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Læticia : Lâchée par son banquier !

Publié le 22 décembre 2018

Un vent très mauvais commence à souffler sur l’héritage de la veuve de Johnny.

Il faudra bientôt décrocher un diplôme d’avocat fiscaliste pour suivre les multiples rebondissements concernant l’héritage du rocker. Le dernier en date a eu pour cadre le tribunal de grande instance de Nanterre, le 27 novembre. À la demande de Laura et David, les juges devaient décider si le gel de 75 % des redevances sur les ventes de disques de la star, et notamment de celles rapportées par son album posthume, Mon pays c’est l’amour, était légitime. Ce pourcentage n’a pas été choisi au hasard : la loi française prévoit qu’une veuve touche 25 % des royalties sur l’œuvre de son défunt mari, le reste des gains allant à ses enfants. Dans la même optique, les deux aînés de Johnny ont aussi assigné en référé les trois maisons de disques concernées par cette affaire : Warner, Universal et Sony.

Alors que le conseil de Læticia a plaidé l’incompétence de la justice française pour tout ce qui concerne l’héritage du chanteur, scellé aux États-Unis, et au sujet duquel une audience se tiendra le 22 janvier prochain à Los Angeles, les magistrats de Nanterre ont choisi de se donner le temps de la réflexion. Le délibéré sur cette question sera rendu le 18 décembre.

Mais cette nouvelle escarmouche dans un conflit dont les batailles se livrent sur de multiples fronts a été éclipsée par l’annonce faite dès l’ouverture des débats par la Bank of America, gérant depuis six mois le JPS Trust, qui regroupe les actifs de l’artiste disparu. Un véritable coup de théâtre !


Par la voix de son avocat, Alexis Werl, cet établissement réputé pour son sérieux a en effet fait savoir qu’il renonçait à cette responsabilité, sans prendre la peine de motiver cette décision. Absente de l’audience, Læticia a néanmoins dû déplorer d’avoir été lâchée par son banquier. En effet, si la Bank of America refuse de s’expliquer, le simple fait qu’elle jette l’éponge risque de dissuader d’éventuels concurrents outre-Atlantique de reprendre le flambeau.

Dès mercredi dernier, d’ailleurs, les juristes n’ont pas manqué de commenter cette démission surprise dans les colonnes du Parisien, cherchant à la justifier. « Les Américains n’aiment pas trop se retrouver assignés devant la justice française », lâchait l’un. « Ils se sont sans doute dit que ça commençait à être le bazar, cette histoire », avançait un autre. En clair, sans préjuger de son rôle dans cet imbroglio, la veuve de Johnny fait face une situation compliquée. Car elle doit désigner au plus vite un nouveau trustee (ou gérant) pour s’occuper du « coffre-fort » qui regroupe l’essentiel du patrimoine du rocker. Et éviter de se tourner vers des établissements domiciliés dans des paradis fiscaux ou dans des pays d’Europe de l’Est, dans lesquels l’argent n’a pas d’odeur, juste une valeur.

Cette nouvelle épreuve intervient avant que le TGI de Nanterre ne décide, le 29 mars prochain, si c’est le droit français ou le droit californien qui doit s’appliquer au testament de Johnny. Dans le premier cas de figure, déshériter les enfants s’avère impossible. Une décision qui remettrait en cause toute la stratégie de Læticia, qui n’a sûrement pas fini de s’entre-déchirer avec David et Laura dans cette interminable et douloureuse guerre de succession.

Claude LEBLANC

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