France Dimanche > Actualités > Karine Ferri : "Je n'arrêterai jamais mon combat contre cette maladie !"

Actualités

Karine Ferri : "Je n'arrêterai jamais mon combat contre cette maladie !"

Publié le 19 novembre 2010

Aux commandes de trois émissions sur Direct 8, la jeune femme Karine Ferri trouve toujours le temps de s'occuper de L'Association de Grégory Lemarchal qui reste sa priorité.  

Depuis la rentrée, la belle brune est sur tous les fronts ! Avec trois émissions à la télévision, sur Direct 8, et une à la radio, chaque matin sur NRJ, au côté de Nikos Aliagas, Karine Ferri n'a plus une minute à elle.

Et lorsque les projecteurs s'éteignent, elle continue de mener son combat, celui qu'elle livre, depuis des années, contre la mucoviscidose. Celle qui se dit « marquée à vie » par la disparition de Grégory Lemarchal, qui a été son compagnon entre 2005 et 2007, nous a ouvert son cœur, pour une interview exclusive, bouleversante de sincérité...

->Voir aussi - Karine Ferri : Elle a retrouvé le bonheur !

France Dimanche (F.D.) : Après six années passées dans le groupe M 6, vous voici désormais sur Direct 8, aux commandes de trois nouvelles émissions ! Qu'est-ce qui a pu motiver un tel changement dans votre vie ?

Karine Ferri (K.F.) : L'envie de changer de registre, tout simplement. Et les projets de cette chaîne m'ont enthousiasmée. Sincèrement, je ne pouvais pas rêver mieux. Avec Mademoiselle cinéma, je parle du septième art, l'une de mes grandes passions. Dans Ma vie, j'aborde des sujets de société très actuels, et, avec L'amour au menu, je présente une émission de rencontre divertissante et originale.

F.D. : Une émission que l'on pourra voir tous les samedis soirs, en première et en deuxième partie de soirée, à partir du 25 novembre. La chaîne Direct 8 semble compter particulièrement sur ce programme...

K.F. : Parce qu'il est vraiment novateur. L'amour au menu existe déjà à l'étranger, et ça cartonne ! Le principe d'associer l'amour et la cuisine, deux thèmes qui fonctionnent très bien en France, c'est un vrai plus.

F.D. : En gros, il s'agit d'une sorte de Tournez manège gastronomique...

K.F. : On peut dire ça... Sauf que là, les candidats se découvrent bien plus rapidement. Et les téléspectateurs peuvent suivre leurs rencontres. Chaque célibataire espère trouver l'âme sœur à travers des plats cuisinés. Cinq menus leur sont proposés, et ils doivent en choisir trois. À partir de là, ils rencontrent ceux et celles qui se cachent derrière... C'est la surprise ! Bonne ou mauvaise, ça dépend... Mais, à l'arrivée, ça donne une émission très émouvante.

F.D. : Imaginons un instant que nous participions tous les deux à cette émission, et que je veuille vous séduire en cuisinant. Quel plat devrais-je vous mijoter ?

K.F. : Franchement, peu importe... Tant que vous vous en êtes donné les moyens, c'est la seule chose qui compte ! Le fait d'y avoir pensé, d'avoir pris de votre temps, et de vous être creusé les méninges, c'est ça qui peut me séduire. Je trouve ça très touchant. Et puis, de toute façon, je suis une bonne vivante, je mange de tout !

F.D. : Vous êtes d'origine portugaise par votre mère, et italienne par votre père... Laquelle de ces deux cuisines préférez-vous ?

K.F. : Les deux ont des saveurs si différentes... Je ne peux pas choisir ! En revanche, s'il faut que je passe aux fourneaux, la cuisine italienne, à base de pâtes, me convient mieux. La portugaise est vraiment trop complexe. Mais quoi qu'il en soit, même si je suis très fière de mes origines, et que j'en suis très proche, je suis française avant tout. Et notre cuisine est vraiment la meilleure !

F.D. : Au-delà de votre carrière, continuez-vous à vous investir dans l'association Grégory Lemarchal, qui lutte contre la mucoviscidose ?

K.F. : Plus que jamais ! Vous savez, quand on a vécu les choses de l'intérieur, que l'on a été si proche de la maladie, ce qui est mon cas, on ne peut pas faire autrement. C'est impossible. Quelle que soit la manière dont ma vie évolue, ce combat sera toujours ma priorité.

F.D. : Justement, où en êtes-vous de ce combat, aujourd'hui ?

K.F. : Nous avançons toujours main dans la main avec la familledeGrégory [ Karine est très émue, ndlr ]. La lutte continue. Nous sommes notamment sur des gros projets de rénovation de services pneumologiques. En parallèle, nous continuons également à récolter de l'argent pour faire avancer la recherche, et nous poursuivons un véritable travail de fond, afin de sensibiliser les gens aux dons d'organes, si essentiels à la survie des malades. Il faut faire évoluer les mentalités...

F.D. : C'est-à-dire ?

K.F. : Il y a encore trop de tabous... Même politiquement, les choses devraient pouvoir évoluer différemment. Les mentalités avancent, mais jamais autant que nous l'espérons. Il faut dire que lorsqu'on est autant concerné par une cause, il est difficile d'être objectif. Et il y a encore tellement de choses à faire...

F.D. : Il est assez rare de voir des personnalités telles que vous, aussi engagées pour une cause...

K.F. : C'est vrai qu'il n'y en a jamais assez. Mais moi, je suis marquée à vie ! Pour les raisons que tout le monde connaît... Je n'arrêterai jamais mon combat contre cette maladie. Je suis catégorique. C'est l'une de mes raisons de vivre !

F.D. : À travers vos propos, on a l'impression que, depuis la mort de Grégory, vous vivez différemment... Les bonheurs comme les malheurs...

K.F. : Ce qui m'est arrivé avec Grégory me permet aujourd'hui de garder les pieds sur terre, ainsi que le sens des priorités. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas grand-chose, et que tout peut arriver. Tout peut s'arrêter du jour au lendemain ! Alors, s'il y a une chose que je n'oublie pas aujourd'hui, c'est que nous n'avons qu'une vie...

Florian Anselme

À découvrir