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Læticia : “J’ai été rouée de coups !”

Publié le 7 novembre 2018

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Pour la première fois, Læticia Hallyday a révélé la brutalité des agressions répétées dont elle est rescapée. Un témoignage accablant.

Le temps des confidences est venu pour la plus célèbre veuve de France. Samedi dernier, elle était l’invitée de Marc-Olivier Fogiel, sur RTL, pour une émission exceptionnelle consacrée à son homme. Durant cet entretien d’une heure et demie, Læticia a évoqué l’album posthume du rocker, Mon pays, c’est l’amour, dont elle est la directrice artistique. Mais celle qui a promis à son époux de « continuer à faire vivre son œuvre » a aussi, pour la première fois depuis la disparition de la star, ouvert son cœur meurtri. L’annonce de la maladie, les derniers instants au chevet de son mari, la polémique avec ses beaux-enfants, David et Laura, et le chagrin de savoir Jade et Joy ainsi coupées de leur famille, la jeune femme n’a rien esquivé.

Cancer stade 4. Octobre 2016, le chanteur, de retour d’un road trip avec ses copains, est fatigué. Læticia, inquiète, le persuade d’aller faire des examens. Elle apprend la première les résultats : « Je me suis écroulée […], je n’ai pas eu le courage de lui dire tout de suite. J’ai passé la nuit avec lui à l’hôpital, il n’arrêtait pas de me poser des questions, je n’avais pas la force de lui avouer. » Le choc de la nouvelle passé, Johnny relève la tête. Il veut se battre, et remonter sur scène. Contre l’avis de son épouse, malgré ce corps qui n’est plus que douleur, il fait la tournée des Vieilles canailles qui s’achève le 5 juillet 2017. La magie semble opérer. Non seulement le chanteur ne s’écroule pas, mais il semble aller mieux. « Il s’est nourri de son public », raconte Læticia. Hélas, en septembre, son état de santé se dégrade brutalement. Des poumons, le cancer se propage aux os, et le malade souffre le martyre : « En octobre, on a fait deux opérations de vertébroplastie, du ciment qu’on injecte dans l’os, pour le souder. »

Hospitalisé en urgence, à la clinique Bizet, à Paris, en novembre 2017, Johnny sent la mort rôder. Les nombreuses visites qu’il reçoit, surtout de proches et de membres de sa famille qu’il voyait rarement, alimentent son angoisse. Alors il demande à rentrer chez lui à Marnes-la-Coquette, dans sa maison transformée en centre de soins. Le 5 décembre, quand l’idole des jeunes rend son dernier souffle, Læticia est sortie de la chambre. C’est le chef Jean-François Piège, proche des Hallyday, qui le lui annonce. « J’ai hurlé, j’étais un genou à terre », raconte-t-elle. Le lendemain matin, il lui faut bien prévenir Jade et Joy qu’elle avait commencé à préparer à cette fatale échéance. Brisée, elle n’a pas la force d’appeler David et Laura, qui seront avertis par les médecins. Les relations avec ses beaux-enfants ne cesseront ensuite de se dégrader. Très vite, ces derniers ne parlent plus à leur belle-mère que par avocats interposés. C’est sans eux que Læticia organise les obsèques à la Madeleine. « Ils n’ont jamais répondu à mes messages, donc il fallait prendre les choses en main », regrette-t-elle. Certes, Laura et David ont assisté à la cérémonie et sont allés à Saint-Barth enterrer leur père. Mais selon leur belle-mère, ils ont refusé de fermer le cercueil avec elle.

En voulaient-ils déjà à Læticia avant même le décès de Johnny ? Selon la jeune femme, ils ont toujours décliné les nombreuses invitations à venir passer des vacances dans la sublime villa où les Hallyday prenaient leurs quartiers d’été. Ils n’y ont donc jamais mis les pieds. Pourtant, comme le corps du rocker vient tout juste d’être mis en terre, son épouse croit encore à une réconciliation. Elle leur raconte alors ce que représentait cette île aux yeux de son homme. Complices avec leurs demi-sœurs, Jade et Joy, David et Laura promettent de venir les voir à Los Angeles en février.


L'ouverture du testament de Johnny ce même mois, qui fait de sa veuve son unique légataire, marque la reprise, brutale, des hostilités. Comme l’explique Læticia, il estimait avoir beaucoup aidé ses aînés de son vivant et voulait désormais protéger Jade et Joy.

La jeune femme a beau marteler que les dernières volontés de son mari ne sont pas les siennes, ses beaux-enfants ne lui pardonnent pas d’avoir été ainsi évincés. Elle devient la mégère, la femme à abattre. « C’était extrêmement violent et agressif, j’ai été rouée de coups », affirme-t-elle. Mépris, humiliations, mensonges, voilà comment Laura et David auraient répondu aux perches qu’elle leur aurait tendues : « À chaque fois, tout est orchestré derrière par les avocats pour manipuler l’opinion publique. »

Læticia avait beau redouter ce retour à Marnes-la-Coquette, dans cette maison où son amour a vécu ses derniers instants, elle espérait peut-être secrètement que cette visite permettrait de renouer, grâce à Jade et Joy, des liens avec ses beaux-enfants. Hélas, il n’en est rien. En effet, alors qu’elle traversait l’Atlantique pour rejoindre la France, Laura et David quittaient l’Hexagone pour New York ! Hasards du calendrier ?

La comédienne venait en effet y présenter son premier film, Thomas, dans le cadre du Chelsea Film Festival, où elle a eu le bonheur de remporter le prix du meilleur court-métrage. Quant à son frère, il a profité de son séjour dans la Grosse Pomme pour aller voir avec son fils Cameron, des matchs de basket et de hockey sur glace. Alors, sur les ondes de RTL, la veuve a lancé ce déchirant appel au nom de ses filles : « Elles connaissent un deuxième abandon avec l’absence de David et Laura […]. Elles sont en manque de leur frère et de leur sœur. Il faut arrêter cette haine, arrêter cette guerre qu’ils nous ont déclarée. S’ils ne le font pas pour moi, qu’ils le fassent pour leur père. »

Ce père avec qui les rapports étaient compliqués, bien avant que Læticia n’entre dans la vie de Johnny, comme elle s’en explique : « Il y avait tellement de non-dits dans cette famille […]. À travers moi, certainement qu’ils règlent des comptes avec lui. »

Une chose est sûre, il ne faut pas compter sur Sylvie Vartan pour éteindre l’incendie. Dans une interview accordée à Europe 1, toujours samedi dernier, cette dernière confiait n’avoir pas « le cœur à écouter l’album posthume de Johnny ». Un véritable camouflet pour Læticia qui a tant donné pour que ce disque voie le jour.

En attendant la confrontation au tribunal avec David et Laura, le 30 novembre, la veuve ne souhaite qu’une chose : se concentrer sur un projet d’école de musique et sur la construction d’un musée dédié à son homme. Mais aussi savourer le succès de Mon pays, c’est l’amour, qui, quatre jours à peine après sa sortie, s’était déjà vendu à 630 000 exemplaires sur les 800 000 mis en place.

Lili CHABLIS

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