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Karine Le Marchand : Elle doit tout à son ex !

Publié le 24 décembre 2018

C’est grâce à un pilote de chasse que Karine Le Marchand a commencé sa carrière.

Elle est tellement à l’aise à l’écran et semble si heureuse face aux caméras qu’on pourrait croire que Karine Le Marchand a réalisé son rêve d’enfant en devenant une pro des médias ! Or, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’énergique et attachante présentatrice de L’Amour est dans le pré, sur M6, n’a jamais souhaité devenir une femme de la télé et encore moins une célébrité. C’est vraiment par hasard que la Nancéienne a, un beau jour, commencé par mettre un pied dans le monde de la mode et fini par poser l’autre dans l’univers de la petite lucarne !

Mais avant de devenir l’une des personnalités préférées des Français, la ravissante animatrice de 50 ans a commencé par écouter son cœur. Oui, son cœur ! Et bien lui en a pris puisque, grâce à cet élan d’amour – qui n’était pas encore dans le pré ! –, une porte s’est ouverte pour Karine, qui a découvert les podiums, et la capitale, à l’âge de 17 ans ! « J’ai suivi mon amoureux, vient-elle de confier dans Télé 7 Jours. Il était pilote de chasse à Toul quand je l’ai rencontré. Il était très beau et voulait être mannequin. » Toujours prête à rendre service, un trait de caractère qui ne l’a jamais quitté, la délicieuse jeune fille accompagne son chéri au casting organisé par la prestigieuse agence Elite. On peut sans peine imaginer le trac de son homme se présentant devant des professionnels exigeants. Des juges qui ne ménagent pas les candidats au mannequinat. Hélas, le compagnon de Karine, plein d’espoir, est tombé de haut ce jour-là car la réponse fut négative pour lui… mais pas pour tout le monde, comme le rapporte Miss Le Marchand : « Ils lui ont dit : “Vous non, mais la petite…” »

Si « la petite » en question n’en dit pas plus de ce qu’il advint de son idylle avec le beau pilote, cette première reconnaissance en tant que top model lui a donné un sérieux coup de pouce ! Pour autant, son parcours dans ce domaine a été loin de ressembler à un long fleuve tranquille même si, au départ, il semblait commencer sous les meilleurs auspices. « À Nancy, pour me faire de l’argent de poche, je défilais. Ma sœur m’avait prise en photo et avait envoyé ses clichés au magazine 20 ans pour un concours. J’ai été finaliste. » Pourtant, arrivée à Paris en 1986 dans le but de s’y installer, la jolie métisse participe à des défilés, mais ne parvient pas à être sélectionnée pour des campagnes de publicités ni à faire la couverture des magazines. Et elle pense connaître la raison de ses échecs : « Il n’y avait pas beaucoup de place pour les filles noires. »


Qu’à cela ne tienne, Karine n’est pas du genre à se laisser décourager par des refus. Une fois dans la capitale, la présentatrice d’Une ambition intime exerce tous les métiers, toujours avec la même joie de vivre et le même dynamisme ! Vendeuse chez Sonia Rykiel, directrice de la boutique Paco Rabanne dans le quartier Saint-Germain, chauffeur de maître, rien ne la rebute… « J’ai notamment dit à un producteur de cinéma : “Je veux apprendre ce métier mais je préfère ne pas être payée plutôt que d’apporter le café !” Un mois après, j’étais à Milan pour défendre ses films lors d’un festival. Je ne comprenais rien à ce qu’on me racontait mais j’ai adoré. »

Culottée et intrépide, on vous dit ! Ce sont sûrement ces deux qualités qui l’ont conduite, encore par des chemins détournés, à intégrer le milieu du petit écran, où elle excelle désormais. Elle qui avoue pourtant : « Je n’ai jamais voulu faire de la télé. Quand je suis arrivée à Paris, je voulais chanter. »

Mais alors par quel hasard celle qui a aussi joué les choristes pour Indra ou David Hasselhoff s’est-elle retrouvée propulsée au premier plan des médias ? Aurait-elle une nouvelle fois séduit un décideur en accompagnant l’élu de son cœur à un entretien d’embauche ? Non, pas du tout ! Celle qui assure : « Quand la porte se fermait, je passais par la fenêtre » n’a pas hésité à changer d’identité pour arriver à ses fins. « Un jour, avoue-t-elle, j’ai même écrit une lettre où je me faisais passer pour ma mère qui suppliait la personne de m’embaucher. C’était le directeur des programmes de RMC, qui venait d’être nommé à TMC. Il m’a fait débuter à la télévision. »

C’est à peu près à cette époque que Karine Mfayokurera, de mère lorraine et de père burundais, est devenue Karine Le Marchand, un patronyme qui ne la quittera plus, emprunté à son cher et tendre d’alors ! À croire que les hommes de sa vie ont, chaque fois, sans le vouloir vraiment, contribué à sa réussite.

Aujourd’hui, la maman d’Alya, née en 2003, peut être fière de son parcours, mais aussi et surtout du bonheur qu’elle dispense à ceux qui l’entourent. Dans son émission phare sur M6 où, depuis douze ans, Karine aide agriculteurs et agricultrices solitaires à trouver l’âme sœur, elle est aussi une vraie fée pour ses amis fidèles, tels l’animateur et comédien Stéphane Plaza, Michaël, le pharmacien rencontré sur le plateau des Maternelles en 2008, ou encore l’humoriste des Grosses têtes sur RTL, Jeanfi Janssens. Tous témoignent de sa gentillesse et encensent son côté mère poule toujours prête à les soutenir. Un juste retour des choses…

Clara MARGAUX

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