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Line Renaud : Johnny ne la quitte pas !

Publié le 22 janvier 2019

La marraine de scène du rocker a trouvé le moyen de garder le contact avec son filleul.

Il est des êtres que vous avez dans la peau. Ou du moins sur la peau. À tel point que, par-delà la mort, ils continuent de vous accompagner partout, survivent dans votre cœur et votre âme jusqu’à votre dernier souffle. Et si quelqu’un est bien à même de confirmer cette théorie, c’est sans nul doute Line Renaud.

Le fantôme qui la suit partout n’est pas n’importe qui. C’est une immense star vénérée par des millions de fans, tous en deuil depuis le 5 décembre 2017. Mais pour la demoiselle d’Armentières, Johnny restera à jamais le gamin attachant et timide qui avait fait ses grands débuts avec elle et dont la célèbre Ch’ti était devenue la marraine de scène.

Un an après la mort du chanteur, l’artiste demeure sous le choc, comme si être encore de ce monde alors que son petit protégé l’a quittée lui semblait inconcevable, absurde même, ainsi qu’en témoignait son discours bouleversant lors des obsèques de Johnny en l’église de La Madeleine : « Je ne peux pas croire être dans cette situation, avait alors affirmé Line. Tu vois, le destin en a voulu autrement, mais le contraire aurait été plus logique. » Hélas, le destin se moque de la logique comme de la justice : l’actrice et chanteuse, qui a fêté ses 90 ans en juillet dernier, a bien dû s’efforcer de se faire une raison.


Néanmoins, la comédienne, dont vous pourrez admirer le talent ce samedi dans Meurtres à Brides-les-Bains, un téléfilm diffusé sur Franc 3, vient d’avouer dans une interview accordée à notre confrère Télé 7 Jours : « Le foulard que je porte lui appartenait. Il est là, avec moi. » Johnny ne quitte donc jamais Line qui le porte non seulement dans son cœur, mais aussi et surtout autour de son cou, tel un talisman qui la protégerait du chagrin causé par la mort de l’un des hommes de sa vie.

Cette présence presque physique du rocker la console un peu de ne pas pouvoir aller se recueillir sur la tombe de son ami de plus de cinquante ans, enterré loin, trop loin, dans le cimetière de Lorient à Saint-Barth, à des milliers de kilomètres de Paris. Car même pour une nonagénaire aussi dynamique que Line, se lancer dans un tel périple en avion et mettre le cap sur les Caraïbes serait une aventure risquée. Trop pour qu’elle l’entreprenne dans l’immédiat. Mais quand Line veut revoir son Johnny, il lui suffit de fermer les yeux et de prendre entre ses mains l’écharpe qui lui est presque aussi chère que le suaire de Turin aux croyants catholiques. 

Claude LEBLANC

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