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Les Décaféinés : La machine du succès est lancée

Publié le 31 mai 2018

Cette semaine, France Dimanche est parti à la rencontre du duo d’humoristes « Les Décaféinés », actuellement au Point Virgule pour leur spectacle « Les décaféinés lancent une machine ».

Tous les mardis soir sur la scène du Point Virgule (Paris) se déroule un bien étrange spectacle. Alors que les lumières sont éteintes et que le public fait silence, deux humoristes d’un genre tout à eux débarquent sur les planches pour interpréter leur second spectacle où se mêle chansons humoristiques et sketchs parlés : « Les Décaféinés lancent une machine »

Pendant une heure trente, Rémi Deval,  31 ans, et Clément Parmentier, 36 ans,  se glissent dans les baskets de leurs personnages homonymes, mais pourtant bien différents, pour faire voyager leur public dans la laverie de la rue d’à-côté : « C’est leur habitude de vie : ils se retrouvent dans une laverie, ils lavent leur linge et ils discutent. Un jour pourtant, il y en a un qui pète un plomb et qui dit : « Moi je ne veux plus venir ici », résume Clément. Le personnage de Rémi, le plus naïf des deux, prend peur. « Leur amitié fait qu’ils vont quand même se suivre et se prendre à rêver de monter un duo de comédiens. En imaginant leurs sketchs, ils se rendent compte qu’ils ne rigolent pas du tout de la même chose. Un problème, quand on est ami… », résume-t-il. « Tout en gardant en tête les programmes : prélavage, lavage, séchage ; car on est quand même en train de laver notre linge ! », insiste Rémi.

Rémi Deval et Clément Parmentier

La particularité de leurs personnages ? Ce sont deux jeunes gens bienveillants mais naïfs, qui aiment chanter mais qui dépriment, qui parlent de tout mais surtout de rien ! « C’est le point de départ du duo. Ça nous faisait rire d’être des chanteurs dépressifs car un chanteur déprimé, bah… ça ne donne pas envie d’aller voir son spectacle », explique le jeune acteur de 31 ans.

A l’inverse de leurs personnages, leur idée de devenir comédien n’est pas tombée du ciel. « Je faisais du théâtre depuis petit dans la ville dans laquelle j’habitais. La vie veut pourtant que, parfois, tu ne fasses pas ce que tu voulais au départ… Donc, j’ai suivi des études en marketing pour faire un travail plus classique… Ces quatre années passées dans cette profession m’ont permis de savoir que ce n’était vraiment pas ce que je voulais faire. Du coup, j’ai arrêté, j’ai pris des cours et j’ai intégré une compagnie de théâtre », explique Clément qui a fait ses premiers pas sur scène dans la pièce « Chat en poche » de George Feydeau. Pour Rémi qui a fait des études de cinéma, la trajectoire a été plus directe : « J’ai toujours voulu être dans l’humour. J’ai commencé à Paris en duo avec une fille qui s’appelait Rani Bheemuck qui joue aujourd’hui dans la série « Demain nous appartient », après j’ai fait du one-man-show dans des petites salles parisiennes. Puis, j’ai rencontré Clément… J’ai commencé en duo, je finis en duo ».


C’est en 2012 que ces deux numéros se sont rencontrés lors d’un casting parisien. « J’ai rencontré Clément de la même manière qu’il m’a rencontré », s’amuse à raconter le jeune homme de 31 ans. Comme l’explique Clément, c’est rapidement que leur duo va se former : « On s’est retrouvé dans une pièce de café-théâtre. A un moment donné, il y avait une parodie de chanson de Boys band qui n’était pas très drôle à faire… Du coup, on a réécrit la chanson de cette pièce. C’est à ce moment là que Rémi m’a proposé de faire un duo de chanteurs ringards », avant d’ajouter : « Je suis quand même en admiration devant les gens qui font ça seul, car c’est quand même beaucoup de stress ce métier. Quand on a fait l’émission « On n’demande qu’à en rire », on s’est aperçu qu’être deux, c’est quand même vachement plus pratique. Il y en a toujours un pour rassurer l’autre. »

Quand on leur demande ce qu’ils conservent en souvenir de leur quarante-huit sketchs sur le plateau de Laurent Ruquier, leur réponse est unanime : «  Un ulcère à l’estomac et du stress, mais c’était génial car ça nous a construit ». Toutes les semaines de 2012 à 2014, les deux amis ont enchainé les sketchs tout en raflant des bonnes notes de la part des jurés de l’émission diffusée sur France 2. Mieux encore, cette aventure leur a permis de comprendre « comment ils fonctionnaient à deux », « leur amener une petite notoriété », et leur permet aujourd’hui de « jouer au Point Virgule », une scène réputée pour les comédiens en devenir. En somme, « un putain de tremplin » selon Clément. « Il y avait particulièrement quelque chose qui me faisait rire dans cette émission. Comme c’était une émission d’humour, on voyait dans les coulisses de drôles de scènes. Notamment un gars qui, tout en étant déguisé en poisson, se prenait très au sérieux en révisant son texte. », se remémore-t-il… Aujourd’hui, ils n’ont d’ailleurs pas abandonné la télévision puisqu’ils continuent à faire des sketchs dans l’émission « Code promo » de Stéphane Bern. « Là, tu n’as plus la notion de jugement mais tu as toujours ce sentiment d’adrénaline avant d’y aller », expliquent les deux comiques.

Comme les personnages de leur spectacle, Rémi Deval et Clément Parmentier ont rêvé de monter sur scène. À la différence d’eux pourtant, leurs humours se complètent d’’une délicieuse manière au cours de leurs sketchs. La force de leur duo ? « Si ça marche pas, tu peux toujours accuser l’autre d’avoir été mauvais », résume en plaisantant Rémi.

Retrouvez-les tous les mardis soir à 21h15 sur la scène du Point Virgule à Paris, puis au Festival d’Avignon cet été avant leur grand retour sur la scène parisienne en septembre prochain. 

Julia NEUVILLE

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