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L'Amour est dans le pré : Thomas Menant. Accusé d’actes de cruauté envers un animal !

Publié le 23 août 2013

Propriétaire d’un haras dans la Somme, ce passionné de chevaux aurait laissé agoniser une de ces bêtes pendant vingt-quatre heures…

L’éleveur de chevaux de la Somme passe pour un timide, ­passionné par son métier. Et pourtant, ce candidat de 29 ans sera jugé en septembre pour cruauté envers un animal !

Selon Le Courrier picard, ­l’affaire remonterait au 5 mars 2013. Ce matin-là, deux salariées du refuge animalier situé à Oisemont, en Picardie, à quelques kilomètres du haras de Thomas Menant, reçoivent la visite d’un homme qui a trouvé un cheval dans un état épouvantable. Cécilia et Sabrina apprennent que la malheureuse bête, couchée sous une bâche tenue avec des pneus, est toujours en vie mais qu’elle agonise dans d’atroces souffrances. Les deux employées se rendent sur les lieux, à Allery, et sur les conseils d’un vétérinaire, décident d’appeler les gendarmes d’Abbeville.

L’enquête révélera que le cheval a mis plus de 24 heures à rendre l’âme, du lundi 4 mars à 8 heures, jusqu’au lendemain, à midi et demi. « Avec ma collègue, nous sommes restées sur place jusqu’au bout. On l’a vu mourir, ça nous a fait mal », a confié Cécilia Darras. D’après cette dernière, le cheval avait des traces de piqûre dans le cou. « L’agriculteur a ensuite raconté que l’animal était malade et qu’un vétérinaire avait raté l’euthanasie, a déclaré Cécilia, au Parisien. Puis il a avoué qu’aucun vétérinaire n’était passé. » Dans cet article, le jeune éleveur s’explique : «J’avais un poulain mâle de 8 mois, atteint de myopathie atypique détectée dix jours avant. Je lui ai donc administré un traitement et, sur la fin, des tranquillisants. Mais je n’ai jamais procédé à une euthanasie. »

Ce jour-là, Thomas est parti dès 8 heures pour Paris, « en formation professionnelle ». Il affirme : «Je n’ai pas jugé nécessaire ­d’appeler le vétérinaire, le cheval était en train de s’éteindre, il n’était pas dans d’atroces souffrances… » Mais alors, pourquoi l’avoir installé sous une bâche ? « J’avais mis une couverture sur lui et j’avais installé une bâche afin qu’il ait chaud », assure le jeune homme. Devant une telle tragédie, la directrice du refuge, Isabelle Grenon, a porté plainte, et sera également soutenue par l’association 30 Millions d’amis.

Sévices

Elle a d’ores et déjà indiqué : « Il est fort probable, vu la tournure médiatique que prend le personnage, que nous mandaterons un avocat parisien. » Isabelle a reçu sa convocation pour témoigner le 6 septembre, au tribunal correctionnel d’Amiens. Elle espère emmener avec elle Cécilia et Sabrina qui ont été témoins de la scène. « Si l’animal était malade, je comprends qu’il ait dû l’euthanasier, a toutefois indiqué Isabelle. Mais, on ne laisse pas une pauvre bête agoniser comme ça, seule, pendant des heures. »

La part d’ombre de cet éleveur pourrait bien faire scandale, et éclabousser le succès de l’émission culte du lundi soir qui annonçait, pour cette huitième saison, des rebondissements et un record de dix couples sur douze duos potentiels… Alors, qui est vraiment Thomas Menant ? Un éleveur amoureux des chevaux ou un mystificateur capable de les maltraiter ? Pour le savoir, il nous faudra attendre que la justice statue dans cette sordide histoire de « sévices graves, actes de cruauté envers un animal domestique apprivoisé ou captif ».

Propos recueilli par Nina Collombe

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