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Le Pape François : Un monstrueux accident de voiture !

Publié le 14 septembre 2014

 Trois membres de sa famille, deux petits-neveux et leur mère, sont morts. Tandis que leur père lutte pour sa vie.

Un signe du Ciel ? Le doigt de Dieu ? Ou au contraire une simple mais terrible coïncidence ? On en pensera ce qu’on voudra, chacun selon sa croyance. Toujours est-il que, depuis quelques jours, de gros nuages sombres semblent s’accumuler au-dessus de la tête du Pape François.

Mardi dernier, alors qu’il rentrait tout juste d’un épuisant voyage en Corée du Sud, le souverain pontife a dû affronter une nouvelle atroce. À l’autre bout du monde, à Cordoba, ville de son Argentine natale, un monstrueux accident de voiture blessait grièvement son neveu, Horacio Bergoglio, âgé de 38 ans. Celui-ci est le fils de son défunt frère Alberto. Bien pis encore : dans le drame, l’épouse de ce neveu perdait la vie, ainsi que leurs deux enfants, respectivement âgés de 2 ans et 8 mois.

Dans un bref communiqué, le Vatican a demandé à tous ceux qui participaient à la douleur du Saint-Père de s’unir à lui dans la prière. Mais les prières de tous les catholiques du monde seront-elles suffisantes ?

Et si cet atroce coup du destin était l’épreuve de trop pour l’évêque de Rome ? En clair : et si le Pape, trop durement atteint, décidait de renoncer à sa charge, comme Benoît XVI l’a fait avant lui ?
En effet, la veille de cette tragédie, dans l’avion qui le ramenait de Séoul, le Pape François s’était laissé aller à de surprenantes confidences, pour les journalistes qui l’entouraient. À 77 ans, il avait soudain évoqué la perspective de sa propre mort, événement qu’il semblait voir assez proche, même s’il l’évoquait avec humour : « Cela durera peu de temps. Deux ou trois ans. Et puis, à la Maison du Père ! »

Pape François portraitStupeur

C’est alors que la gravité engendrée par cette évocation a fait place à la stupeur, lorsqu’un journaliste lui a posé cette question cruciale, après avoir évoqué la démission de son prédécesseur sur le trône de Pierre : « Si un jour vous ne vous sentiez plus capable d’aller de l’avant, feriez-vous la même chose ? »

Et c’est sans la moindre hésitation que le Pape François lui a répondu : « Oui. Je prierais et je ferais de même. » La fonction qui est la sienne est écrasante, aussi bien physiquement que psychologiquement, ce n’est pas un secret. Elle l’est d’autant plus que le Pape François est un travailleur acharné.

Et désormais, depuis quelques jours, dans son entourage, chacun se demande, sans encore oser le dire à haute voix, si, frappé de plein fouet par les morts de Cordoba, qui le touchent au plus profond de lui-même, le souverain pontife ne va pas précipiter son irréversible décision…

Pierre-Marie Elstir

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