France Dimanche > Actualités > Line Renaud : “Je ne laisserais jamais quelqu’un faire du mal à un animal !”

Actualités

Line Renaud : “Je ne laisserais jamais quelqu’un faire du mal à un animal !”

Publié le 9 avril 2015

Suite à la polémique déclenchée par notre article "Le tournage de la honte", la dame de cœur des Français, Line Renaud, nous a reçus chez elle pour une mise au point...

En décembre dernier, dans un article consacré à Line Renaud, intitulé « Le tournage de la honte » (n° 3564), nous écrivions que des animaux avaient été anesthésiés pour les besoins du téléfilm La douce empoisonneuse, diffusé sur Arte.

Line Renaud entre Voyou et Pirate avec Câline au 1er plan © Anthony Quittot
Line Renaud entre Voyou et Pirate avec Câline au premier plan. Photo :  Anthony Quittot

Scandalisés par une telle pratique, certains lecteurs n’avaient alors pas été tendres avec la dame de cœur des Français. Meurtrie par ces courriers, l’interprète du Chien dans la vitrine nous a alors invités dans ses bureaux afin de rétablir la vérité et évoquer son amour des bêtes.

France Dimanche (F.D.) : Vous semblez très affectée, nous sommes confus.

Line Renaud (L.R.) : Je connais France Dimanche et sais bien que vos titres peuvent avoir plusieurs sens. En réalité, j’ai été surtout heurtée par les lettres de vos lecteurs. J’ai en effet reçu quelques messages de personnes outrées par des faits qui me sont reprochés à tort. Je compte leur répondre personnellement. Mais je voudrais aussi que les autres lecteurs de votre magazine sachent le mal que cela m’a fait. Ça m’a vraiment blessée. En soixante-dix ans de carrière, c’est la première fois que ça m’arrive. Ça fait mal. Je peux comprendre que certains aient été surpris, car ça ne me ressemble pas. Hélas, trop de gens ont pris cette histoire au premier degré, alors qu’il faut distinguer la fiction de la réalité. Je suis tout le contraire de mon personnage dans ce téléfilm. En fait, c’est comme si on me reprochait d’avoir tué Daniel Russo dans Suzie Berton [diffusé en 2004 sur France 3, ndlr]. Pourtant, aux dernières nouvelles, il se porte bien [rires].

F.D. : Que répondez-vous à ceux qui disent que les animaux ont dû être traumatisés par les anesthésies subies ?

L.R. : Rien n’a été fait sans l’accord des propriétaires et des vétérinaires. Ces professionnels savent ce qu’ils font. Et puis ce n’étaient que de très courtes anesthésies. Comme celles que mon vétérinaire pratique sur mes chiens quand je les lui amène pour un détartrage. Durant le tournage, je savais donc qu’il n’y avait rien de dangereux, mais je dois avouer que ça m’a quand même fait un drôle d’effet de voir toutes ces bêtes endormies. J’ai d’ailleurs demandé qu’on ne les pique pas devant moi.

F.D. : Quel genre de maîtresse êtes-vous ?

L.R. : Je suis une vraie mère poule avec mes animaux. Et ce depuis toujours. J’ai eu aussi bien des chiens que des chats, des poules, des lapins… Ceux qui ne sont plus de ce monde sont enterrés dans mon parc, sous un arbre, près d’un banc de pierre. Il me reste aujourd’hui trois chiens : Pirate, 8 mois, Voyou, 7 ans, et Câline, 5 ans, qui pourrait avoir le prix Nobel canin de la paix. On ne se sépare quasiment jamais. Ils dorment tous les trois dans mon lit, où nous prenons ensemble le petit déjeuner. Et je leur donne moi-même une friandise, toujours dans le même ordre pour ne pas faire de jaloux. Je peux vous garantir que ce sont les bêtes les plus heureuses du monde. Bref, j’espère que vos lecteurs comprendront maintenant que je ne laisserais jamais quiconque faire le moindre mal à un animal et que cette polémique sera vite oubliée après cette interview…

Philippe Callewaert

Line et les animaux, une longue histoire d'amour

À découvrir