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La Roue tourne : Après Michèle Morgan, voici Brigitte Bardot !

Publié le 9 avril 2017

Une succession en beauté à l’association La Roue tourne qui vient en aide aux gens du spectacle dans le besoin : Brigitte Bardot en devient la marraine.

Il fallait une étoile pour remplacer celle qui, hélas, vient de s’éteindre. Michèle Morgan a été la marraine de l’association La Roue tourne depuis sa création, par le comédien Paul Azaïs, en mai 1957, jusqu’à sa mort le 20 décembre dernier, à Neuilly-sur-Seine. C’est donc tout naturellement vers un autre monstre sacré du cinéma français que Pierre Devigne, vice-président de cette organisation qui porte assistance aux artistes dans le besoin, s’est tourné. En l’occurrence Brigitte Bardot, qui soutient cette noble cause depuis plusieurs décennies et compte parmi ses plus généreux donateurs.

L’actrice a accepté la proposition avec enthousiasme. Car si elle défend la cause animale, la détresse de ses camarades ne la laisse pas plus indifférente, comme en témoigne sa réponse par courrier à cette sollicitation : « Merci, chers amis de La Roue tourne, de m’avoir choisie comme marraine ! Si vous saviez comme je suis fière et heureuse de l’honneur que vous me faites ! Votre association est exemplaire et admirable. Quelle émotion pour moi d’en faire partie ! Un bouquet de baisers tendres et de “merci” émus. Brigitte. »

->Voir aussi - Brigitte Bardot : Son dernier combat !

Et pour marquer son appui, celle qui a été révélée par Et Dieu créa la femme a offert deux pièces sorties de sa penderie de la rue de la Tour, dans le XVIe arrondissement de Paris : un tailleur-pantalon aux couleurs de feuilles d’automne, qu’elle portait le 27 septembre 1995 au Vatican, lors de sa rencontre avec le pape Jean-Paul II, et une veste Renoma qu’elle avait revêtu quand elle a rencontré, le 3 juin 1995, Lionel Jospin, alors candidat au second tour de l’élection présidentielle.

De son côté, Serge Lama, président du comité d’honneur de l’association, a confié le coupe-papier que la maison Christofle avait édité spécialement pour la dernière représentation de la comédie musicale Napoléon. Ces dons figureront parmi la cinquantaine d’objets ayant appartenu à des artistes qui seront mis aux enchères ce 20 mars prochain à la mairie du XIe arrondissement.

Anne Brandy, maire adjointe honoraire de Paris, a su convaincre François Vauglin, maire de l’arrondissement, et Philippe Ducloux, conseiller délégué au commerce, à l’artisanat et aux professions indépendantes, d’héberger pour un soir cette vente au profit des artistes et techniciens du spectacle qui n’ont pas droit au statut d’intermittent, faute d’avoir cumulé assez d’heures ouvrées, ainsi que ceux qui sont trop vieux pour travailler, n’ont pas de famille et finissent leur vie dans le plus profond dénuement.

Parmi les autres trésors mis aux enchères ce soir-là, on remarque une peinture à l’huile de Michèle Morgan, représentant un musicien, ainsi qu’un croquis original d’une robe de soirée créée pour elle par le styliste et ami de la comédienne, Yves Balmès. Jean-Luc Lahaye, qui a promis d’être présent dans la salle, offre pour sa part son blouson de cuir. De son côté, Roberto Galbès a donné le costume qu’il portait au Palace, réplique de la redingote de Luis Mariano dans le film Violettes impériales.

Georges Israël, commissaire-priseur de cette vente, une lithographie de Salvador Dalí, Roberto Rosello, un croquis original de l’un des costumes créés par lui pour le cirque Gruss, et Charlotte Julian, deux de ses tableaux. Seront par ailleurs proposées aux collectionneurs au grand cœur des toiles réalisées par Georges Cros, Catherine Matausch, journaliste de l’édition du journal national de 19 h 30 sur France 3 et Jacques Pills, qui fut le mari de Lucienne Boyer et d’Édith Piaf, offert par sa fille Jacqueline Boyer, vice-présidente de La Roue tourne. Le Moulin-Rouge donne quant à lui deux affiches originales de sa revue de 1959.

Cœur

L’association qui, chaque année, vient en aide à soixante-dix artistes ou techniciens au creux de la vague, ne perçoit aucune subvention d’un ministère, pas même de celui de la Culture. Le gala de l’Union des artistes ne lui reverse pas non plus un centime. Elle ne vit que grâce aux dons de célébrités et d’anonymes. Certains donateurs la font même figurer sur leur testament.

Ainsi Pascal Sevran lui a légué 200.000 €, et Mony Dalmès (qui joua dans Le clan des veuves de Ginette Garcin avec Jackie Sardou) en a fait autant. D’autres, bien vivants, envoient un chèque chaque année. Et il y a les photos dédicacées, les enveloppes que les bénévoles vendent à l’entracte dans les music-halls et les théâtres. Durant ses tournées, Serge Lama propose à ses admirateurs d’acheter ces enveloppes contenant des photos dédicacées de sa main. Il perpétue ainsi une tradition du cœur, née il y a soixante ans un soir de mai 1957, initiée par Fernandel et Michèle Morgan, tout premiers parrain et marraine d’honneur de La Roue tourne.

Pour en savoir plus : 
www.associationlarouetourne.com

Dominique Préhu

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