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Koh-Lanta : Hada “Je donnerai les 100.000 euros 
à ma mère”

Publié le 20 mars 2017

Grâce au jeu, 
la jeune  Antiboise, Hada de Koh-Lanta, 
a appris à dire 
“Je t’aime”.

Hada (Unique en arabe) a un joli prénom et un fort caractère. Elle manie volontiers le franc-parler mais toujours avec humour. Cette conseillère de vente de 31 ans, membre de l’équipe des Bleus dans Koh-Lanta, est ravie de son aventure et insiste sur le côté authentique du jeu, dont le deuxième épisode est diffusé ce vendredi sur TF1.

« L’émission reflète la vérité de cette aventure formidable. Je suis telle qu’on me voit, tchatcheuse, maladroite, et je le suis restée. »

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France Dimanche (F.D.) : Pourquoi vous êtes-vous inscrite à Koh-Lanta ?

Hada (H.) : Pour moi et pour ma mère. J’avais envie de relever le défi. Je suis une grosse travailleuse, très vaillante. Je voulais voir si je réussissais à rester courageuse, même dans des conditions extrêmes. Et je désirais envoyer un message à ma mère, lui dire que je l’aime très fort. Si je gagne, je lui donnerai la totalité des 100.000 euros, pour améliorer sa toute petite retraite.

F.D. : Vous avez toujours été une fan…

H. : Depuis la première émission ! Je n’ai jamais raté une diffusion. Je me rappelle que j’étais furieuse quand Koh-Lanta était remplacé par un match de foot.

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F.D. : Mais pourquoi avoir attendu cette année pour participer ?

H. : C’est une drôle d’histoire. Mes sœurs m’avaient inscrite aux Reines du shopping de Cristina Cordula et j’ai été contactée. Je n’y suis pas allée mais je me suis dit que si M6 m’avait choisie, j’avais mes chances pour Koh-Lanta.

F.D. : Quels sont vos points forts ?

H. : L’humour d’abord. Ensuite le sens du partage, que ma mère nous a appris. Et enfin, l’amour de la justice. Si une personne est attaquée sans raison, je sors mes griffes. Je ne supporte pas de voir les autres souffrir.

F.D. : Et vos points faibles ?

H. : Je suis vraiment maladroite, c’est mon côté Pierre Richard. Sinon, j’ai du mal avec l’eau, même si je vis au bord de la mer. J’ai même pris des cours de natation avant le jeu. Je ne suis pas très classe quand je nage, mais au moins c’est efficace. Et, comme j’ai eu un accident de la route, j’ai du mal à lever la jambe. Pourtant, je fais pas mal de sport : de la boxe thaï et de la course à pied.

F.D. : Votre métier de vendeuse vous a-t-il aidée dans cette compétition ?

H. : Quand on est commerçant, il faut être avenant et savoir conseiller le client en fonction de sa personnalité. J’ai donc pu m’adapter facilement à mes partenaires. Même si j’ai mon franc-parler et un fort caractère. Mais quand je râle, c’est toujours justifié.

F.D. : Quelle était votre pire crainte ?

H. : Ne pas m’entendre avec mes partenaires, justement à cause de mon caractère. Quand j’ai découvert les membres de l’équipe des Bleus, j’ai pensé : aïe, aïe, aïe ! Et en fait, tout va bien. Ma préférée, c’est sans doute Kelly, dotée pourtant, elle aussi, d’une forte personnalité.

F.D. : Pensez-vous être dans une équipe de gagnants ?

H. : Depuis le début, j’en suis convaincue. Si on n’a pas remporté le totem la première fois, c’est parce qu’on ne s’est pas écoutés, on était trop individualistes. En tout cas, je sais qu’on gagne ou on perd ensemble. Ce n’est jamais la responsabilité d’une seule personne.

F.D. : Votre moment le plus dur ?

H. : Comme je fais le ramadan, j’ai un peu l’habitude d’avoir faim, et j’avais pris exprès 10 kg pour me constituer des réserves. À l’écran, j’ai d’ailleurs l’air d’un pop-corn. Ce qui est vraiment dur physiquement, c’est la pluie. Dormir avec des vêtements mouillés, sur du sable très dur, plein de puces, c’est terrible ! Le temps paraît interminable.

F.D. : Qu’est-ce qui vous a le plus manqué ?

H. : Le café. D’habitude, je carbure à la caféine. Une fois le jeu terminé, c’est la première chose que j’ai demandée.

F.D.  : Vous êtes plutôt coquette, on vous a même vue avec du rouge à lèvres. Pourtant Koh-Lanta n’est pas l’émission idéale pour rester féminine…

H. : Je n’avais pas emporté de cosmétiques. Mais, en me promenant, j’ai repéré un tube de rouge à lèvres qui flottait sur l’eau. J’en ai mis pour m’amuser. Pour vite l’enlever, dès que la production m’a parlé des bactéries. Je ne suis pas capable de voir un plant de manioc juste à côté de moi, mais un rouge à lèvres sur la mer, oui. C’est tout moi, ça ! C’est Hada ! C’est vrai que je suis coquette. Dommage que sur Koh-Lanta, je n’aie l’air de rien. Je voulais être discrète, mais je porte des chapeaux, des bonnets, et, du coup, on ne voit que moi. Je suis dégoûtée…

F.D. : Qu’avez-vous appris sur vous-même lors de cette émission ?

H. : Je me suis découverte beaucoup plus émotive que je ne le croyais. J’ai essayé de me contrôler, d’intérioriser ce que je ressentais. Mais avec la fatigue, tout ressort encore plus fort : les larmes, les cris. Comme des psys nous suivent après l’aventure, j’ai pu comprendre ce qui était important pour moi. Auparavant, je ne savais pas exprimer ce que je ressentais, je préférais offrir des cadeaux. Aujourd’hui, j’ai appris à dire « Je t’aime », sans me sentir obligée de le prouver tout le temps. Je suis aussi plus attentive aux autres, je les écoute davantage.

F.D. : Comment s’est passé l’après-
Koh-Lanta, à Antibes ?

H. : J’ai été promue, je suis devenue cadre. Mon absence a permis à mes patrons de se rendre compte de mes capacités et de la place que j’occupais dans mon travail. J’ai aussi envie de voyager davantage. Ma première destination : le Cambodge, mais en dormant dans un bon lit.

Béatrix Grégoire

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