France Dimanche > Actualités > Juliette Binoche : Ses galères avant la gloire !

Actualités

Juliette Binoche : Ses galères avant la gloire !

Publié le 27 octobre 2017

Au commencement des années 80, méconnaissable, Juliette Binoche est caissière dans un grand magasin et fait de la pub pour des friandises…

Si vous êtes allé acheter des lampes ou des bandes dessinées dans un célèbre grand magasin du IVe arrondissement de Paris, le BHV, il y a plus d’une trentaine d’années de cela, vous êtes peut-être tombé sur elle. Car à l’époque, pour gagner sa vie, Juliette Binoche y était caissière. Un métier bien éloigné de ses aspirations d’alors…

->Voir aussi - Juliette Binoche : La vie en couple, c'est pas gagné !

Comme elle l’a confié le 24 septembre dernier à Laurent Delahousse, dans 20 h 30 le dimanche, ses débuts dans la vie, en tant que comédienne, ont été plutôt difficiles… à avaler ! En effet, ce n’est pas très connu, mais l’actrice a fait de la pub pour une marque de bonbons, très mous et très gros, les Chamallows.

->Voir aussi - Juliette Binoche : En toute sincérité sur "Le divan"

Trois jours durant, elle a dû manger ces sucreries pour réaliser le spot et a avoué avoir ensuite mis un certain temps avant de pouvoir à nouveau les apprécier… Si elle apparaît dans le film toute jeune et toute fraîche, la Juliette que l’on y découvre est beaucoup plus ronde qu’aujourd’hui, et sa dentition moins harmonieuse.

Survie

Mais la jeune fille a la passion de la scène dans le sang, et son talent est déjà visible. Avant de recevoir à Hollywood un Oscar, si convoité, en 1997 pour son second rôle dans Le patient anglais et de devenir une des plus grandes artistes de l’Hexagone (elle peint, sculpte, danse aussi), elle a été confrontée à des situations compliquées.

C’est ce qu’elle avait confié en juin dernier dans les colonnes de Madame Figaro : « Les moments les plus extrêmes dans ma vie professionnelle, il me semble que cela a été les deux ans de castings à mes débuts. Les castings, c’est accepter de se faire humilier, de se foutre à poil quand on vous le demande. »

Et l’an dernier, se confiant à Catherine Ceylac dans Thé ou café, elle renforçait son propos en ces termes : « Des gestes déplacés, ça m’est arrivé de la part de producteurs, ou de metteurs en scène, d’ailleurs. Je les ai remis à leur place. Heureusement, j’ai toujours su le faire. C’est une espèce d’instinct de survie. »

Grâce à cet instinct, à son intelligence, Juliette semble avoir réussi à déjouer les pièges et les embûches que son métier avait mis sur son chemin. Et aujourd’hui, vraiment radieuse, elle crève l’écran dans le dernier film de Claire Denis, Un beau soleil intérieur.

Un titre qui lui colle à la peau, à l’âme, Juliette Binoche qui brille de cet éclat si particulier qu’ont les véritables artistes…

Laurence Paris

À découvrir