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Loana : 1er chapitre - Son enfance assassinée !

Publié le 21 juillet 2017

Pour ses  40 ans , le 30 août prochain, 
la star du “Loft” nous ouvre son cœur et son album photo intime. Des documents exceptionnels que Loana dévoile pour la première fois. Début de notre saga de l’été.

Au printemps 2001, la toute première émission de télé-réalité enflamme le petit écran, et des millions de téléspectateurs se passionnent pour Loft Story. Mais l’engouement aurait-il été le même sans la présence explosive et sensuelle de Loana ?

Perchée sur ses sandales compensées, la bimbo affiche une moue désarmante de naïveté, et sa poitrine grand format crève l’écran. Cette Marilyn de la télé-réalité va, bien malgré elle, émouvoir petits et grands, jeunes et moins jeunes…

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avec ses parentsLe 5 juillet 2001, elle sort gagnante du programme de M6 et remonte l’avenue de la Grande-Armée, à Paris, au milieu d’une marée humaine qui hurle à n’en plus pouvoir : « Loana, on t’aime ! » Celle qui a été enfermée dans le Loft 24 heures sur 24 pendant soixante-dix jours, sans aucun contact avec l’extérieur, reçoit ces marques d’amour et de reconnaissance en plein cœur.

Une belle revanche sur la vie, pense alors la jeune femme de 23 ans, sur cette enfance durant laquelle elle a si cruellement manqué de tendresse.

400 coups

Seize ans se sont écoulés depuis ce tsunami médiatique qui a fait d’elle la première icône de la télé-réalité et l’idole de toute une génération. Au cours des années qui ont suivi cette soudaine notoriété, l’ex-lofteuse a vécu de grands bonheurs, mais aussi de terribles drames, qui l’ont amenée, plusieurs fois, à vouloir en finir avec l’existence…

Mais aujourd’hui, Loana va mieux. Beaucoup mieux même ! Heureuse, enfin, elle souhaite que 2017, année de ses 40 ans, qu’elle fêtera le 30 août prochain, soit celle de la résurrection. À l’aube de ce bel anniversaire, c’est à Nice, sa ville natale, que nous l’avons rencontrée. Et en exclusivité pour France Dimanche, elle nous a ouvert sa malle aux souvenirs, mais aussi son cœur.

Avec le franc-parler et la sincérité qu’on lui connaît, elle nous a parlé du meilleur comme du pire, en commençant son récit avec cette adorable petite fille que l’on voit, pour la première fois, sur ces photos touchantes, débordante d’innocence. Une vie à mille lieues de l’incroyable destin qui lui a été réservé…

->Voir aussi - Loana : Prête pour une nouvelle vie

Loana, dont le prénom polynésien signifie « fleur de soleil », vient donc au monde en cette fin d’été de l’année 1977. Les yeux pétillants et le large sourire que dévoilent la plupart des clichés de cette époque sont le reflet du bonheur. Elle nous a d’ailleurs confié : « J’ai eu une enfance normale, heureuse, auprès de mes parents. »

Avec une maman caissière et un papa pompiste, Loana grandit dans un milieu modeste, mais ne manque de rien. Comme toutes les petites filles de son âge, elle adore faire les 400 coups « avec ma cousine, Évy Petrucciani, qui a cinq ans de plus que moi et que je considère comme ma grande sœur », nous a-t-elle raconté.

À l’évocation de ses jeunes années, d’autres souvenirs heureux affleurent à sa mémoire : « J’étais si fière de porter ce costume de Pierrot confectionné par maman à l’occasion du carnaval de mon école, à Golfe-Juan, où, en février 1981, je suis en 2e année de maternelle. »

Mais le bonheur de Loana va vite s’assombrir. Elle a alors 10 ans : « Tout allait bien jusqu’à ce que mon père perde son travail et se retrouve au chômage. Le manque d’argent et surtout le fait qu’il soit macho font qu’il ne supporte pas de ne plus être celui qui ramène les sous à la maison. Tombé dans l’alcool, il est alors devenu extrêmement violent. Avec maman d’abord. Je me souviens de plusieurs épisodes traumatisants, à l’image de ce jour où elle est venue me chercher à la sortie de l’école avec le nez cassé, la mâchoire fracturée et un traumatisme crânien. Elle pissait le sang, c’était atroce ! »

Au comble de la souffrance, Violette, sa mère, décide un beau jour de quitter le foyer. « J’avais 11 ans, et, à partir de là, il a reporté toute sa haine et sa violence sur moi. Il me collait des baffes et me faisait répéter : “Plus tard, je serai une pute comme ma mère !” Lui aussi a été un enfant battu, mais s’il a voulu m’endurcir en agissant ainsi, c’est raté, il n’a fait que m’affaiblir et me faire perdre confiance en moi. »

Fou de rage

Quand vient l’adolescence, incapable d’en supporter davantage, Loana laisse exploser sa colère : « À 16 ans, n’en pouvant plus, un soir, je me suis rebiffée contre lui et je l’ai frappé. Fou de rage, il est allé fumer une cigarette sur le balcon, et à l’œil noir qu’il me jetait, je savais qu’à son retour, c’était fini pour moi, j’étais morte. J’ai donc attendu qu’il tourne le regard quelques secondes et me suis enfuie. En plein mois de décembre, en chemise de nuit. J’ai alors enfourché mon scooter et parcouru à toute vitesse Grasse-Antibes pour aller me réfugier chez ma mère. »

Depuis cette nuit terrible, la jeune ado n’a plus jamais revu son père. Elle a retrouvé une maman qui, ne parvenant pas à surmonter un trop-plein de douleur, a sombré dans une profonde dépression.

Pour payer le loyer et se nourrir, Loana, qui a quitté l’école en seconde, est engagée comme go-go dancer dans les boîtes de nuit de la Côte d’Azur. « Je regrette d’avoir abandonné les études. C’est dommage, reconnaît-elle, car j’étais plutôt douée. Moi qui adore les animaux, j’aurais voulu être vétérinaire ou bien travailler dans un zoo… »

Un jour de l’an 2000, sa mère voit passer à la télé un bandeau publicitaire : « Vous avez entre 18 et 45 ans, vous êtes célibataire, vous cherchez le grand amour, appelez ce numéro. » Ce qu’elle s’empresse de faire. Sans le savoir, elle vient de saisir la baguette magique qui va bouleverser la vie de sa fille Loana à tout jamais…

La semaine prochaine, 2e chapitre : la gloire

Caroline Berger

Photos : Collection personnelle

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