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L'Amour est dans le pré 2014 : Des mamans un peu trop poules !

Publié le 3 août 2014


Certains candidats restent encore dans les jupes de leurs mères, qui brident leur vie sentimentale�.

Brigitte la maman de Christophe S.
Brigitte la maman de Christophe S.

Christophe S. éleveur auvergnat de vaches allaitantes
Christophe S. éleveur auvergnat de vaches allaitantes

C’est une première ! Jamais une saison de L’amour est dans le pré, émission qui en est pourtant cette année à sa neuvième saison, n’avait mis à ce point en avant la présence maternelle auprès des agriculteurs célibataires en quête d’idylle. Sur les quatorze candidats de cette année, ils sont en effet pas moins de quatre célibataires à marier à vivre encore avec leur chère et tendre maman.

Dans un film sorti dans les salles françaises en 2001, et demeuré dans toutes les mémoires depuis, le réalisateur Étienne Chatiliez avait dressé le portrait cruel et tendre d’un nouveau personnage alors dans l’air du temps : le Tanguy, entendez un homme qui en a fini avec ses études, mais qui, au lieu de plonger dans le monde du travail, de s’installer dans son propre appartement en attendant de rencontrer sa moitié en vue de fonder un foyer, préfère rester dans le confort douillet, rassurant et sans risque du logis familial.

Le speed dating rural serait-il le révélateur d’une tendance sociologique qui aurait aujourd’hui atteint nos campagnes ?

Carmen, 84 ans, la maman de Thierry P.
Carmen, 84 ans, la maman de Thierry P.

Accord

Il y a d’abord Christophe S., l’éleveur auvergnat de vaches allaitantes. Mais aussi Thierry P., éleveur de chèvres laitières et céréalier dans la région Centre. Et Bertrand, le céréalier du Centre. Seule la mère de Christophe G., l’éleveur de vaches des Pays de la Loire, a préféré rester discrète et ne pas apparaître à l’écran.

Sans parler de ceux qui ne vivent plus au quotidien avec celle qui les a mis au monde, mais qui ne sauraient faire un pas sans son accord. « Ma mère ne voulait pas passer à la télé, mais je suis allé la voir hors caméras avec mes deux prétendantes pour qu’elle me donne son avis », a avoué François, le Franc-Comtois, dans les colonnes du Parisien.

« Les mères n’ont jamais été aussi présentes dans le programme, a confirmé la productrice de l’émission dans TV Grandes Chaînes. Ce n’est pas une volonté de notre part. On a découvert au cours du tournage qu’elles allaient jouer un vrai rôle. »

Thierry P., éleveur de chèvres laitières et céréalier du Centre
Thierry P., éleveur de chèvres laitières du Centre

Un rôle pour le moins cocasse concernant, par exemple, l’omniprésente Carmen, 84 ans, qui désespère de voir un jour son Thierry trouver la perle rare. Ce qui nous offre un spectacle à la fois comique et attendrissant. Inquiète pour son fiston, elle n’hésite pas à partager absolument tout avec ce dernier et finit, fatalement, par s’immiscer entre les prétendantes et lui.

Quant à Marinette, au tempérament bien trempé et au langage fleuri, elle verrait bien son Bertrand tomber amoureux d’une fille qui lui ressemble. C’est du moins ce qu’elle a bien voulu confier à Karine Le Marchand durant le casting : « Il est assez grand. Je ne suis pas derrière son c… toute la journée. On s’adore, mais chacun sa vie, a-t-elle tenté de se justifier. Je lui ai juste dit : “Privilégie des filles jeunes et sans enfants.” […] C’est un devoir de maman de donner son avis. »

Si, à l’usage, les conseils de proches peuvent se révéler parfois nécessaires avant de faire un choix, suivre ces mêmes conseils et recommandations les yeux fermés n’est sans doute pas souhaitable. N’est-il pas préférable de se fier à son instinct ? Sans quoi le risque est grand de voir une prétendante devenir frileuse à l’idée de former un couple… à trois !

Marinette, la maman de Bertrand
Marinette, la maman de Bertrand

Bertrand, céréalier de la région Centre
Bertrand, céréalier de la région Centre

Etonnement

Quelle femme, à notre époque, aurait pour ambition de vivre avec sa belle-mère ? Selon la productrice, plusieurs jeunes candidates auraient d’ailleurs exprimé leur étonnement face à une telle situation…  « Certaines filles ont dit aux agriculteurs qu’il allait falloir couper le cordon », a conclu Virginie Matéo, productrice chez FremantleMedia. Maman poule, d’accord. Mais n’est-il pas vital qu’elles laissent leurs petits poussins voler de leurs propres ailes ?

Une chose est sûre, les candidates de L’amour est dans le pré sont désormais prévenues : pour séduire le fils, il faudra à tout prix séduire la mère auparavant.

Jean Joyon

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