France Dimanche > Actualités > “La petite maison dans la prairie" : L'enfer du décor !

Actualités

“La petite maison dans la prairie" : L'enfer du décor !

Publié le 5 décembre 2021

.photos:bestimage
© BESTIMAGE -

Derrière l'ange du paradis, Michael Landon, alias Charles Ingalls, aurait été un odieux tyran pour ses partenaires de tournage…

Le 1er juillet 1991, l'acteur américain Michael Landon disparaissait emporté par un cancer du pancréas à l'âge de 54 ans après des semaines de lutte. À l'époque, dans un concert de louanges, tout le monde s'accordait à dire que Charles Ingalls, le patriarche humaniste qu'il avait interprété de 1974 à 1983 dans La Petite Maison dans la prairie, c'était lui ! Sauf que quarante ans plus tard, le portrait qu'en dresse, dans un livre choc intitulé Bright Lights, Prairie Dust (Lumières vives, poussière de prairie), l'actrice Karen Grassle, 79 ans, qui campait dans la série culte sa compagne Caroline, n'est pas tout à fait le même !


L'acteur, qui avait connu une enfance sombre de petit garçon martyr, souffrait d'une addiction à l'alcool qui le rendait incontrôlable. Sur le tournage, comme le raconte Karen Grassle, Michael, qui était souvent ivre, se comportait de la pire des manières. Toxique et manipulateur, il passait son temps à l'humilier avec « d'ignobles blagues » graveleuses et des remarques désobligeantes sur son physique. Producteur délégué du programme, il avait exigé qu'elle soit moins payée que lui ! On est loin de l'image du couple idyllique qu'ils formaient à l'écran !

Né en 1936 à New York, Michael Landon, Eugene Orowitz de son vrai nom, traîna toute sa vie le poids de ses jeunes années auprès de parents peu recommandables, au point de devoir, à l'âge adulte, recourir à la boisson pour oublier son calvaire passé. Son père, gérant de salles de cinéma, ne passait à la maison que pour pester contre sa famille qui lui coûtait si cher. Quant à sa mère, artiste de comédie musicale très dépressive, elle le battait, allant un jour jusqu'à le menacer d'un couteau et, une Bible à la main, d'implorer Dieu de la débarrasser de ce « fils indigne ».

En 1974, après des années de galère, Michael Landon décroche enfin le rôle de Charles Ingalls, père d'une famille de pionniers américains du xixe siècle, dans un téléfilm qui deviendra le pilote d'une des séries les plus célèbres et les plus diffusées de tous les temps : La Petite Maison dans la prairie, inspirée du livre autobiographique de l'auteure américaine Laura Ingalls Wilder, publié en 1935. Il s'y investit à fond, devenant producteur délégué, acteur, scénariste et réalisateur.

Mais sur le plateau, en proie à une authentique mégalomanie, il aurait fait vivre un véritable enfer à toute l'équipe. Car il n'y a pas que Karen Grassle qui dénonce l'attitude inqualifiable de l'acteur. Alison Arngrim, qui interprétait la petite peste Nellie Oleson, confirme les incroyables révélations de son ancienne consœur, donnant des détails encore plus glaçants sur les faits et gestes de Michael Landon en coulisses. « Les gens pensent encore à lui comme ce gentil et sain fermier mais quand on le connaissait, il était surtout fou furieux, mauvais et dangereux. Il buvait, fumait et racontait toujours des blagues affreuses », a-t-elle révélé dans le Daily Mail. L'envers du décor de la série mythique dont un reboot est actuellement en préparation n'avait donc rien de reluisant…

Valérie EDMOND

À découvrir