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Laurence Boccolini : Elle pleure sa mère de cœur !

Publié le 14 janvier 2020

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© Instagram Laurence Boccolini

Nicole, la mère de cœur de Laurence Boccolini, a quitté ce monde le 11 décembre dernier, à l’âge de 90 ans…

Dure fin d’année pour l’animatrice… Alors qu’elle aurait dû savourer sa victoire au nouveau jeu de TF1, Mask Singer, où elle a triomphé avec son costume de licorne, la voilà aujourd’hui face à un deuil, terrible, qui assombrit d’une bien triste façon cette période pourtant dédiée à la joie et aux retrouvailles…

A quelques jours en effet de la traditionnelle fête de famille, où l’on se revoit, parfois après être resté longtemps éloigné les uns des autres, voilà que Laurence doit dire adieu à une personne qui a énormément compté pour elle. Il s’agit d’une femme –  qui par ailleurs aura véritablement marqué de son empreinte la vie artistique de notre pays – qui s’en est allée, laissant l’animatrice seule avec son chagrin.

Inconsolable, l’animatrice  n’a pu s’empêcher de partager sa peine sur Twitter, sans chercher à travestir l’émotion qui l’étreignait : « Tristesse absolue… J’ai grandi avec elle, son humour et son écriture si moderne ! Elle restera toujours dans mon cœur », a-t-elle écrit, visiblement sous le choc de sa disparition. Qui était cette femme si importante aux yeux de Laurence et avec qui, comme elle l’écrit, elle a « grandi » ? Eh bien, cette belle personnalité s’appelait Nicole. Nicole de Buron.


La maman de Willow, comme des milliers de jeunes et moins jeunes gens dans les années 60, découvrait sur son petit écran, émerveillée, les aventures et diverses péripéties d’un couple : Ève et Pierre Lagarde. La première, magnifiquement interprétée par la superbe et pétillante Micheline Presle, mariée, dans ce que l’on appelait alors un feuilleton, au très charmant Daniel Gélin. Un couple explosif qui, aux heures de grande écoute de la télévision des années 60, partageait ses amusements et ses amours, ses énervements et ses coups de gueule, avec un public littéralement fasciné et complètement accro aux Saintes Chéries

C’était en effet le nom de ce programme mettant en scène non seulement le couple formé par les deux acteurs vedettes, mais aussi des seconds rôles plus brillants les uns que les autres, tels Jacques Balutin, Marthe Villalonga, Jackie Sardou Philippe Castelli ou encore Gérard Rinaldi… Le tout dans une atmosphère très drôle, malicieuse, qui était le secret de ce succès télévisuel.

En trois saisons, diffusées entre 1965 et 1971 sur la première chaîne de l’ORTF, les trente-neuf épisodes de cette saga sont vite devenus un rendez-vous incontournable et emblématique, un peu à la façon dont, des années plus tard, les téléspectateurs ne voudraient pas manquer la diffusion d’Un gars, une fille, un autre show mettant en scène deux acteurs formidables, Alexandra Lamy et Jean Dujardin, alias Chouchou et Loulou.

Celle qui avait inventé les personnages du couple Lagarde et leurs relations si souvent décapantes n’était autre que Nicole de Buron. Romancière à succès, elle avait écrit en 1964 le roman Sainte Chérie, qu’elle avait plus tard adapté pour le petit écran.

D’abord journaliste, elle était l’auteur de nombreux ouvrages et de scénarios de films, non des moindres ! Erotissimo, avec Annie Girardot (1969), Elle court, elle court la banlieue, avec Marthe Keller et Jacques Higelin (1973), Attention les yeux ! avec Claude Brasseur (1976), ou encore Cours après moi que je t’attrape, avec Jean-Pierre Marielle (1976). En 1978, elle avait réalisé le film Vas-y maman, qui mettait en scène Annie Girardot et Pierre Mondy.

Avec un tel talent et un humour novateur, il n’y a rien d’étonnant à ce que Laurence ait pu se sentir très proche de cette grande dame. Et même, qu’elle ait pu la considérer comme une sorte de mère de cœur professionnelle. Car cet humour formidable, l’animatrice n’en est jamais avare. C’est d’ailleurs une qualité que ses nombreux followers mentionnent souvent dans les commentaires de ses tweets.

Mais hélas, Laurence a beau avoir une belle force mentale et un humour souvent à l’œuvre, aujourd’hui, c’est la tristesse qui l’emporte sur la joie. La disparition de Nicole de Buron, le 11 décembre dernier à l’âge de 90 ans, a mis pour un temps à l’arrière-plan les aspects pourtant heureux de sa vie : la joie de sa fille à l’avoir découverte sous le personnage de la Licorne, dans Mask Singer ; les prochaines diffusions d’un épisode de Joséphine, ange gardien, et d’un autre de Mongeville, avec Francis Perrin, dans lesquels elle joue ; et l’affection constante de ses nombreux fans, qui la suivent avec passion sur les réseaux sociaux…»

Laurence PARIS

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