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Loana : 2e chapitre, la gloire

Publié le 6 août 2017

Ce que Loana Petruciani n’avait 
jamais dit sur le “Loft” ! Dans ce deuxième volet de notre saga, la star, qui soufflera ses 40 bougies le 30 août, nous dévoile en  exclusivité  les trahisons et les coups bas qu’elle a endurés. Le revers de la gloire.

Après nous avoir raconté son enfance, ballottée entre petits bonheurs et grands malheurs, la jeune femme poursuit le récit de son existence chaotique, jusqu’à ce jour où Violette, sa maman, voit passer une petite annonce à la télé qui promet le grand amour à celui ou celle qui y répondra. Elle songe alors à un don du ciel pour sa fille. Une chance à côté de laquelle Loana a pourtant failli passer…

« Après avoir appelé, ils m’ont envoyé un long questionnaire à remplir avec test de personnalité, de QI, etc. Il y en avait des pages et des pages. Et comme je l’ai renvoyé avec trois jours de retard, je me disais que c’était foutu. » Eh non ! Car il faut croire que rien, pas même son propre inconscient, n’allait l’empêcher de participer à cette première expérience de télé-réalité.

->Voir aussi - Loana : 1er chapitre - Son enfance assassinée !

« J’ai ensuite raté mon rendez-vous à Nice pour la suite des éliminatoires. Puis, alors qu’on n’était plus que 50 candidats, je leur ai dit que je ne pouvais pas venir au rendez-vous suivant, à Paris, prétextant que j’étais malade, alors qu’en fait je n’avais pas les sous pour me payer le trajet. Je ne savais pas qu’ils remboursaient les frais. Maman a du coup demandé une avance sur son salaire, et j’ai fini par passer avec le groupe de Lyon. Bref, c’est vraiment un miracle que je sois entrée dans le Loft ! »

À ce moment-là, Loana ne connaît toujours pas le concept du jeu. « J’imaginais une sorte de Tournez manège ! revisité pour rencontrer l’amour. On m’a juste dit qu’on serait enfermés et filmés 24 heures sur 24, et on m’a demandé si je pouvais être libre entre deux et dix semaines. J’ai accepté. Il y avait 11 candidats retenus, et autant de remplaçants, dont j’imaginais faire partie avec tout ce qui m’était arrivé ! Mais quelques jours plus tard, la prod est descendue me voir à Juan-les-Pins et m’a envoyée au bout d’un ponton. Là, j’ai découvert une pancarte sur laquelle était inscrit : “Tu rentres dans le Loft !” »

->Voir aussi - Loana : Elle dit tout de sa descente aux enfers !

Avant le début du jeu, un chaperon veille sur chaque candidat, mais ne doit rien dévoiler de la suite des événements : « Le mien m’a juste confié : “Tu sais, Loana, ta vie va changer.” Je ne comprenais pas, je me disais que ceux qui passent à Questions pour un champion ne changent 
pas de vie pour autant. »

Crève-cœur

Ainsi le 26 avril 2001, vêtue d’une brassière affriolante cachant à peine sa pulpeuse poitrine, la Cannoise de 23 ans fait une entrée remarquée dans le Loft aux côtés de Steevy, Laure, Aziz, Julie et les autres, sous l’œil des caméras et de la France entière. Des jeunes gens loin d’imaginer qu’ils vont, bien malgré eux, être les acteurs d’un véritable phénomène.

Loana Petruciani avec notre reporter Caroline Berger
Loana Petruciani avec notre reporter Caroline Berger

« Je ne peux pas vraiment parler de la folie du Loft, car de l’intérieur, nous ne l’avons pas vécue ! » Loin de l’euphorie que ses ébats avec Jean-Édouard dans la piscine provoquent, Loana vit comme un crève-cœur la manière dont il la rejette dès le lendemain.

« Raide dingue de lui, je ne m’y attendais pas du tout. Persuadée qu’il était le grand amour promis, j’y suis allée les yeux fermés. Mais le voir ensuite tous les jours a été très dur.  J’ai espéré pendant six semaines qu’il me porte un peu d’intérêt, mais il était de plus en plus odieux. Aujourd’hui, il ne veut d’ailleurs toujours pas me croiser, c’est quand même fou au bout de seize ans ! Mise à l’écart dans le Loft, je me sentais très seule. Les filles me considéraient comme une rivale et critiquaient ma façon de m’habiller ; les garçons me voyaient comme un bout de viande. J’en ai énormément souffert, mais c’est sûrement ma détresse qui a tant touché les gens. »

Pendant que la belle broie du noir à l’intérieur de sa prison dorée, à l’extérieur l’orage gronde. Les médias viennent de dévoiler que la bimbo de la piscine a un enfant caché ! « Un jour, la prod m’a convoquée dans le confessionnal avec un psy pour m’annoncer que des membres de ma famille avaient balancé l’info. Ils m’ont demandé si je souhaitais quitter le jeu, mais j’avais tellement peur d’affronter le monde extérieur que j’ai préféré rester. Je craignais les questions de mes proches, sans imaginer une seconde que je faisais la une de tous les journaux et que ma mère avait dû arrêter son travail pour échapper aux médias. Si j’avais su tout ça, je serais partie tout de suite. »

Loana l’ignore encore, mais son histoire de bébé abandonné est paradoxalement en train de construire sa gloire : « Ce sont mes tantes qui ont informé la presse, confirme-t‑elle, elles m’ont toujours détestée. Quand je dansais en boîte de nuit, elles venaient pour m’insulter et me cracher dessus. Mais je ne pensais pas qu’elles iraient jusque-là. Jalouses, elles l’ont fait pour l’argent et pour que je me fasse virer du jeu. Quant à mon grand-père, je l’ai vu pleurer à chaudes larmes sur la “chair de sa chair”, alors que le jour où il a su que j’étais enceinte, il m’a foutue dehors ! »

L’histoire de Loana, sa fragilité, son innocence émeuvent les téléspectateurs, mais elle n’en aura conscience qu’à la fin de cette folle aventure.« Persuadés de gagner, Laure et Jean-Édouard étaient dans les starting-blocks ! Moi, la veille, je disais à Christophe qu’en sortant, j’irais me balader sur les Champs-Élysées et à la tour Eiffel, car je ne les avais jamais vus. Le soir de ma victoire, quelle joie, mais aussi quel choc d’entendre tous ces gens hurler mon nom, et ces “je t’aime” ! Je ne comprenais rien.

Après avoir retrouvé mes proches et les ex-lofteurs pour fêter ça, avec maman nous sommes rentrées à l’hôtel. Je lui ai réclamé les quelques petits articles que j’imaginais peut-être parus sur moi, dans les pages télé de Nice-Matin. Quelle surprise lorsqu’elle m’a sorti trois énormes classeurs pleins ! J’ai passé toute la nuit à lire de belles choses, mais aussi de terribles. Quelle violence ! De nos jours, ceux qui participent à ce genre de jeux savent qu’on va fouiller leur passé, mais moi je n’y étais pas du tout préparée. »

Criminelle

Adulée, réclamée de toute part, Loana va connaître le succès et la gloire. Disque, parfum, ligne de vêtements, émissions de télé, autobiographie, défilé pour les plus grands couturiers, voyages aux quatre coins du monde… La belle nage en plein bonheur, mais n’en oublie pas pour autant Mindy, sa fille, qu’elle s’est vue contrainte de placer quelques années plus tôt.

Avec le confort matériel que lui procure sa nouvelle célébrité, elle pense pouvoir enfin la récupérer : « Quand j’étais danseuse en discothèque, c’était impossible, et je l’ai compris. Lorsque j’ai gagné le jeu, la juge, qui ne m’appréciait pas, a dit que ma notoriété allait nuire à l’équilibre de l’enfant. Et comme son père s’est manifesté à ce moment-là, qu’il avait une vie plus stable, on la lui a confiée. Je dois tout de même reconnaître qu’il a été merveilleux avec elle. Moi, j’étais considérée comme une criminelle !

Pour la voir, je devais faire des démarches insensées : envoyer une lettre de motivation à la juge des affaires familiales, qui s’adressait ensuite à un psy et à l’assistante sociale, laquelle demandait alors au père s’il était d’accord… Bref, l’horreur ! Si encore j’avais été nuisible ou malveillante, mais non, j’étais juste une maman qui voulait voir sa fille. »

Cette rencontre tant attendue n’arrivera hélas jamais. Malgré le merveilleux conte de fées que vit alors Loana, cette absence l’obsède, et la blessure demeure béante…

La semaine prochaine, 3e chapitre : la chute

Caroline Berger

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