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Laurence Boccolini : “Je lui fais mal !”

Publié le 19 janvier 2019

Malgré elle, Laurence Boccolini fait vivre un véritable enfer quotidien à sa fille, la petite Willow.

À la voir souriante et amincie, on a peine à croire que l’animatrice endure les pires douleurs. Un calvaire quotidien qui dure depuis plus de dix ans. Atteinte d’une affection auto-immune qui dévore les articulations, Laurence a révélé son martyre en mars dernier sur son compte Instagram : « Polyarthrite rhumatoïde, mon amie, ma compagne douloureuse de tous les jours dans tout mon corps depuis tant d’années… »

Une « saleté » qu’elle s’était évertuée à dissimuler jusqu’à cette date où son amie Hélène Ségara l’a poussée à se dévoiler. « Ça va te faire du bien », lui avait assuré la chanteuse qui elle-même avait longtemps souffert d’un grave problème à l’œil sans oser le dire à son public. 

Cette triste nouvelle avait fait l’effet d’une bombe. D’autant que Laurence, dans son message, se montrait très évasive sur l’avancée de la maladie, ce qui laissait envisager le pire. Aujourd’hui, alors que TF1 vient de lui confier deux nouvelles émissions, Big Bounce, la course de trampoline et Le Grand concours, l’animatrice a voulu clarifier les choses au cours d’un long entretien-vérité. Avec le temps, la polyarthrite rhumatoïde déforme, puis finit par détruire les articulations touchées.

Même si, aujourd’hui, elle ne cache plus ses mains, cela ne change rien à ses douleurs. « Il faut encaisser. Il y a des jours où vous allez très mal, mais il faut quand même aller bosser », avoue-t-elle dans Gala. C’est vers 30 ans qu’elle a ressenti les premiers symptômes. Ses pieds gonflés et très douloureux lui posent alors problème.

Se déplaçant avec peine, Laurence consulte un médecin qui lui prescrit des anti-inflammatoires et lui explique qu’elle porte trop souvent des baskets ! Elle change ses habitudes. Sans résultat. Pire encore, après les pieds, la maladie s’attaque au dos, aux genoux et aux mains. Personne ne parvient à donner un nom à cette pathologie jusqu’au jour où un spécialiste se décide à effectuer davantage d’analyses.


Lorsqu’il annonce à sa patiente son diagnostic, c’est le choc, car, à l’époque, les remèdes à ce que l’Inserm (Institut national de santé et de la recherche médicale) définit comme une « maladie grave qui entraîne une surmortalité » sont quasi inexistants. Aujourd’hui, les dernières avancées permettent d’atténuer un peu la souffrance.

Néanmoins, pour mettre toutes les chances de son côté, Laurence s’est imposé un régime draconien. « Je n’avais pas d’autre choix pour préserver mes articulations », précise-t-elle. Avec 25 kg en moins, cette métamorphose impressionnante ne peut que lui être bénéfique. En effet, le surpoids rend son mal encore plus difficile à traiter.

Dans son terrible combat, l’animatrice trouve heureusement du réconfort auprès de son mari, Mickaël Fakaïlo, et de leur fille, Willow, 5 ans. Pour préserver son ange, elle se garde bien de lui parler de son calvaire. Cependant, la petite a bien remarqué que sa mère, si attentionnée, peinait à effectuer certains gestes, sans s’en inquiéter outre mesure. Comment imaginer, en effet, que sa maman, si câline, n’ait « plus beaucoup de sensations dans les mains » ?

Au point que certains jours, les maudites raideurs articulaires de Laurence ont des conséquences directes sur la fillette, que sa maman martyrise, bien malgré elle. « Quand je lui fais des couettes, je lui fais mal parce que j’ai du mal à tirer l’élastique », avoue-t-elle, désespérée. Parfois, il lui est impossible de prendre dans ses bras son enfant adorée à cause de son dos meurtri.

Quoi de plus cruel que de ne pas pouvoir serrer contre soi l’être que l’on chérit le plus au monde ? Une véritable tragédie, surtout lorsque l’on connaît le parcours compliqué de Laurence Boccolini pour devenir mère. La présentatrice de 55 ans n’a en effet jamais caché ses difficultés à enfanter, une bataille contre la stérilité qu’elle avait racontée dans un livre, Puisque les cigognes ont perdu mon adresse. Après avoir subi, sans succès, cinq fécondations in vitro, elle s’était tournée vers l’adoption et avait accueilli, au terme d’un parcours compliqué, la petite Willow.

C’est dire si, aujourd’hui, elle bénit chaque instant passé avec sa fille adorée. Le pire à ses yeux serait que la fillette interprète mal ces gestes brusques et se sente rejetée. Mais sur ce point, pas de souci. Pour Willow, sa maman, « C’est, comme le confie Laurence, la plus belle du monde, la plus sympa et la plus drôle ». Et la plus courageuse aussi, pourrions-nous ajouter…

Sophie MARION

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