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Laurent Baffie : Il raconte ses années de mal être !

Publié le 15 octobre 2015

Laurent Baffie est certainement le vanneur le plus virulent de la télévision française. Depuis des années, il nous régale de ses petites phrases choc qui font toujours mouches ! Pourtant, derrière le sniper, se cache un homme pas toujours très bien dans sa peau.

Le sniper, à la gâchette pourtant très facile, n'a jamais manqué de cartouches. "Je tuerais père et mère pour une bonne vanne", a-t-il d'ailleurs confié dans le dernier numéro de VSD. Mais si ses cibles en prennent toujours pour leur grade, Laurent Baffie n'est pas non plus vraiment tendre avec lui-même ! Bien sûr, l'amuseur éprouve du plaisir à flinguer les gens mais ses méfaits cachent un homme très anxieux.

Dans sa dernière comédie, Sans filtre, une équipe de médecins très qualifiés se penche donc tout naturellement sur son cas : un psy, une neurologue, un chiropracteur, un acupuncteur et une pédiatre. Si l'on vous dit que Laurent Baffie est hypocondriaque, et pas qu'un peu, vous imaginez sans difficulté le potentiel comique de la scène ! Qui ne rêve pas d'assister à une visite de Baffie chez le médecin ? En tout cas, dans sa pièce, il sème très rapidement la zizanie.

"C’était une période où j’al­lais très mal"

La vie de Laurent Baffie n'a pas toujours été celle qu'il mène aujourd'hui. "J’ai accu­mulé les petits boulots, se remémore-t-il pour VSD. Barman, serveur, veilleur de nuit… Mais ça me gonflait et je me faisais virer assez vite." S'il n'a jamais eu de doute sur sa passion pour le comique acide, sa carrière n'a pas été si facile. Ses show télévisuels ont parfois été de véritables calvaires, en particulier pendant l'émission emblématique de Philippe Gildas, Nulle part ailleurs, avec Les Nuls et Antoine de Caunes. "C’était une période où j’al­lais très mal, révèle-t-il. J’étais en train de perdre mon père. Sur le plateau, Philippe Gildas posait sa main sur ma cuisse pour me faire taire." 

Les Guignols, qui n'ont pas loupé cette ironique censure d'une grande gueule en perte de confiance, en "profi­taient pour me fusiller à bout portant, se souvient-il. J’étais tenté de leur répondre en posant une marion­nette de Bruno Gaccio [l’un des auteurs des Guignols ndlr] à mes côtés, mais on m’a décon­seillé de le faire." 

Durant toute cette période, Laurent Baffie, rarement aussi mal à l'aise, ne s'est pas montré très inspiré. Pour une fois, la cible, c'était lui ! Les Guignols n'ont alors cessé de tourner en dérision l'aspect répétitif de ses remarques : "Je peux pas, demain j'ai piscine."

"Mon barème de richesse"

Aujourd'hui, Laurent Baffie est heureux et n'a plus besoin de forcer son talent pour sortir des vannes. "Pour moi, avoir du fric, c’est faire caca à la maison, c’est mon barème de richesse, a-t-il développé avec la lourdeur délibérément exagérée qu'on lui connaît. Le luxe de faire ça chez soi, pas sur le palier. J’ai désor­mais passé plus d’an­nées à faire mes besoins chez moi qu’à l’ex­té­rieur."

Laurent Baffie est invité partout, il sort un livre presque tous les ans et ses pièces de théâtre remplissent les salles. Il est encore possible de le voir vanner dans Sans filtre au théâtre Fontaine. Sinon, il vous reste toujours Les Grosses de Têtes, dont Laurent Baffie est pensionnaire. Rien de moins !

Stéphane Joly

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