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Koh-Lanta : Laureen “Je suis loin d’être une baroudeuse  !”

Publié le 26 février 2016

Sans l’abandon de Charlie avant le premier conseil de Koh-Lanta, Laureen n’aurait jamais pris part à l’aventure. Mais qui est cette nouvelle candidate qui vient de débarquer par � surprise � dans l’équipe des Jaunes ?

Dans le tout premier épisode de cette quinzième saison, une candidate a abandonné avant même de passer au conseil. Une première dans l’histoire de Koh-Lanta ! Migraineuse chronique, Charlie a en effet dû renoncer à poursuivre à cause de violents maux de tête. Mais son malheur aura fait le bonheur de Laureen.

Cette ravissante étudiante cannoise de 26 ans se réjouit de prendre part à l’aventure, même si sa situation de nouvelle arrivante s’annonce pour le moins compliquée à gérer…

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France Dimanche (F.D.) : Qu’est-ce qui vous a incitée à faire Koh-Lanta ?

Laureen (L.) : J’ai juste eu envie de sortir de mon confort, de faire quelque chose qui casse l’image que l’on a de moi. On s’est souvent moqué de moi pour mon côté coquette, très citadine. J’ai des amis qui adorent faire des randonnées, alors forcément, ce n’est pas moi qu’ils appellent en premier pour se joindre à eux. Il faut dire que je suis loin d’être une baroudeuse. Je me sens mieux en talons aiguilles que dans des chaussures de rando. Je n’ai absolument pas fait Koh-Lanta pour devenir célèbre, mais je ne vais pas non plus bouder mon petit quart d’heure de gloire. Toutefois je n’y crois pas trop, parce que j’ai un visage qui s’oublie, qu’on ne retient pas. C’est comme ça, je n’y peux rien.

F.D. : Vous ne semblez pas avoir le profil idéal pour ce genre d’aventure…

L. : Je suis consciente que c’est un peu surprenant. Je dois avoir un côté maso. Une chose est sûre, je suis une fonceuse et j’aime bien me lancer des défis fous, comme celui-là. Je déteste m’ennuyer et je fais tout pour sortir de mon quotidien. Avec le jeu, je savais que j’allais être servie ! Quand j’ai annoncé à mes proches que je faisais partie des candidates sélectionnées, ils ont tous éclaté de rire. Ils n’y croyaient pas du tout. Mon oncle m’a même dit : « Sais-tu, Laureen, qu’on ne peut pas mettre de talons aiguilles à Koh-Lanta ? » Je ne me suis pas vexée, parce qu’ils savent que je suis quelqu’un qui s’adapte facilement. Quand je fais quelque chose, je ne le fais jamais à moitié. Je suis tenace. Et je me suis toujours débrouillée toute seule dans la vie. Ce que je veux, je l’obtiens très souvent. Ou du moins, je me donne tous les moyens pour y arriver. Voilà pourquoi ils ont confiance en moi. Ils savent que si je me lance dans l’aventure, aussi dur que cela puisse être, ce n’est pas pour faire du tourisme.

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F.D. : Donc vous n’aviez ni trousse de maquillage ni talons aiguilles dans votre sac à dos…

L. : Non, bien sûr ! Vous remarquerez même dans les prochains épisodes que je suis habillée comme un petit garçon. Je ne savais pas quoi mettre dans mon sac. J’ai donc opté pour le plus pratique. J’ai préféré prendre des tee-shirts qui me couvrent les épaules et des shorts très masculins, plutôt que des petits débardeurs féminins. Mais après coup, je le regrette. J’aurais quand même dû prendre des vêtements un peu plus mignons. Parce que là, je ressemble vraiment à un boy-scout ! (rires)

F.D. : Qu’avez-vous fait durant les deux premiers jours de tournage ?

L. : Je suis arrivée comme tout le monde en Thaïlande, mais au lieu de rejoindre l’île sauvage avec les autres, je suis restée toute seule dans un hôtel voisin à attendre, prête à remplacer quelqu’un qui se blesserait ou abandonnerait prématurément. C’est d’ailleurs assez dur d’être si près du but, sans savoir si l’on va avoir la chance d’être de la partie ou non. C’est mentalement très difficile à gérer, parce qu’on attend que quelqu’un se fasse mal. Sans l’abandon de Charlie, je serais partie dès le lendemain du premier conseil.

F.D. : Comment avez-vous appris la nouvelle ?

L. : Tout s’est passé très vite. On m’a annoncé que quelqu’un avait abandonné, et deux heures plus tard, j’étais devant Denis Brogniart qui me présentait à l’équipe des Jaunes. Ça s’est d’ailleurs vu à l’écran. J’avais les yeux dans le vide, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. C’est très frustrant d’avoir manqué le début du jeu. J’aurais bien aimé participer à la construction du camp, par exemple. Au moins, je me dis que je ne me suis pas écorché les jambes. J’ai appris plus tard qu’ils avaient tous souffert les deux premiers jours. J’ai donc échappé à ça.

F.D. : Quelles ont été vos plus grandes craintes ?

L. : J’ai surtout stressé en me demandant comment j’allais réussir à m’adapter, à me faire accepter par le groupe, et me rendre utile durant les épreuves. D’autant plus que je n’aime pas trop la vie en communauté. Quand j’étais petite, c’était un cauchemar pour moi de partir en colonie de vacances ou même au centre aéré. Avec moi, les relations peuvent parfois être compliquées : soit je suis toute calme, très diplomate, et on ne me prend pas au sérieux ; soit je suis un peu plus sèche, et ça peut heurter certains.

F.D. : Auriez-vous préféré vous retrouver avec les Rouges qui semblent bien plus forts physiquement ?

L. : C’est vrai qu’au début, je me suis dit que les équipes n’étaient vraiment pas équitables. Mais je suis un peu fataliste et je me contente de ce que j’ai. Et puis ça ne doit pas être facile non plus chez les Rouges : je suis sûre que je n’aurais pas supporté Romain, par exemple, et vice-versa. En revanche, je n’ai sans doute pas le gabarit que les Jaunes auraient espéré voir arriver dans leur équipe.

F.D. : Vos proches vous ont-ils manqué quand vous étiez sur l’île ?

L. : Surtout ma mère et ma grande sœur. Mon père a quitté la maison quand j’étais très jeune. Il vit aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie, et ça fait plus de deux ans que je ne l’ai pas vu. Je ne l’ai même pas prévenu que je partais faire Koh-Lanta. En fait, j’ai coupé très vite le cordon avec ma famille. À 18 ans, je vivais déjà seule.

F.D. : Si vous gagnez les 100.000 euros promis au vainqueur, qu’en ferez-vous ?

L. : J’investis dans l’immobilier. Ou alors je me lance dans les études que j’ai toujours voulu faire. J’ai déjà fait une fac de langues étrangères, de commerce international, puis de mode. Mais ce que j’aurais réellement eu envie de faire, ce sont des études de vétérinaire. À l’époque, je n’avais pas le courage de me lancer, mais si j’ai assez d’argent pour avoir un toit et manger à ma faim, je pourrai tenter cette nouvelle aventure…

Philippe Callewaert

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