenus fiscaux. Entre 2000 et 2004, l’homme de 69 ans aurait omis de déclarer 1,08 million d’euros au Fisc. Un montant qui correspondrait, selon lui, à ses « frais professionnels ».

Boites de chocolats, confiseries, places de théâtre, annonce immobilière, lunettes, livraison de fleurs, parfums, bouteille de champagne, vêtements de femme, BD de Spiderman, livres et DVD pour enfants, restaurants, cadeaux, coiffeurs, travaux de photos et de dactylo : tout y passe !

Lors de son procès, Julien Lepers a tenté de justifier ses dépenses… Ses nombreux allers-retours à Dubaï ? C’était pour se créer un réseau dans le cas où « il perdrait son emploi ». Ses frais d’assistance juridique ? Pour l’aider à rédiger « un livre sur Michael Jackson » qu’on attend toujours. Ses frais de réception ? Une manière de « créer et d’entretenir des relations personnelles en vue d’une reconversion ». Ses abonnements à divers journaux comme Nice-Matin ou Paris Turf ? Pour développer ses connaissances car « il anime un jeu de culture générale ». Ses frais vestimentaires et de blanchisserie ? Car son travail « nécessite une apparence irréprochable ».  L’achat d’un téléphone portable et de cinq lignes téléphoniques (dont l’une payée par une autre personne) ? La nécessité d’ « être joignable » dans son métier.


Une défense hasardeuse qui n’a pas convaincue. Il faut dire que son ancien employeur ne lui a pas facilité la tâche. En déclarant que Julien Lepers ne rédigeait pas lui-même les questions du jeu et qu’il percevait chaque année 1 525 euros pour ses frais vestimentaires, la société de production de « Question pour un champion », Fremantle Media, a mis a mal le plaidoyer de son ancien collaborateur.

Et ce n’est pas tout ! À côté de son métier officiel, Julien Lepers a multiplié les activités : vente de son image, animation de jeux ou d’événements commerciaux… Des annexes qui lui auraient rapporté un beau petit pactole au fil des années (185 000 euros entre 2000 et 2001). Une rémunération importante qui aurait atterri directement sur le compte en banque de deux sociétés monégasques. 112 000 euros de revenus non déclarés « d’origine indéterminée » ont également été découverts.

À terme, Julien Lepers a donc été condamné à subir deux redressements fiscaux. Il a en outre écopé de deux pénalités de 40% : la première pour « mauvaise foi », la seconde pour ne pas avoir envoyé ses déclarations malgré plusieurs mises en demeure. Après contestation du principal intéressé, la Cour administrative d’appel a accepté de l’exempter de la pénalité de mauvaise foi pour le second redressement.

Un « geste » quand on considère la somme astronomique de 505 000 euros que Julien Lepers doit à présent verser au Fisc.

Julia NEUVILLE

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