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Laurent Olmedo : “J’ai pris quelques cheveux blancs en même temps que mon personnage !”

Publié le 30 juin 2016

Le phénomène "Camping" ! À l’affiche depuis le début de cette aventure, le Numéro 37 (Laurent Olmedo) raconte en exclusivité pour “France Dimanche” les coulisses de la saga qui fera courir tous les campeurs à la fraîche des cinémas dès ce 29 juin.

Il est l’un des piliers d’une grande famille qui a planté sa tente pour la troisième fois sur la dune du Pilat, dans un camping des Flots Bleus devenu lieu de pèlerinage. Laurent Olmedo nous livre en exclusivité le secret de la réussite de cette trilogie réalisée par Fabien Onteniente : la complicité.

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France Dimanche (F.D.) : Camping, c’est une aventure de dix ans. Quel effet ça fait de se voir vieillir à l’écran ?

Laurent Olmedo (L.O.) : Ça fait plutôt mal ! J’ai pris quelques cheveux blancs en même temps que mon personnage. Il y a dix ans dans Camping (le premier), j’étais un producteur bidon venu de Tours, en Indre-et-Loire. On m’appelait Numéro 37. Il paraît que tous les campeurs qui se rendent toujours au même endroit se reconnaissent à leur département. C’est plutôt marrant. Mathilde Seigner, que j’avais rencontrée en 1993 sur le tournage de Rosine, et avec qui j’ai vécu une belle histoire d’amour de trois ans, m’avait présenté à Fabien Onteniente. Je découvrais l’univers du camping, avec ses codes et ses rites. Mon personnage a beaucoup évolué au fil du temps. Dans le premier volet, c’est un frimeur qui parade au bras d’un soi-disant mannequin. Dans Camping 2, je plante ma tente chez les naturistes. J’ai dû tourner une scène d’anthologie avec mon pote Antoine Duléry, dans laquelle on fait nos courses à poil au supermarché devant une équipe de cinquante personnes. Et dans le troisième volet, Numéro 37 est complètement à la ramasse et travaille dans le camping sous les ordres du nouveau patron joué par Philippe Lellouche.

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F.D. : Pendant le tournage de Camping 3, vous étiez en immersion dans un vrai camping à Pyla-sur-Mer…

Le camping changera-t-il de nom ?
Le camping changera-t-il de nom ?

L.O. : Oui, ce camping, Les Flots Bleus, est d’ailleurs devenu un lieu de pèlerinage pour les fans. Nous avons débuté le tournage au mois d’août 2015, en pleine saison, au beau milieu des campeurs, dont certains sont d’ailleurs figurants sur le film. Les vacanciers étaient comme des fous !

F.D. : Vos partenaires s’appellent Franck Dubosc, Antoine Duléry, Philippe Lellouche. Un casting pareil, ça ne devait pas être triste…

L.O. : On se connaît tous très bien. Du coup, notre complicité transparaît à l’écran. On est franchement heureux de se retrouver à chaque film ! C’est vraiment une grande partie de rigolade. Durant les sept semaines de tournage, on a pris nos quartiers à l’hôtel Les Bains d’Arguin à Arcachon. Je suis tombé amoureux du coin. C’est très convivial, les plages sont immenses. Le soir, on allait dîner tous ensemble. Franck Dubosc, Antoine Duléry et Claude Brasseur sont de redoutables fêtards. Il faut les suivre ! Au Bar du Soleil, Denis, le patron, nous préparait des plats à la demande, dont des omelettes aux cèpes à tomber. Il tenait à bien recevoir les mascottes de son établissement. À peine étions-nous arrivés qu’il nous sortait ses meilleures bouteilles de vin. Ensuite, on filait chez le « Gitan », au Bal à Papa à Pyla-sur-Mer. Un bar à l’espagnole, où le patron fait chanter à ses hôtes des titres cultes des années 80. On adore ça ! On fréquentait aussi pas mal le restaurant Panorama. Au son du piano, on y dégustait toutes sortes de spécialités landaises. Claude Brasseur, qui aime la bonne bouffe, voulait se régaler avec des recettes du terroir, de la « cuisine de bonne femme », comme il dit.

F.D. : Avec des nuits aussi agitées, ça ne devait pas être évident au réveil, non ?

L.O. : C’est vrai. Heureusement que je faisais pas mal de sport. J’avais pris l’habitude de m’entraîner tous les jours avec le garde du corps de Franck Dubosc.

Une belle brochette de bons vivants : Franck Dubosc, Mylène Demongeot, Claude Brasseur, Antoine Duléry et Laurent Olmedo
Une belle brochette de bons vivants : Franck Dubosc, Mylène Demongeot, Claude Brasseur, Antoine Duléry et Laurent Olmedo

F.D. : On imagine que Franck Dubosc, toujours aussi affûté dans son minislip de bain, se joignait à vous…

L.O. : Non, pas besoin ! À plus de 50 ans, Franck ne prend pas un gramme. C’est exaspérant. Il préférait travailler son rôle. Avec lui, tout est calibré. C’est un comédien qui m’épate, un très bon camarade de jeu. On a eu de ces fous rires ! À un moment donné, Patrick Chirac trouve une petite culotte à l’entrée de sa tente. On débarque à l’accueil et on cherche à quelle campeuse elle peut bien appartenir. Quand Franck sortait : « On l’a trouvée sans personne dedans », on ne pouvait pas s’empêcher de rire.

F.D. : Et avec Claude Brasseur, l’inénarrable Jacky Pic, ça s’est passé comment ?

L.O. : J’ai beaucoup d’admiration pour Claude, qui incarne la cinquième génération d’une famille de comédiens. Je le connaissais déjà un peu, mais je l’ai vraiment découvert sur ce tournage. J’ai un grand respect pour l’acteur mais aussi pour l’homme. On a tous les deux une relation très forte.

Véronique Dubois

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