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Karin Viard : Victime d’agressions sexuelles !

Publié le 9 novembre 2019

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© BESTIMAGE Karin Viard

“J’ai préféré passer à la casserole plutôt que de me rebeller”, a expliqué Karin Viard.

C’est une comédienne accomplie, adorée du public, que l’on découvrira en novembre, dans un rôle glaçant : celui d’une nounou, certes pas comme les autres, puisqu’elle assassine les enfants dont elle s’occupe ! Dans le film Chanson douce, inspirée d’un terrible fait-divers, Karin Viard quitte pour un temps ces rôles humoristiques qui lui collaient à la peau. Un choix qu’elle avait déjà fait l’année dernière, en acceptant de jouer la mère distante et égoïste d’une jeune fille abusée sexuellement, dans Les chatouilles, d’Andréa Bescond et Éric Métayer.

Et justement, à l’occasion de la sortie de ce film, l’actrice a avoué une terrible vérité : elle aussi a vécu ce traumatisme ! 

Elle s’en est d’ailleurs expliquée à notre confrère Gala. Dans un premier temps, elle n’a pas réellement pris la mesure de ce qui lui arrivait. C’est à la lumière du scandale Harvey Weinstein – ce producteur américain accusé par de nombreuses femmes de violences sexuelles – qu’elle a réalisé qu’une contrainte similaire avait été exercée sur elle ! « Quand j’ai pu subir des agressions sexuelles, je me suis interrogée, a-t-elle confié. N’avais-je pas envoyé de mauvais signaux ? Avant cette affaire-là, je n’étais pas consciente qu’il existait en effet des individus qui portent en eux l’ADN du prédateur »…


Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce n’est pas dans le cadre de son métier que Karin a eu à faire ce terrifiant type d’individu. Et, étrangement, elle a préféré ne pas s’opposer à leurs violences !

« Moi, je suis tombée sur des prédateurs sexuels qui ont anesthésié mes sensations, a-t-elle expliqué. Et j’ai préféré passer à la casserole plutôt que de me rebeller parce que ça me paraissait plus simple. C’est vous dire à quel point je reviens de loin ! »

Si ce comportement peut sembler étrange, Karin a pris le temps de l’analyser : tout d’abord, elle était d’une très grande naïveté, une authentique « oie banche », dit-elle. Et surtout, comme elle ne s’est jamais perçue comme une personne capable de susciter le désir, elle n’a pas pu comprendre que des hommes puissent la désirer. Et qu’ils puissent assouvir leur envie en outrepassant son consentement ! D’où cette façon incroyable de se sentir comme anesthésiée quand elle a été leur proie…

Aujourd’hui, il est certain que si la mère de Marguerite et Simone, 19 et 21 ans, avait affaire à un de ces prédateurs, elle saurait le repérer… Et il passerait sans doute un très très mauvais quart d’heure !

Laurence PARIS

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