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Juliette Binoche : Victime d’une étrange malédiction !

Publié le 27 décembre 2018

Si Juliette Binoche accumule les prix, l’actrice n’en profite guère.

Cette brune à la beauté solaire a reçu le goût de la comédie en héritage, comme elle l’a confié à l’antenne de France Info, à l’occasion de la sortie de son dernier film réalisé par Naomi Kawase, Voyage à Yoshino : « Je viens d’une famille de gens de théâtre, d’artistes, j’ai été inspirée par eux. […] Le désir ou le besoin de jouer, ça a été dans la cour de récréation. Pour moi, ça a été une façon de m’envoler, de prendre une montgolfière et de partir loin, de sentir la joie d’être. »

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’actrice a su faire fructifier cet héritage, laissant guider son aérostat au gré du vent et surtout de ses envies. Car si Juliette estime, malgré le succès, devoir se remettre en question à chaque fois que l’œil d’une caméra se pose sur son visage épargné par le temps qui passe, rares sont ses consœurs pouvant se targuer d’avoir reçu une telle reconnaissance de la part du public et de leurs pairs. Son cas est même unique.

Car notre gloire nationale est la première actrice européenne à avoir remporté un prix d’interprétation dans les trois plus grands festivals de cinéma de la planète : la Palme d’or à Cannes, le Lion d’or à La Mostra de Venise et l’Ours d’or à Berlin. Mais force est de reconnaître que Juliette n’aura guère eu l’occasion de profiter de cette pluie de récompenses ni de partager son bonheur devant une salle enthousiaste.


C’est comme si elle était frappée par une étrange malédiction, comme elle le constate avec une pointe de fatalisme, toujours sur France Info : « Quand c’était Venise, j’étais allongée à l’hôpital, précise-t-elle, je venais d’accoucher ; au moment de Berlin, j’étais aux États-Unis pour faire la promotion du Patient anglais, parce que c’était les Oscars [un long-métrage grâce auquel elle décrochera celui de meilleur second rôle féminin, ndlr]. Je l’ai vécu sans vraiment les vivre. »

Bref, ce mauvais sort qui paraît s’acharner sur cette star internationale ne l’accable pas pour autant. Après tout, même si elle n’est pas là pour recevoir ses récompenses, Juliette sait bien que le plus important est de les avoir méritées. Et surtout, privilège rare, de continuer à vivre sa passion en pouvant s’offrir le luxe de choisir ses aventures. Mais il est, malgré tout, une remise de prix que la séduisante quinquagénaire ne devrait pas rater : celle de l’édition 2019 du festival de Berlin. Comme l’actrice sera présidente du jury, avouez que cela ferait mauvais genre…

Claude LEBLANC

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