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et David Hallyday : La guerre est déclarée !

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Læticia 
et David Hallyday : La guerre est déclarée !

Publié le 15 février 2018

Unis dans le chagrin à la disparition de Johnny, Laetitia et David Hallyday se déchirent aujourd’hui par avocat interposé.

Le premier vrai clash remonterait à novembre dernier, lorsque Johnny était sorti, à sa demande, de la clinique Bizet, où il avait été admis en urgence, une semaine plus tôt, pour détresse respiratoire.

Læticia avait tout fait pour que son homme puisse se réinstaller dans leur villa de Marnes-la-Coquette, transformée en unité de soins intensifs.

David, lui, n’avait pas caché son inquiétude de voir son père rentrer si vite chez lui. D’autant qu’il n’avait pu, ensuite, lui rendre visite, sa présence, comme celle de Laura, sa sœur, n’étant pas bienvenue à La Savannah.

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, ce que tous redoutaient est arrivé : Johnny, vaincu par le cancer, rendait les armes.

Le lendemain, Læticia invitait David et Laura à se recueillir avec elle, autour du cercueil. Elle leur avait alors expliqué que s’ils n’avaient pu voir leur père avant sa mort « c’était sa volonté à lui, et non la sienne ».

L’heure n’était plus aux griefs et à la rancune, mais bien à la réconciliation et au pardon.

Signe alarmant

Unis dans le chagrin, belle-mère et beau-fils avaient fait front lors des obsèques nationales organisées pour le rocker à Paris. Étaient-ils en bons termes pour autant ? Pas sûr. Pour se rendre à Saint-Barthélemy, l’île que le Taulier avait choisie pour dernière demeure, David et sa sœur avaient pris un autre avion que celui de la veuve.

C’est néanmoins main dans la main que tous trois étaient arrivés au cimetière de Lorient. Et, à l’heure de mettre le cercueil en terre, c’est dans les bras de David que Læticia, dévastée, avait trouvé refuge et réconfort. Ce moment d’abandon aurait-il suffi à effacer les tensions et non-dits, accumulés au fil des années ?


Visiblement non, hélas. Leur relation semble même avoir atteint un nouveau stade. Eux qui ne se parlaient déjà pas beaucoup, ne se se disent plus un mot ! En effet, comme vient de le faire savoir Me Jean Veil, l’avocat de David, dans un communiqué transmis à l’AFP, ce dernier : « n’a ni contacté Madame Læticia Hallyday, ni d’ailleurs été contacté par elle, durant le mois de janvier  2018 ».

Autre signe alarmant, le refus de David de participer à la réalisation et à la promotion de l’album posthume de son père. Entouré du compositeur Yodelice, du guitariste Yarol Poupard et du manager Sébastien Farran, Johnny avait enregistré une dizaine de titres de ce qui devait constituer son 51e album.

La maladie ne lui aura, hélas, pas laissé le temps de mener ce projet à bien. Et celui-ci est devenu, depuis, le vœu le plus cher de Læticia. Directrice artistique du regretté Taulier depuis 2009, elle s’est beaucoup impliquée dans cet ultime opus. La jeune femme, qui a réintégré, le 15 janvier, sa villa de Pacific Palisades, à Los Angeles, passe désormais le plus clair de son temps à l’apogée Studio (à Santa Monica), avec Yodelice et Sébastien Farran, pour finaliser ce testament musical, tant attendu par les fans du rocker.

En les voyant si proches aux funérailles, on aurait pu espérer que David, qui, en 1992, avait composé et réalisé le disque Sang pour sang avec son père, s’associerait à Læticia pour faire ainsi « revivre » Johnny… Il n’en est rien, comme le chanteur vient de l’annoncer toujours par l’intermédiaire de son avocat : « Respectueux du travail commencé par son père, il estimerait inconvenant de livrer au public sous le nom de Johnny Hallyday une œuvre qui ne serait pas intégralement de lui. Aussi n’a-t-il jamais souhaité participer ou prendre part en aucune façon à la réalisation d’un album posthume. »

Si ce n’est pas une pique contre sa belle-mère, en tout cas, ça y ressemble… Autant dire que l’ambiance pourrait bien être fraîche, tirant sur le glacial, le jour, prochain où tous deux se retrouveront pour l’ouverture du testament de Johnny.

C’est en effet un patrimoine estimé à 100 millions d’euros que vont se partager les cinq héritiers du chanteur, à savoir ses quatre enfants, David, Laura, Jade et Joy, et son épouse. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la succession s’annonce complexe.

Artiste prolifique, le Taulier a enregistré 1 300 titres, dont une centaine de sa composition. Comme l’expliquait Fabien Lecœuvre, spécialiste de la chanson française, au Point, les droits à partager sont au nombre de quatre : ceux d’interprétation, d’auteur et de composition, d’édition musicale, et enfin moral sur toutes les émissions, diffusions, concerts et propositions commerciales à venir.

À cela s’ajoute un important capital immobilier : la maison de Marnes-la-Coquette, mise en vente à 25 millions d’euros, le luxueux chalet de Gstaad, en Suisse (9,5 millions d’euros), la villa de Los Angeles, (10 millions d’euros) ainsi que celle de Saint-Barthélemy, où Johnny a passé son ultime été.

Donation au dernier vivant

Qui va toucher quoi ?

Une seule chose est sûre à ce jour, Læticia peut hériter en propre de la quotité disponible – jusqu’à 25 % du patrimoine – de son regretté «Mamour », comme elle le surnommait, les 75 % (la réserve héréditaire) restant étant partagés entre les quatre enfants du chanteur. Marié sous le régime de la séparation de biens, le couple était en effet repassé devant le notaire en 2010 pour faire une donation au dernier vivant.

Mais il se pourrait aussi que la jolie blonde soit seule bénéficiaire de la fortune de son homme ! Comme nous l’a expliqué un avocat fiscaliste, spécialiste du droit successoral international, tout dépend, en réalité du lieu où a été établi le testament.

Si c’est en France, pays où s’applique la réserve héréditaire, qui empêche de déshériter ses enfants, Læticia devra respecter cette loi des 25/75.

En revanche, aux États-Unis, où le rocker était résident depuis 2013, cette réserve n’existe pas. En clair, on peut léguer la totalité de ses biens à qui l’on veut. Mais cela supposerait que le rocker soit citoyen américain, ce qui, a priori, n’est pas le cas.Certes Johnny, qui aimait tendrement sa progéniture, n’a sans doute pas pris le risque de voir les siens se déchirer pour une question d’argent.

Mais cela suffira-t-il à empêcher le clan Hallyday de voler en éclats ?

Lili CHABLIS

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