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Les Inconnus : Leurs vrais frères, quelle galère !�

Publié le 21 février 2014

La suite du  film culte  fait rire la France entière depuis le 12 février. Mais pour Didier, Pascal et Bernard, la vie avec leurs propres frères n’a pas toujours été drôle.

Ces trois-là ne sont peut-être pas devenus «comme des frères » par hasard ! De leur rencontre, en juin 1984, au Petit théâtre de Bouvard, à la sortie de leur dernier film, Les trois frères, le retour, le 12 février dernier, Les Inconnus ont en effet toujours affiché une complicité digne d’une véritable fratrie.

Les 1 InconnusMême si quelques différends sans gravité ont pu ponctuer leur histoire sur scène, à l’écran comme dans la vie, Didier, Bernard et Pascal ont toujours avancé main dans la main. Et lorsque certains projets professionnels les ont éloignés momentanément, ces comédiens se sont toujours retrouvés. Peut-être parce que, comme ils viennent de le révéler à nos confrères du Parisien, leurs relations respectives avec leurs véritables frères sont assez éloignées de cette belle famille qu’ils forment ensemble.

À commencer par Bernard Campan, qui ne garde pas un souvenir impérissable de ses jeunes années… « J’ai un frère aîné qui a mal vécu ma naissance. Il voulait me tuer. Sans plaisanter ! Il y a quelques années, je suis tombé sur une photo de nous deux, bras dessus bras dessous, en Italie, et j’en ai été très surpris parce que je n’ai pas le souvenir de moments chaleureux avec lui. Notre relation est devenue plus fraternelle à partir du moment où mon père est mort. J’avais 30 ans », confie-t-il.

Quant à Didier Bourdon, c’est peut-être un complexe d’infériorité qu’il nourrit vis-à-vis de son aîné. « J’en ai un qui a deux ans de plus. C’est la grosse tête. Il a fait Normale sup. Je ne l’ai pas beaucoup vu parce qu’il était par monts et par vaux. À ses côtés, j’ai un peu appris la subversion », raconte-t-il.

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L’histoire de Pascal Légitimus est encore plus lourde, chargée d’une émotion dont, encore aujourd’hui, l’homme ne peut se défaire. « J’ai un frère qui a trois ans de moins que moi, se souvient-il. À mes 2 ans, j’ai dû aller dans un sanatorium pour des problèmes d’os. Quand je suis revenu, c’est lui qui était considéré comme l’aîné. Moi, j’étais en décalage. J’ai appris à marcher tard, à parler tard… Je me considérais sans problème comme le second. »

Mais là encore, les choses ne resteront pas figées, un drame aussi terrible qu’inattendu va finalement bouleverser la donne : « À 15 ans, à la mort de ma mère, j’ai eu un sursaut de responsabilité, j’ai tout pris à bras-le-corps. »
Ce n’est donc pas un hasard si Les Inconnus se sentent aussi liés. « Si je devais choisir entre toute ma carrière seul et la période avec les Inconnus, je n’hésiterais pas une seconde. Nous nous amusons tellement ! Ensemble nous sommes trois gamins », confie Pascal Légitimus à Paris Match.

« Et il n’y a jamais eu de fâcheries entre nous, poursuit Didier Bourdon, au contraire, nous avons toujours conservé des liens. Au cours des dix dernières années, j’ai plus vu Pascal et Bernard que mon propre frère. »

Quant à leur retour au cinéma, Bernard Campan le qualifie de « réunion de famille ! »

Florian Anselme

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