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PPDA : Il pleure son père

Publié le 24 janvier 2018

Jacques, le père de PPDA, ancien représentant en chaussures, s’est éteint à l’âge de 96 ans.

«Mon père vient de nous quitter. Un homme très droit et profondément bon.» C’est le message de Patrick Poivre d’Arvor, partagé sur son compte Twitter, pour annoncer la mort de Jacques Poivre d’Arvor, survenue le vendredi 12 janvier, à 96 ans.

Soutiens

Cette phrase accompagne une vieille photo de vacances du journaliste de 70 ans, illustrant une ressemblance indéniable entre le père et le fils. Différentes personnalités ont répondu à son tweet, comme Laurent Delahousse, Valérie Nataf, Daniela Lumbroso, mais aussi de nombreux anonymes ayant tenu à manifester leur soutien dans cette nouvelle épreuve à l’homme de télévision.

Né dans le Trégor, dans les Côtes-d’Armor, Jacques était représentant en chaussures, et pouvait s’absenter plusieurs semaines sans voir ses enfants, Patrick, Catherine et Olivier. Mais, il ne manquait jamais de les retrouver, pendant deux mois, dans leur maison de vacances à Trégastel, sur une côte ourlée de granit rose.


L’ancien présentateur du JT de TF1 (de 1987 à 2008), avait déjà eu la douleur de perdre, en juillet 2011, sa maman Madeleine-France, âgée de 86 ans. Très affecté par cette disparition, l’écrivain avait confié dans l’un de ses livres L’homme d’image, un métier, une passion, à propos de cette femme qu’il admirait tant : «Ma mère, née à Nantes, est d’origine auvergnate. Elle ne travaillait pas et c’était une gaulliste fervente, qui m’a donné le goût de la politique.» Malheureusement, la famille Poivre, originaire d’Artois (devenue Poivre d’Arvor en 2004, en hommage au grand-père maternel, poète et relieur Jean d’Arvor), a été marquée par le destin.

Pertes

La vie du célèbre romancier a été marquée par la perte de trois de ses filles. La première, Thiphaine, née en 1974, est décédée quelques mois plus tard, victime de la mort subite du nourrisson. En 1980, Véronique, l’épouse de PPDA perd Garance, quelques jours avant le terme de sa grossesse, dans un accident de voiture. Et en 1995, sa troisième fille Solenn, atteinte d’anorexie mentale, avec qui il entretenait une relation très complice, se suicide en se jetant sous une rame de métro à tout juste 19 ans. Elle avait écrit dans sa lettre d’adieux à son père : «Merci pour tout mais je n’aime pas la vie. Je veux être incinérée et gardée dans une petite boîte, mais pas jetée dans la mer.»

Le journaliste ne s’en remettra sans doute jamais. La perte d’un enfant n’est-elle pas la plus injuste et la pire des épreuves ? Pour le soulager de ses chagrins, exorciser sa douleur, il s’est réfugié dans l’écriture. Nous espérons qu’après ce nouveau deuil, Patrick trouve amour et réconfort auprès des siens.

Nina COLLOMBE

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