France Dimanche > Actualités > Laurent Luyat : Le visage de l’été !

Actualités

Laurent Luyat : Le visage de l’été !

Publié le 14 juillet 2016

  Le journaliste sportif Laurent Luyat va être omniprésent dans votre lucarne. Une bonne occasion de savoir ce qui se cache derrière cette bouille de gendre � idéal.Le journaliste sportif Laurent Luyat va être omniprésent dans votre lucarne. Une bonne occasion de savoir ce qui se cache derrière cette bouille de gendre � idéal.Le journaliste sportif Laurent Luyat va être omniprésent dans votre lucarne. Une bonne occasion de savoir ce qui se cache derrière cette bouille de gendre � idéal.Le journaliste sportif Laurent Luyat va être omniprésent dans votre lucarne. Une bonne occasion de savoir ce qui se cache derrière cette bouille de gendre � idéal.

Si l’animateur de France Télévision est plutôt discret le reste de l’année, quand arrivent les beaux jours, il devient incontournable sur notre petit écran. Après Roland-Garros, Laurent Luyat a repris la route du Tour de France aux commandes de l’émission Village Départ.

Avant de s’envoler à Rio pour les Jeux olympiques et paralympiques, il nous offre, en plein Euro, un très bel ouvrage retraçant les plus grandes émotions de cette compétition. Malgré un emploi du temps chargé, ce passionné a quand même trouvé un moment pour se livrer à quelques confidences… Toujours avec le sourire et un indéfectible optimisme.

->Voir aussi - Laurent Luyat : Pompiste... bénévole !

France Dimanche (F.D.) : De quoi rêviez-vous enfant ?

Laurent Luyat (L.L.) : Petit, déjà, je concevais des émissions, seul dans ma chambre. Je mettais les disques, préparais les conducteurs, et avec le micro de mon magnétophone, je présentais. Vous allez me prendre pour un fou, mais j’adorais ça ! J’imaginais une caméra fictive face à moi, et j’interviewais des chanteurs. J’ai fait ça jusqu’à 18 ans… C’était une vraie passion ! Du coup, en commençant à la télé, si j’étais obnubilé par mes défauts, je n’étais pas du tout impressionné par la caméra.

F.D. : Ce métier vous paraissait-il inaccessible à l’époque ?

L.L. : Bien sûr ! D’ailleurs, mon entourage ne cessait de me répéter : « Oh lala ! Laisse tomber, il n’y a pas de débouchés ! » Mais je n’aurais pas pu faire autre chose. J’ai commencé dans le sport un peu par hasard, et aussi parce que j’ai grandi dans un univers très « foot ». Mon père dirigeait un club, c’était presque une religion dans la famille. Donc je m’y suis intéressé, ainsi qu’au tennis. J’étais fan de Roland-Garros, sans imaginer un jour présenter ce tournoi. Mais ma passion première, c’est la variété.

F.D. : Comment avez-vous débuté ?

L.L. : J’ai commencé au journal Le Progrès, à Grenoble, ma ville natale, où j’étais pigiste sportif. Parfois, je parcourais 20 km à Moby­lette pour aller couvrir des matchs de quatrième division féminine. Ensuite, je suis entré à Radio France Isère, puis France 3 Grenoble où je présentais le JT. Là, la grande question était : « Maintenant, comment faire pour monter à Paris ? » Je n’avais aucun piston. Je voyais mes copains à qui les parents offraient les études, le permis, alors que les miens ne m’ont jamais rien payé. Je me suis toujours débrouillé seul, mais je ne leur en veux pas du tout, au contraire, je les en remercie.

F.D. : Vous devez être un grand sportif ?

L.L. : Pour être franc, pas trop. J’ai essayé plein de sports : l’escrime, le rugby, le foot, sans être très bon. C’est au tennis, et au tennis de table que je me débrouille. Une fois, j’ai même réussi à battre Cyril Hanouna ! Mais je préfère parler de sport, le faire vivre.

F.D. : Quel écolier étiez-vous ? On vous imagine plutôt sage…

L.L. : À l’école primaire, j’étais premier de la classe. Mais à l’adolescence, je ne fichais plus grand-chose. Je pensais plus aux filles, à faire les quatre cents coups avec les copains, et à mon amour de la télé qui m’occupait bien. J’ai redoublé ma terminale. On se balançait des bouchons de champagne à travers la classe. On avait aussi offert un coq vivant au prof de math pour son anniversaire. Mes parents avaient même reçu une lettre de menace d’exclusion.

F.D. : Vous êtes fils unique ?

L.L. : Non, j’ai un frère qui est dans l’éducation nationale justement. [Rires.] Mon père était assureur et ma mère était au foyer. Ils n’ont jamais contrarié mes choix, au contraire, j’ai toujours été soutenu et encouragé. J’ai perdu mon papa il y a une dizaine d’années, mais j’ai toujours ma maman, que je vais voir dès que je le peux, à Grenoble.

F.D. : En plein Euro, vous sortez un très bel ouvrage sur le sujet…

L.L. : J’ai voulu avec ce livre (Les coups du sport, éd. Ramsay) m’adresser au plus grand nombre, en racontant des histoires humaines et en partageant de grandes émotions.

F.D. : Vous avez rempilé pour Village Départ, sur le Tour de France ?

L.L. : Tout à fait, et je suis fou de joie ! Avec ce programme qui allie sport et variétés, je réalise mon rêve de gosse ! Présenter Roland-Garros ou les J.O., c’est un bonheur énorme, mais Village Départ, c’est plus fort encore ! Parce que c’est en public, en direct. Tout le monde est tellement heureux d’être là, c’est magique ! C’est si intense que, parfois, je suis au bord des larmes…

F.D. : Voir que vos amis ont deux ou trois enfants ne vous donne pas envie de les imiter ?

L.L. : Mon métier est si prenant que je n’ai pas le temps d’y penser. On verra ensuite, on ne sait jamais, mais ce n’est pas une fin en soi. J’ignore si mon destin est d’avoir des enfants.

F.D. : Ne craignez-vous pas que votre étiquette de commentateur sportif ne vous ferme les portes des émissions de variétés que vous rêvez d’animer ?

L.L. : Si, bien sûr, et en même temps, ce sont des étapes de ma vie. J’ai franchi la première qui était de faire ce métier ; la deuxième qui était de monter à Paris, même si, à un moment, je désespérais vraiment d’y parvenir, mais il ne faut jamais lâcher ; et la troisième, la plus dure finalement, est justement de basculer dans le divertissement. Ce que je fais progressivement depuis plusieurs années avec Village Départ. Et puis, je travaille aussi sur un grand projet dans ce domaine musical pour 2017 qui, je l’espère de tout cœur, se réalisera. J’en rêve et me battrai jusqu’au bout. Il faut tout tenter pour ne rien regretter, et surtout ne jamais perdre de vue ses rêves. J’ai écrit sur Twitter ces paroles extraites d’Espérer, une chanson de Michel Sardou dont je suis fan : « Quand une étoile s’éteint, elle n’éteint pas le ciel. »

Caroline Berger

À découvrir